Valerie Amos demande la levée du blocage de Gaza, qui entre dans sa sixième année

PNN, Service d’information des Nations Unies, jeudi 14 juin 2012

JPEG - 59 ko
ONU/​Shareef Sarhan

Alors que le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza entre dans sa sixième année consé­cutive, la Secré­taire générale adjointe aux affaires huma­ni­taires a appelé mer­credi à sa levée immé­diate, citant l’impact dévas­tateur de ce blocage sur les vies et les moyens de sub­sis­tance de 1,6 million de Palestiniens.

Dans un com­mu­niqué de presse, Valerie Amos a indiqué que plus de 80% des familles de Gaza dépen­daient de l’aide huma­ni­taire, qui reste sou­mises à des res­tric­tions dra­co­niennes sur les mou­ve­ments de mar­chan­dises et de per­sonnes, que ce soit par voie ter­restre, aérienne ou maritime.

« Cette situation équivaut à une punition col­lective pour tous ceux qui vivent à Gaza et à un déni des droits humains fon­da­mentaux, en vio­lation du droit inter­na­tional », a estimé Mme Amos, qui est également Coor­do­na­trice des secours d’urgence des Nations Unies.

Israël invoque des raisons de sécurité pour jus­tifier le maintien de l’imposition d’un blocage à Gaza depuis que le Hamas, qui ne reconnaît pas le droit d’Israël d’exister, a rem­porté les élec­tions de 2007 au détriment du Fatah.

« Alors que cer­taines mesures ont été prises pour atténuer son impact, il est vital que le blocage soit levé dans les meilleurs délais afin d’y rétablir les ser­vices et infra­struc­tures de base », a plaidé Mme Amos.

La Secré­taire générale adjointe a fait observer que le déve­lop­pement d’une économie viable pourrait réduire la dépen­dance vis-​​à-​​vis de l’assistance humanitaire.

« Les droits de tous les civils, Pales­ti­niens et Israé­liens, doivent être pro­tégés et res­pectés à tout moment, dans le cadre du droit inter­na­tional », a-​​t-​​elle assuré. « Chacun a le droit de vivre dans la paix, la sécurité et la dignité.

Les Nations Unies et le Quatuor sur le Moyen-​​Orient ont appelé, de manière répétée depuis des années, à la levée de ce blocage, insistant sur le fait que si les mesures prises jusqu’à présent pour l’alléger étaient bien­venues, une levée immé­diate était nécessaire.