Vivre dans une ville encerclée

Afps Elbeuf, mardi 9 décembre 2008

Des savons de Naplouse, des écharpes arabes, et des pho­to­gra­phies de la vie quo­ti­dienne dans les camps de réfugiés… C’est ce que pro­posait, ven­dredi soir, le centre social du Puchot avec l’exposition « 365 jours à Naplouse ».

Pour la pré­senter, et surtout témoigner de leur vécu en Palestine, Wajdi Yaeesh, Thaer Tabet et Amjad Rifaie avaient fait le dépla­cement. Pendant un mois, ces ani­ma­teurs de la maison des asso­cia­tions « Darna » à Naplouse effec­tuent une tournée euro­péenne. A Elbeuf, ils connais­saient déjà Béa­trice Lajoie et Anne-​​Marie Youinou de l’Association France-​​Palestine solidarité.

« Nous vivons dans des vil­lages et des camps de refugiés. Nous faisons une tournée euro­péenne pour témoigner des exac­tions com­mises par l’occupant israélien et vous parler des dif­fé­rentes ins­ti­tu­tions sociales et éduca­tives que nous avons créées pour sur­vivre », ont-​​ils expliqué. Et de raconter le quo­tidien de plus en plus dif­ficile à Naplouse : « La vie des Pales­ti­niens est emmurée par des bar­rages autour de la ville et les colons nous encerclent. Mais, malgré notre souf­france, le peuple pales­tinien continue à vivre avec ses fêtes, son désir d’amour et de paix. »

Un appel à la paix lancé

Preuve que la vie continue même sous le conflit larvé qui oppose Israé­liens et Pales­ti­niens : les acti­vités de la maison des asso­cia­tions Darna. « Nous voulons trouver des débouchés à nos dif­fé­rentes coopé­ra­tives de travail soli­daire, en par­ti­culier pour un produit exporté par l’association Darna, le célèbre savon de Naplouse » ont pour­suivi les trois animateurs.

Des débouchés que la situation au Proche-​​Orient rend très aléa­toires. D’où l’appel à la paix lancé par les trois Pales­ti­niens ven­dredi soir : « Nous voulons la paix mais nous consi­dérons que l’opinion inter­na­tionale nous ignore. C’est pourquoi nous sommes là ce soir pour vous expliquer notre situation et qu’ainsi vous en parliez autour de vous. »