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Nouvelles de Palestine n°14 - Après le massacre…
publié le jeudi 29 janvier 2009 Afps 49 Les médias ont tourné la page de Gaza. Gaza martyrisée. Reste une population assiégée qui pleure ses morts dans les décombres et un paysage dévasté. Reste un peuple qui veut vivre. Libre, sur sa terre.
DES RESPONSABILITES ISRAELIENNES ECRASANTES La fable de la légitime défense, complaisamment relayée dans les médias, n’a pas tenu devant le simple énoncé des faits. C’est un raid israélien qui, le 4 novembre, a balayé la trêve qui durait tant bien que mal depuis près de 6 mois. La légende de la « guerre » faite au Hamas a dû elle aussi laisser place au réel : une guerre pour terroriser la population, pas pour en finir avec un adversaire qu’elle n’a pu que renforcer. PITOYABLES CALCULS Ce qui se cachait derrière cette « guerre », c’était pour l’Etat-major la volonté de laver l’affront du Liban. Il l’a fait en montrant qu’il pouvait massacrer des centaines de civils sans états d’âme, prétendant retrouver en cela sa capacité de dissuasion. Pure illusion. Pour le gouvernement, il fallait remonter dans les sondages avant les élections. Là non plus rien d’assuré : c’est le Likoud qui est en tête, annonçant déjà une nouvelle boucherie et promettant de « finir le travail ». Ce qui ne serait possible qu’en faisant disparaître les Palestiniens. Sans baguette magique. En attendant ils se sont rendus coupables de crimes de guerre. Ils devront en répondre. LA FAIBLESSE PALESTINIENNE Pas de mystère, elle tient aux divisions dramatiques entre factions, à la coupure politique et géographique entre Gaza et Cisjordanie. Le paysage après le massacre a changé : pour la population, le Hamas a relevé le flambeau de la Résistance et Mahmoud Abbas perdu un peu plus de son autorité. Mais ni le Hamas ni Abbas n’ont de perspective sans retrouver la voie de l’unité nationale. Cette unité l’immense majorité des Palestiniens la réclament, rageant de leur impuissance à l’imposer : sans elle, clairement, Israël continuera à dicter les faits sur le terrain. LA COMPLICITE FRANCAISE Jamais elle n’avait été si criante. Kouchner avait préparé le terrain en faisant le forcing pour imposer début décembre, dans une quasi clandestinité, le rehaussement des relations Israël-UE, contre l’avis du Parlement européen. Sarkozy a fait sienne la thèse israélienne sur les responsabilités du conflit et assuré dans un incroyable discours le 18 janvier à Jérusalem : « J’espère que vous avez compris que nous n’avons aucune leçon à donner à Israël ». Et comme geste fort a envoyé une frégate française participer en attendant mieux au blocus de Gaza ! REVOLTE ET MOBILISATION CITOYENNES Certains pourraient être tentés de baisser les bras. Nous nous y refusons. Tout au long des 22 jours de cette boucherie, nous avons dit notre indignation, organisé la protestation et fait savoir que la grande majorité de l’opinion n’était pas dupe et qu’elle ne se retrouvait pas dans la complaisance et la complicité si ostentatoire dans certains médias et au sommet de l’Etat. Aujourd’hui il nous faut aller plus loin. Après les manifestations, il faut continuer d’interpeller le gouvernement, mais aussi toutes les forces politiques sur leur position pour sortir du conflit. EXIGER DES SANCTIONS CONTRE ISRAEL S’y refuser, c’est renoncer à tout réel moyen de pression, c’est accepter qu’Israël se comporte en Etat voyou. Ce n’est pas lui offrir une issue, mais l’enfermer dans une logique suicidaire. C’est nous mettre nous-mêmes en danger alors que la politique israélienne est le premier facteur de déstabilisation du Proche et Moyen-Orient et une menace pour la Paix. NOUS EXIGEONS
Janvier 2009
Tract
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