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Israël fait la guerre aux enfants
publié le mercredi 7 janvier 2009 Nadjia Bouaricha Son armée a tué plus de 660 Palestiniens en 11 jours dont plus de 215 petits innocents et fait plus de 3000 blessés
Ghaza était hier [mardi 6 décembre] à son onzième jour de martyre. Sous le regard complaisant de la communauté internationale, les Ghazaouis tombent chaque jour par dizaines. L’ignominie et la sauvagerie de l’armée israélienne n’ont plus d’égales. Israël, qui ose dire se défendre contre le Hamas, bombarde des écoles, des hôpitaux, des demeures et des centres commerciaux, tuant vieux, femmes et enfants. Obéissant à un objectif d’extermination d’un peuple, le terrorisme israélien avance dans la zone urbaine de Ghaza en prenant pour cible tous les Palestiniens sans distinction d’âge.
Tout en protestant vigoureusement contre cette attaque, le chef de l’agence de l’ONU à Ghaza affirme qu’il ne reste plus de refuges pour fuir la violence. « Tout le monde est terrorisé et traumatisé », souligne John Ging. Douze personnes d’une même famille, composée de sept enfants âgés entre 1 et 12 ans, de trois femmes et de deux hommes, ont aussi été mortellement atteintes par le bombardement israélien qui a visé leur maison. La famille Daya a été décimée au nom d’une sale guerre qui n’a de raison que la terreur et les visées génocidaires de l’occupant israélien. Neuf autres personnes ont été dégagées des décombres suite au raid israélien. Plusieurs maisons du quartier Zeitouna ont aussi été atteintes par les missiles, ce qui alourdit le bilan des victimes palestiniennes. Ce bilan, toujours provisoire depuis le début de l’agression israélienne, le 27 décembre dernier, a atteint hier 635 morts et 2900 blessés, dont plus de 215 enfants tués. Israël, qui n’hésite pas à tirer sur des ambulances, a bombardé et détruit trois cliniques mobiles de l’organisation caritative Folkekirkens Noesdhjaelp à Ghaza. « Ces cliniques ne sont plus utilisables suite à cette attaque, alors qu’elles portaient clairement le sigle Mobile Clinic », a indiqué Henrik Stubkjaer, secrétaire général de DanChurch Aid, qualifiant l’attaque de violation de la Convention de Genève. Des tirs d’obus ont ciblé le centre pédiatrique Al Doha dans le quartier Touffah, ainsi que des ambulances à Jabaliya. Les combats se poursuivent dans les zones urbaines L’offensive terrestre israélienne continue de provoquer des combats dans les zones urbaines de Ghaza. Israël reste sourd aux appels à un cessez-le-feu [1] et cache mal son objectif de réoccuper la bande de Ghaza en fauchant le maximum de vies palestiniennes. Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, affirme que l’occupation israélienne a coupé en deux la bande de Ghaza et encerclé toute la ville. La machine de guerre israélienne a trouvé une riposte dans la nuit de lundi à mardi dans les quartiers de Zeitoun, Choujaïya et Touffah à l’extrémité de Ghaza-ville. Les combats se sont poursuivis dans la matinée de mardi dans les zones de Jabaliya et Beit Lahya, dans le nord de Ghaza, ainsi qu’à Boureij et Deir El Balah, dans le centre, et à Khan Younès dans le sud. Six militaires israéliens, dont un officier, ont trouvé la mort et vingt-quatre autres ont été blessés. La résistance palestinienne n’a pas été sans réaction. Depuis le début de l’agression terrestre, l’armée israélienne compte un bon nombre de tués et de blessés. La résistance palestinienne affirme avoir infligé des pertes à l’armée israélienne, tuant dix de ses soldats et en blessant une trentaine d’autres, lors d’affrontements à Ghaza. Cette même résistance a annoncé l’envoi de six roquettes sur une colonie juive de Gedera dans les Territoires occupés. Mais Ghaza, qui est le théâtre d’une mort programmée par Israël, est aussi victime d’une réelle crise humanitaire. A la fois pauvre et surpeuplé, le territoire de Ghaza est privé de toute aide extérieure. Les Ghazaouis manquent de denrées alimentaires, de carburant, d’eau et d’électricité. Ceci alors que l’agression israélienne risque de ne pas connaître une fin proche. C’est en tout cas ce qui ressort des déclarations d’Ehud Olmert, Premier ministre israélien, qui a rejeté hier toute trêve sans une assurance de l’arrêt total des tirs de roquettes. Fort du soutien des puissants de ce monde et pour se prémunir contre l’ouverture d’un nouveau front, notamment avec le Hezbollah, Israël a envoyé hier six avions militaires survoler plusieurs régions du pays, violant l’espace aérien libanais. les violations du droit international Israël marque avec ces survols du Liban une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU ayant mis fin au conflit qui a duré 34 jours entre le Hezbollah et Israël en 2006. Consciente des exactions commises sur le terrain de la guerre, l’armée israélienne empêche les journalistes d’accéder à la bande de Ghaza, en voulant cacher à la face du monde les pires ignominies dont elle est capable. Ceci alors que Shimon Peres, président israélien, affirme qu’« Israël ne s’inquiète pas de son image ». Le mot est lâché, Israël ne reculera devant rien pour accomplir son projet génocidaire. [1] selon le NouvelObs et dépêches ce 7 décembre au matin Israël accepte d’ouvrir des "couloirs humanitaires" Israël a accepté mardi 6 janvier au soir d’ouvrir un "corridor humanitaire" à destination des quelque 1,5 million de Palestiniens de la bande de Gaza, annoncent les services du Premier ministre israélien Ehud Olmert dans un communiqué. Cette mesure a été préconisée par les chefs militaires israéliens trois jours après le début, samedi soir, de l’intervention terrestre et alors que Tsahal a réussi à couper le territoire palestinien en deux et à encercler les principales villes de la bande. Ce corridor pourrait être ouvert dès mercredi et il servirait à "l’acheminent de personnes, d’aide alimentaire et de médicaments", a précisé Mark Regev, porte-parole d’Olmert. Crise humanitaire "totale" L’offensive israélienne a coûté la vie à au moins 660 Palestiniens et fait plus de 2.950 blessés depuis son lancement le 27 décembre, selon les services d’urgence palestiniens. Les agences onusiennes et les organisations humanitaires ont dénoncé une crise humanitaire "totale" dans la bande de Gaza, un territoire pauvre et surpeuplé où la population est prise au piège alors que l’aide d’urgence est entravée par les combats et les hôpitaux débordés. L’offensive a provoqué de graves pénuries de denrées alimentaires, de carburant, d’eau courante et des coupures d’électricité. Publié par el-Watan http://www.elwatan.com/Son-armee-a-tue-635-palestiniens intro modifiée par CL, Afps |
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