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Jérusalem ; Purification ethnique
publié le mercredi 6 mai 2009 al Ahram La critique est venue cette fois-ci, non pas du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, taxé d’antisémite par Israël et les pays occidentaux, mais d’une lauréate du prix Nobel de la paix en 1976 : Mairead Maguire.
La militante pacifiste et féministe nord-irlandaise a clairement accusé la semaine dernière les autorités israéliennes de pratiquer une politique de « purification ethnique » à Jérusalem-Est, où la municipalité prévoit la démolition de dizaines de maisons arabes. « Les politiques du gouvernement israélien vont contre les lois internationales, contre les droits de l’homme et contre la dignité du peuple palestinien », a-t-elle souligné lors d’une conférence de presse du Comité de défense des habitants d’Al-Boustan. Ce lotissement, situé dans le quartier de Silwan de Jérusalem-Est, dans la partie de la ville annexée en 1967 par Israël, est visé par un ordre de démolition de 88 maisons émis par la municipalité israélienne de la ville. Les ordres de démolition ont été émis en 2003. Mi-février 2009, le nouveau maire de la ville, Nir Barkat, avait rappelé à leurs habitants qu’il avait l’intention de les appliquer. Selon l’organisation israélienne B’Tselem pour la défense des droits de l’Homme, depuis 2004, les autorités israéliennes ont démoli plus de 400 maisons à Jérusalem-Est. Pour les Palestiniens, le but de ces démolitions est de les chasser de Jérusalem-Est, qu’ils considèrent comme la capitale de leur futur Etat. Leur destruction, au motif qu’elles ont été construites ou agrandies sans permis israélien, jetterait à la rue quelque 1 500 personnes, selon le Comité de défense, soit l’expulsion la plus importante depuis que le secteur oriental de la ville sainte a été occupé par Israël en 1967. Les habitants d’Al-Boustan conviennent qu’ils ont construit ou agrandi des maisons sans permis, mais ils font valoir qu’il leur est pratiquement impossible d’en obtenir. Silwan, où vivent plus de 10 000 Palestiniens, est le site présumé de l’antique « cité de David ». Soixante familles juives y vivent actuellement. Considérée comme illégale par la communauté internationale, la politique israélienne de démolition de maisons palestiniennes dans la partie orientale de la ville sainte est critiquée tant par l’Europe que par les Etats-Unis, principaux alliés d’Israël. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, avait critiqué le 4 mars la décision de la municipalité de Jérusalem d’appliquer les ordres de démolition. Mais rien n’y fait. L’Etat juif poursuit imperturbablement ses plans destructeurs, au moment où le processus de paix au Proche-Orient semble encore plus mal en point depuis l’investiture, le 31 mars, du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. |
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