Vue d’ensemble sur la Bande de Gaza (en 2003)

PCHR, jeudi 23 octobre 2003

Fiche d’information, attention cet article n’est plus à jour depuis le "retrait" israélien de 2005

- Avant 1948 la bande de Gaza était sous le mandat bri­tan­nique de la Palestine puis durant la guerre de 1967, elle fut saisie à l’Egypte par Israël. Bien que la bande de Gaza soit sous occu­pation israé­lienne, ni l’Etat israélien ni aucun autre Etat ne la considère comme faisant partie d’Israël. La bande de Gaza s’étale sur environ 360 kilo­mètres carrés. La fron­tière ter­restre commune avec l’Egypte s’étend sur 11km et celle qui longe Israël fait 51km. Les fron­tières ter­restres et les 40km de lit­toral sont sous contrôle israélien. Contrai­rement à la Cis­jor­danie, la bande de Gaza est entiè­rement encerclée par une clôture de "securité" contrôlée par Israël.

- Environ 1,2 mil­lions de Pales­ti­niens vivent dans la bande de Gaza, ce qui la place au rang des régions les plus den­sément peu­plées au monde. En vertu des accords d’Oslo, Israël main­tient son contrôle mili­taire sur 42% de la bande de Gaza dont la majeure partie est réservée aux 6 000 colons israé­liens (5% de la popu­lation). Les 42% de contrôle israélien com­prennent aussi des bases mili­taires, des routes de contour­nement, une zone tampon le long de la fron­tière, ainsi que des "zones jaunes" (zones de popu­lation pales­ti­nienne sous contrôle mili­taire israélien)

- Trois-quart des pales­ti­niens qui vivent a Gaza sont des réfugiés ou des enfants de réfugiés de 1948, expulsés de ce qui constitue aujourd’hui Israël. Environ 400 000 réfugiés vivent dans les camps de l’ONU. La popu­lation de la bande de Gaza a un fort taux de natalité, elle aug­mente de 4% par an, 50% de la popu­lation est âgée de moins de 15 ans.

- Conformément au Droit Inter­na­tional Huma­ni­taire [1], les colonies israé­liennes dans la bande de Gaza sont toutes illé­gales. Elles sont pour la plupart construites sur des terres expro­priées. Les colonies viennent rompre la conti­nuité du ter­ri­toire pales­tinien et servent à jus­tifier la pré­sence mili­taire israé­lienne. Ces colonies consti­tuent de réels forts et sont liées à Israël par des routes inter­dites aux Pales­ti­niens. Les colons de la bande de Gaza n’ont pra­ti­quement pas de contacts avec la popu­lation pales­ti­nienne.

- Avant le déclen­chement de l’Intifada d’Al-Aqsa en sep­tembre 2000, l’économie de Gaza était estimée à environ 1 mil­liard de dollars ame­ri­cains. Le secteur ter­tiaire, (c’est-à-dire les ser­vices), suivi de l’agriculture, constitue le prin­cipal moteur de l’économie. Selon les Nations-​​Unies, pendant le dernier tri­mestre de l’an 2000, l’économie pales­ti­nienne a chuté de 50% suite aux res­tric­tions sévères de la cir­cu­lation, imposées par les auto­rités israéliennes. [2] Environ 24 000 Pales­ti­niens de Gaza qui tra­vaillaient en Israël se trouvent main­tenant dans l’incapacité d’aller sur leur lieu de travail en raison de la fer­meture des fron­tières israéliennes.

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Gaza
Carte des check-​​points

[1] "..la force occu­pante ne pourra pro­céder à la dépor­tation ou au transfert d’une partie de sa propre popu­lation civile dans les ter­ri­toires qu’elle occupe.." qua­trième convention de Genève Art 49 Par. 6

[2] voir les rap­ports dis­po­nibles sur www​.unesco​.org