Yasser Arafat, L’incarnation d’un rêve palestinien

Mouna Naïm, mercredi 11 novembre 2009

Les vies de Yasser Arafat…Yasser Arafat aurait préféré entrer dans l’Histoire comme le diri­geant qui a conduit son peuple vers l’indépendance et la paix. Mais elle en aura voulu autrement, et l’homme dont la « mort cli­nique » a été annoncée le 4 novembre 2004 [1] dis­pa­raîtra usé par l’âge et par la dés­illusion de ne pas avoir vu naître l’Etat pales­tinien auquel il a tant aspiré.

Onze ans plus tôt, il avait pourtant la cer­titude, et la majorité des Pales­ti­niens avec lui, que ce rêve était à portée de main, qu’il suf­firait de six années de négo­cia­tions avec Israël - mais qu’est-ce que six années au regard de l’Histoire ? - pour qu’il devienne réalité. Au fil des ans, l’espoir est tou­tefois allé s’effilochant, ren­voyant quasi à la pré­his­toire ce 13 sep­tembre 1993, quand, sur la pelouse de la Maison Blanche, devant un par­terre de per­son­na­lités inter­na­tio­nales et sous les yeux de mil­lions de télé­spec­ta­teurs à travers le monde, un Yasser Arafat tout sourire serrait la main de l’un de ses pires ennemis, le premier ministre israélien d’alors, Itzhak Rabin. Les accords dits d’Oslo qui venaient d’être signés met­taient en principe l’un des plus vieux conflits du monde sur les rails d’une solution. Tout le monde voulait y croire. Yasser Arafat le premier, pour qui l’heure était his­to­rique, l’aboutissement d’une longue lutte, le premier acte de l’avènement de l’Etat virtuel pro­clamé le 15 novembre 1988, à Alger, devant un Par­lement pales­tinien en exil en délire.

Rien, pourtant, ne per­mettait alors de croire que le rêve devien­drait réalité, tant les vents étaient contraires. Le défi était immense. L’Organisation de libé­ration de la Palestine (OLP) était exilée de force depuis six ans en Tunisie, après avoir été expulsée du Liban. Israël, les Etats-​​Unis et d’autres Etats la tenaient tou­jours pour une cen­trale "ter­ro­riste". Israël s’acharnait à en liquider les diri­geants. Khalil Al-​​Wazir (Abou Jihad), l’une de ses figures les plus pres­ti­gieuses, les plus res­pectées et les plus actives, com­pagnon de la pre­mière heure de Yasser Arafat, avait été assassiné quelques mois plus tôt à Tunis. Les Pales­ti­niens s’entredéchiraient et le soutien des "frères" arabes n’était ni unanime ni incon­di­tionnel. Et pourtant, la foi che­villée au corps, Yasser Arafat voulait voir naître cet Etat pales­tinien pour lequel il a consacré sa vie depuis une qua­ran­taine d’années.

Yasser Arafat, c’était d’abord et surtout cela : un homme animé par une foi inébran­lable dans la jus­tesse de la cause qu’il servait et des droits du peuple qu’il repré­sentait. Il se sou­ciait comme d’une guigne de l’aversion qu’il pouvait sus­citer et savait exploiter à mer­veille les témoi­gnages de sym­pathie. Il conju­guait ou alternait l’action mili­taire et la diplo­matie, savait mani­puler amis et adver­saires, flatter les ego et tenir en piètre estime, être familier et tenir à dis­tance, se faire modeste et arrogant, donner géné­reu­sement et couper les vivres, ne jamais prendre pour quantité négli­geable une quel­conque mani­fes­tation de soutien, si humble soit-​​elle, ne jamais rompre défi­ni­ti­vement les ponts avec qui­conque pour ne pas insulter l’avenir.

Son courage phy­sique n’était pas la moindre de ses qua­lités. Jamais Yasser Arafat n’abandonna les siens dans l’adversité. Il méprisait le luxe, mais prisait les hon­neurs, surtout ceux des res­pon­sables étrangers, parce qu’ils étaient autant de marques de défé­rence et de soutien à sa lutte, face à un ennemi qui béné­fi­ciait de très grandes sym­pa­thies à travers le monde.

Homme aux goûts simples, il n’a jamais cherché à s’enrichir, alors même que de nom­breuses per­sonnes de son entourage l’ont fait, notamment depuis l’avènement de l’Autorité pales­ti­nienne, en 1994. Non qu’il dédaignât l’argent, mais pour lui l’argent était le nerf de la guerre, servant aussi bien à financer la lutte armée qu’à entre­tenir une clientèle. Il tenait lui-​​même les cordons d’une bourse qui fut un temps pleine à craquer, tant était finan­ciè­rement géné­reuse - à défaut de l’être autrement - la soli­darité des pays arabes, et plus par­ti­cu­liè­rement des monar­chies pétro­lières du Golfe. Yasser Arafat était un mani­pu­lateur presque par nécessité, dans la jungle des orga­ni­sa­tions de résis­tance, parfois inféodées à des régimes plus ou moins amicaux ou hos­tiles. C’était aussi un auto­crate, exi­geant un droit de regard sur les plus petites comme sur les plus grandes choses. Véri­table bourreau de travail, il se contentait de quelques petites heures de sommeil, au grand dam de col­la­bo­ra­teurs forcés de suivre son rythme infernal. Comme un fauve aux aguets, se sachant menacé par un ennemi déterminé à l’éliminer, il était un sans-​​abri volon­taire, se déplaçant sans pré­venir par mesure de sécurité, peu sou­cieux de son confort. Il savait que, face à un ennemi redou­table, il fallait ruser pour sur­vivre. Mais il devait aussi sa lon­gévité à une cer­taine baraka, qui le fit tant de fois échapper mira­cu­leu­sement à la mort. Ce fut notamment le cas quand, en 1982, il venait de quitter un immeuble de Beyrouth-​​Ouest et qu’une bombe à implosion israé­lienne réduisit le bâtiment en pous­sière ; ou encore en 1992, quand il ne souffrit que de quelques contu­sions après que son avion se fut écrasé dans le désert de Libye.

Obstiné jusqu’à l’entêtement, peu porté sur l’autocritique, ne s’avouant jamais vaincu publi­quement - bien qu’il eût maintes fois menacé de démis­sionner, sa manière à lui de se faire prier -, il s’estimait investi d’une mission envers son peuple et il n’eut de cesse de la mener à son terme. Non sans avoir rabattu ses aspi­ra­tions et celles des siens, pour se contenter d’une partie de la Palestine à laquelle ils rêvaient de revenir tous. Et non sans le coup de pouce d’une conjoncture qui les a forcés à admettre qu’une partie était mieux que rien. Car s’il est vrai que la pro­cla­mation de l’Etat pales­tinien, en 1988, impli­quait déjà la recon­nais­sance d’Israël et l’acceptation de coexister avec lui, ce n’était qu’une vir­tualité. Cinq ans plus tard, l’ostracisme dont l’OLP était frappée pour avoir soutenu l’Irak lors de l’invasion du Koweït en avait fait réfléchir plus d’un, Yasser Arafat le premier.

Même alors, rien n’était vraiment joué, et c’est de haute lutte, et fort de la fidélité de la popu­lation des ter­ri­toires occupés, que Yasser Arafat finit par obtenir des Etats-​​Unis, artisans du pro­cessus de paix mis en route à Madrid fin octobre 1990, que l’OLP soit l’interlocutrice de l’Etat juif. C’est encore de haute lutte qu’il réussit, in extremis, à faire en sorte que cette même OLP soit nomi­na­lement iden­tifiée comme la signa­taire des fameux accords d’Oslo. Bref, la voie n’a jamais été facile, et le maintien de l’unité des orga­ni­sa­tions de résis­tance et d’un peuple écartelé entre pays d’accueil et ter­ri­toires occupés n’a pas été la moindre des difficultés.

C’est en Egypte, où il est né le 4 août 1929, que Yasser Arafat est entré en poli­tique après la création d’Israël, en 1948. Il a tou­jours dit avoir vu le jour à Jéru­salem. Cer­tains de ses bio­graphes n’excluent pas cette hypo­thèse, son père, ori­gi­naire de Gaza mais ins­tallé au Caire dès 1927, l’ayant enre­gistré au Caire pour qu’il béné­ficie de l’enseignement gratuit ; ou encore que sa mère, Zahwa Abou Saoud, ori­gi­naire de Jéru­salem, ait tout sim­plement accouché au domicile de ses parents, mais n’ait enre­gistré l’enfant qu’à son retour au domicile conjugal en Egypte. Sixième d’une ribam­belle de sept enfants, Mohammad Abdel Raouf Arafat Al-​​Koudwa Al-​​Husseini, qui allait rapi­dement être plus connu sous le nom de Yasser (qui signifie : facile à vivre) Arafat, vit au sein de sa famille en Egypte jusqu’au décès de sa mère, en 1933. Avec l’un de ses frères, Fathi - qui allait devenir le pré­sident du Croissant-​​Rouge pales­tinien -, il est alors envoyé chez l’un de ses oncles maternels, Salim Abou Saoud, à Jéru­salem. Quatre ans plus tard, il regagne la capitale égyp­tienne, où son père s’est remarié. C’est là qu’il fait ses études. De cette période de sa vie, Yasser Arafat garde un accent égyptien, sin­gulier pour un Palestinien.

Son premier mentor en poli­tique est la confrérie des Frères musulmans, alors héraut de la lutte pour la libé­ration de la Palestine. Son flirt avec la confrérie, dont il affirme n’avoir été qu’un sym­pa­thisant, lui vaut de connaître les prisons de Gamal Abdel Nasser et, plus tard, de gagner les faveurs de l’Arabie saoudite, qui accordera au Fatah et non à l’OLP les fonds alloués à la lutte contre Israël.

En 1952, avec Salah Khalaf (Abou Iyad), ori­gi­naire de Gaza, Yasser Arafat prend le contrôle de l’Union des étudiants pales­ti­niens. A ce titre, un an plus tard, il pré­sente au général Neguib, l’homme fort de l’Egypte, une pétition rédigée en lettres de sang avec ces simples mots : "N’oubliez pas la Palestine." Mais les offi­ciers libres qui viennent de prendre le pouvoir en Egypte ont d’autres prio­rités. En 1957, Yasser Arafat part pour le Koweït, où, ingé­nieur diplômé, il est embauché par le dépar­tement des travaux publics. Il fonde ensuite sa propre société d’ingénierie, qui lui permet de devenir, à l’en croire, "presque mil­lion­naire". C’est également à Koweït qu’il ren­contre celui qui, jusqu’à son assas­sinat par un com­mando israélien à Tunis, en avril 1988, fut son plus proche com­pagnon : Abou Jihad, un homme aussi discret et secret qu’Arafat est flam­boyant et public. Deux contraires, qui furent aussi indis­pen­sables l’un que l’autre au mou­vement de libé­ration nationale. Avec un petit groupe d’autres exilés pales­ti­niens, rejoints par Abou Iyad, ils mettent sur pied, en octobre 1959, l’infrastructure d’une petite orga­ni­sation mili­taire clan­destine. Le Fatah est né.

Fatah signifie "conquête". C’est l’anagramme de Hataf (qui veut dire "mort"), sigle de l’appellation du mou­vement : Harakat al tahrir al watani al filistini (Mou­vement de libé­ration national pales­tinien). Arafat a expliqué à deux de ses bio­graphes, Janet et John Wallach, qu’il a puisé le mot Fatah dans le Coran. "C’est quelque chose qui signifie que s’ouvrent les portes de la gloire." Quant à son nom de guerre, Abou Ammar, adopté à la même époque, il fait réfé­rence à Ammar Ben Yasser, un com­pagnon du pro­phète Mahomet. Le Fatah publie un journal, Filis­ti­nouna ("Notre Palestine"), rédigé au Koweït et imprimé à Bey­routh, qui devient le point de ral­liement de ceux qui veulent se battre pour la Palestine.

Gal­vanisé par la révo­lution algé­rienne, puis par l’indépendance de l’Algérie, Yasser Arafat déserte de plus en plus fré­quemment son entre­prise d’ingénierie, renonce à la vie et à l’argent faciles, pour aller visiter les petites cel­lules révo­lu­tion­naires qui se sont créées en Egypte, en Syrie, en Algérie et en Jor­danie. Dès 1963, l’Algérie lui offre la pre­mière recon­nais­sance offi­cielle, avec l’ouverture d’un bureau du Fatah, dirigé par Abou Jihad. Un an plus tard, le Fatah inaugure un camp d’entraînement près d’Alger. C’est là que les membres d’Al-Assifa (la Tempête), la branche mili­taire clan­destine du Fatah, reçoivent leur pre­mière for­mation au maniement des armes. C’est également la recon­nais­sance algé­rienne qui ouvre de nou­velles portes, notamment celles de la Chine de Mao Zedong, où Yasser Arafat se rend en 1964.

Janvier 1964. Un sommet arabe se réunit au Caire, après la décision d’Israël de dévier les eaux du lac de Tibé­riade vers le désert du Néguev. Le pré­sident égyptien suggère la création d’une orga­ni­sation offi­cielle pales­ti­nienne pour com­battre l’Etat juif. Sa branche poli­tique sera l’OLP, et son bras mili­taire, l’Armée de libé­ration de la Palestine, placée sous le com­man­dement des dif­fé­rentes armées arabes. Ahmad Chou­keiri est désigné chef de l’OLP. Trois mois plus tard, celle-​​ci adopte sa Charte, qui appelle à la lutte armée et à la des­truction de l’Etat d’Israël.

Refusant toute inféo­dation à l’Egypte et sou­cieux de sau­ve­garder l’indépendance du pouvoir de décision pales­tinien, le petit groupe du Fatah, Yasser Arafat en tête, décide de sortir de l’ombre et de lancer sa pre­mière action mili­taire contre Israël. Dirigé contre une ins­tal­lation hydrau­lique, l’engin déposé par le com­mando n’explose pas et est désa­morcé par les Israé­liens. Le Fatah n’en fait pas moins dif­fuser un "com­mu­niqué numéro un" annonçant l’opération. Yasser Arafat dis­tribue le texte aux journaux de Bey­routh. Les Israé­liens rient de ce travail d’amateur. Mais, fin 1965, ils com­mencent à voir rouge : les Pales­ti­niens ont lancé vingt-​​huit opé­ra­tions de commando.

Yasser Arafat doit tou­tefois attendre quatre années encore pour reprendre en main une OLP créée sans lui, voire contre lui. Dans l’intervalle, son mou­vement, le Fatah, s’est illustré par une gué­rilla anti-​​israélienne de plus en plus efficace et spec­ta­cu­laire, au point d’inquiéter les régimes des pays arabes à partir des­quels les com­mandos lancent leurs attaques. Les rangs de l’organisation gros­sissent, notamment après la défaite arabe de juin 1967 et la perte de la Cis­jor­danie et de Gaza.

Les années noires du conflit jordano-​​palestinien (19701971) et la "perte" de la Jor­danie, alors place forte des orga­ni­sa­tions pales­ti­niennes, seront en quelque sorte com­pensées en 1974, lorsqu’un sommet arabe réuni à Casa­blanca reconnaît l’OLP comme l’unique repré­sentant du peuple pales­tinien. Pour Yasser Arafat, c’est "LA" consé­cration, dont l’effet est démul­tiplié lorsqu’il est admis quelques mois plus tard à prendre la parole devant l’Assemblée générale de l’ONU. Fort d’une OLP qui a modifié sa Charte pour accepter d’établir un Etat pales­tinien sur toute portion de ter­ri­toire qui serait libérée - et non plus sur toute la Palestine -, il peut alors se pré­senter en homme de paix et brandir le rameau d’olivier. Israël n’en a cure.

La décennie sui­vante est un cau­chemar pour Yasser Arafat : expulsion de l’OLP de Bey­routh en 1982 ; mas­sacres des camps de réfugiés pales­ti­niens de Sabra et de Chatila ; expulsion de Tripoli, dans le nord du Liban, l’année sui­vante, qui pis est par des frères ennemis pales­ti­niens et syriens ; exil lointain à Tunis, tandis que les fedayins sont éclatés entre la Tunisie, l’Algérie, le Yémen, le Soudan, et l’Irak ; inten­si­fi­cation de la répression israé­lienne en Cis­jor­danie et à Gaza. Le rai de lumière émane, en décembre 1987, de ces deux ter­ri­toires : le sou­lè­vement d’une popu­lation qui n’avait que trop enduré vient de com­mencer. Les enfants de l’Intifada se réclament de l’OLP, et Yasser Arafat est leur emblème.

C’est cette révolte qui aide Yasser Arafat à pro­clamer, en 1988, un Etat pales­tinien virtuel, sur la base des réso­lu­tions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l’ONU, jusqu’alors rejetées, et qui impliquent la recon­nais­sance d’Israël. Yasser Arafat mul­tiplie les décla­ra­tions condamnant le ter­ro­risme, mais les Etats-​​Unis, avec les­quels un dia­logue discret s’est engagé par Suédois inter­posés, exigent un renon­cement plus déterminé. Quelques mois plus tard, Washington dit enfin « oui » à un dia­logue direct avec l’OLP, après une confé­rence de presse du leader pales­tinien, en marge d’une réunion de l’Assemblée générale de l’ONU, excep­tion­nel­lement convoquée à Genève. Yasser Arafat y dénonce le ter­ro­risme avec la clarté requise par les Etats-​​Unis. Yasser Arafat et les siens exultent. Tous les espoirs sont désormais permis. Le dia­logue s’engage presque aus­sitôt après à Tunis. En mai 1989, Arafat est reçu à Paris par François Mit­terrand, et s’arrange pour dire, en français, que les clauses de la Charte de l’OLP impli­quant la des­truction d’Israël sont désormais "caduques". Le charme opère, mais Arafat sait que seul le Conseil national pales­tinien, la plus haute autorité de l’OLP, peut amender la Charte.

A peine a-​​t-​​il néan­moins le loisir de savourer ces pre­miers succès qu’un peu plus d’un an plus tard, le 2 août 1990, Saddam Hussein envahit et annexe le Koweït. Yasser Arafat ne condamne pas, prône une solution paci­fique, se met au dia­pason d’un peuple pales­tinien soli­daire du pré­sident irakien. Les consé­quences sont désas­treuses pour Yasser Arafat et l’OLP. Ses prin­cipaux bailleurs de fonds arabes lui coupent les vivres. Les Etats-​​Unis lui tournent le dos. Les cen­taines de mil­liers de Pales­ti­niens qui vivent dans les monar­chies du Golfe sont expulsés. C’est la mise en qua­ran­taine. Et, au sortir de la guerre pour la libé­ration du Koweït, Arafat et les siens sont exclus de la recherche d’une solution au conflit israélo-​​arabe. Les seuls Pales­ti­niens agréés sont des per­son­na­lités des ter­ri­toires occupés. Une nou­velle fois, c’est de ces der­niers que viendra le salut. Ils prennent leurs ins­truc­tions du chairman en personne.

[1] Article paru dans l’édition du Monde du 06.11.04 et qu’il nous paraît inté­ressant de repu­blier en ce cin­quième anni­ver­saire de la mort du Pré­sident pales­tinien. Voir par ailleurs des photos publiées par le Monde sur la pré­sence de Yasser Arafat dans la vie et la conscience des Pales­ti­niens aujourd’hui : http://​www​.lemonde​.fr/​p​r​o​c​h​e​-​o​rient…