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Israël ; Un siège d’avance pour Kadima. Livni et Netanyahou revendiquent la victoire
publié le mercredi 11 février 2009

Ignace Jeannerat ; Patrick Anidjar
 
Le parti de la ministre des Affaires étrangères devance le Likoud de Netanyahu. Mais ce dernier, fort du succès à droite, semble avoir les clés du nouveau gouvernement.

Au coude à coude. Et chacun crie victoire. Le Kadima de Tzipi Livni devançait mercredi matin d’un siège le Likoud de Benjamin Netanyahu après les législatives israéliennes. Mais le parti de droite dispose toutefois d’un nombre d’alliés potentiels plus nombreux pour former le prochain gouvernement.

Selon les résultats quasi finaux, le Kadima (centre-droit) a obtenu 28 sièges (contre 29 dans le parlement sortant), le Likoud (droite) 27 (contre 12), la formation d’extrême-droite Israël Beiteinou 15 (11), le parti travailliste (gauche) 13 (19) - le score le plus bas de ce parti fondateur d’Israel - , le parti ultra- orthodoxe Shass 11 (12).

Ce décompte ne comprend pas le vote de quelque 175 000 soldats dont le dépouillement ne devrait s’achever que jeudi. Selon les commentateurs, ces votes, qui représentent entre cinq et six mandats, ne devraient affecter que marginalement les résultats du scrutin.

Ainsi donc, malgré un score plus élevé pour le parti de Tzipi Livni, avec le soutien de l’extrême-droite et des formations religieuses, c’est M. Netanyahu qui apparaît en meilleure position pour former une coalition gouvernementale, sur la base d’une majorité de 65 députés sur 120. Mme Livni ne disposerait que du soutien théorique de 55 députés. Car ce total comprend les 11 élus des partis arabes avec lesquels Mme Livni se refuse à nouer une alliance pour former une coalition.

Avec ce score très serré entre le Likoud et le Kadima, Israël Beiteinou d’Avigdor Lieberman se retrouve dans une position de « faiseur de roi » puisque, sans son appui, aucune coalition n’est concevable. Il a exigé du futur gouvernement qu’il « mette à bas le Hamas », qui contrôle la bande de Gaza, et qu’il rejette toute négociation et toute trêve avec ce mouvement islamiste palestinien.

Ce discours a été interprété par des analystes comme un appui à M. Netanyahu, bien qu’Avigdor Lieberman ait déclaré qu’il « ne prendrait aucune décision » à ce stade [1].

Selon la commission centrale, le taux de participation a atteint 65,2 % des inscrits, soit un taux supérieur de 1,7 point à celui de 2006, et ce malgré le mauvais temps. [2]


Sur Courrier international : Législatives israéliennes : Livni et Netanyahu crient victoire

Le Kadima de Tzipi Livni devançait mercredi d’un siège le Likoud de Benjamin Netanyahu qui dispose toutefois d’un nombre d’alliés potentiels plus nombreux pour former le prochain gouvernement.

Selon les résultats finaux, le Kadima (centre-droit) a obtenu 28 sièges (contre 29 dans le parlement sortant), le Likoud (droite) 27 (contre 12), la formation d’extrême-droite Israël Beiteinou 15 (11), le parti travailliste (gauche) 13 (19), le parti ultra-orthodoxe Shass 11 (12).

Ce décompte ne comprend pas le vote de quelque 175.000 soldats dont le dépouillement ne devrait s’achever que jeudi. Selon les commentateurs, ces votes, qui représentent entre cinq et six mandats, ne devraient affecter que marginalement les résultats du scrutin.

Avec le soutien de l’extrême-droite et des formations religieuses, M. Netanyahu apparaît en meilleure position pour former une coalition gouvernementale, sur la base d’une majorité de 65 députés sur 120. Mme Livni ne dispose que du soutien théorique de 55 députés.

Ce total comprend en effet les 11 élus des partis arabes avec lesquels Mme Livni se refuse à nouer une alliance pour former une coalition.

Les deux candidats au pouvoir ont crié victoire mardi soir. M. Netanyahu s’est d’ores et déjà dit "convaincu d’être le prochain Premier ministre".

"Le peuple s’est exprimé clairement, le camp national, dirigé par le Likoud, enregistre une nette avance", a-t-il déclaré devant ses partisans enthousiastes.

"Le peuple a choisi Kadima", a pour sa part proclamé Mme Livni. "Il faut désormais respecter le choix des électeurs, respecter la décision des urnes, et rejoindre un gouvernement d’union nationale sous notre direction", a-t-elle ajouté, à l’adresse notamment du Likoud de M. Netanyahu.

Avec ce score très serré entre le Likoud et le Kadima, Israël Beiteinou d’Avigdor Lieberman se retrouve dans une position de "faiseur de roi" puisque, sans son appui, aucune coalition n’est concevable.

"Nous avons toujours voulu un gouvernement national, un gouvernement de droite et j’espère que nous y parviendrons", s’est félicité M. Lieberman.

Il a exigé du futur gouvernement qu’il "mette à bas le Hamas", qui contrôle la bande de Gaza, et qu’il rejette toute négociation et toute trêve avec ce mouvement islamiste palestinien.

Ce discours a été interprété par des analystes comme un appui à M. Netanyahu, bien que M. Lieberman ait déclaré qu’il "ne prendrait aucune décision" à ce stade.

De leur côté, les travaillistes d’Ehud Barak, le ministre de la Défense sortant, chutent à 13 mandats, le score le plus bas de l’histoire de cette formation fondatrice de l’Etat d’Israël.

Selon la commission centrale, le taux de participation a atteint 65,2% des inscrits, soit un taux supérieur de 1,7 point à celui de 2006, et ce malgré le mauvais temps.

Le président Shimon Peres doit commencer la semaine prochaine ses consultations avec tous les partis représentés au parlement. Il doit ensuite désigner le député qui a le plus de chance de constituer une majorité.

Ce parlementaire dispose ensuite d’une période de 28 jours, qui peut être prolongée de 14 jours supplémentaires, pour mener à bien cette mission.

Côté palestinien, le négociateur Saëb Erakat, un proche du président Mahmoud Abbas, a dit craindre une "paralysie" du processus de paix, alors que le Hamas a estimé que les Israéliens avaient voté pour les dirigeants "les plus belliqueux".

Ce scrutin clôture une campagne sans passion placée sous l’impact de l’offensive dévastatrice et meurtrière d’Israël contre le Hamas à Gaza (27 décembre-18 janvier).

Une apathie qui contraste avec l’ampleur des défis du prochain gouvernement : risque d’une nouvelle confrontation avec le Hamas, relance des pourparlers de paix avec l’Autorité palestinienne, dossiers syrien et libanais et menace d’un Iran nucléaire.

Le tout dans un contexte international difficile avec une nouvelle administration américaine du président Barack Obama moins encline que la précédente à un soutien inconditionnel à Israël.  [3]

[1] voir l’AFP sur Courrier international

Le leader d’extrème droite Lieberman "pour un gouvernement de droite" en Israël

Le leader du parti d’extrême droite Israël Beiteinou, Avigdor Lieberman, s’est prononcé pour la formation "d’un gouvernement de droite", après l’annonce des premiers résultats des élections législatives mardi.

"Nous voulons un gouvernement national, un gouvernement de droite", a déclaré M. Lieberman dont le parti est devenu la troisième force politique israélienne, avec une quinzaine de sièges, derrière le Kadima de Tzipi Livni (centre-droit) et le Likoud de Benjamin Netanyahu (droite).

"Nous sommes désormais la clef de voûte de la formation d’un gouvernement", s’est félicité M. Lieberman.

Il a exigé du futur gouvernement israélien qu’il "mette à bas le Hamas", qui contrôle la bande de Gaza, et qu’il rejette toute négociation et toute trêve avec le mouvement islamiste.

Il a souligné qu’un tel gouvernement devrait rompre avec la politique passée en proclamant "qu’il n’y aurait pas de continuité", dans une allusion aux accords conclus avec les Palestiniens.

Ce discours a été interprété par des analystes comme un appui au chef du Likoud, la principale formation de droite de Benjamin Netanyahu, bien que M. Lieberman ait déclaré que son parti ne prendrait "aucune décision" à ce stade.

Le parti Kadima de Tzipi Livni a provoqué la surprise mardi, à l’issue des législatives en Israël, en devançant légèrement le Likoud de Benjamin Netanyahu, qui garde néanmoins de fortes chances de former un gouvernement.

Selon les sondages sorties des urnes, le Kadima au pouvoir obtient 30 sièges, contre 28 pour le Likoud.

Avec l’appui de l’extrême droite et des partis religieux, le Likoud disposerait d’une majorité absolue au Parlement. http://www.courrierinternational.com/AFP/depeche.asp ?NewsItem_value=newsmlmmd.47c85e7ae83e8 4541c534a45b3bb7af3.811.xml

[2] publié par le temps

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9483525e-f80a-11dd-92d8-fec09178b248/Un_si%C3%A8ge_davance_pour_Kadima_et_Tzipi_Livni

[3] Par Patrick Anidjar 11/02/2009 - http://www.courrierinternational.com/AFP/depeche.asp ?NewsItem_value=newsmlmmd. de709df038f53891ce7a22254e8e83ae.21.xml

Synthèse : CL, Afps
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