Une victoire locale contre le mur d’annexion qu’Israël construit en Palestine

AP, mardi 29 juillet 2008

Israël accepte de modifier le tracé de son mur de sépa­ration dans le secteur de Qalqiliya

Israël a accepté de modifier le tracé de son "mur de sépa­ration" dans le secteur de Qal­qiliya, dans le nord de la Cis­jor­danie, en réponse à un pourvoi déposé devant la Cour suprême, a annoncé lundi le ministère de la Défense.

Cette "bar­rière de sécurité" en cours de construction pour séparer la Cis­jor­danie du ter­ri­toire israélien s’enfonce en plu­sieurs endroits en ter­ri­toire pales­tinien et ne suit donc pas tou­jours la ligne de cessez-​​le-​​feu servant de limite offi­cielle entre l’Etat hébreu et la Cisjordanie.

A plu­sieurs reprises dans le passé, la Cour suprême israé­lienne a estimé que le tracé de ce mur de sépa­ration devait être modifié loca­lement et se rap­procher de la limite offi­cielle en raison des consé­quences néga­tives pour cer­tains habi­tants pales­ti­niens coupés de leur exploi­tation agricole ou de leurs ser­vices publics.

Interrogé par l’Associated Press sur les suites qu’Israël entendait donner au pourvoi concernant le secteur de Qal­qiliya, le ministère de la Défense a publié un com­mu­niqué assurant que la tracé serait modifié afin de per­mettre à des Pales­ti­niens d’avoir accès à des terres leur appar­tenant dans cette région.

Une fois achevé, le mur de sépa­ration construit par l’Etat hébreu doit par­courir quelque 790 kilo­mètres, en s’enfonçant fré­quemment en Cis­jor­danie. Israël explique que cette bar­rière est néces­saire pour dis­suader les kami­kazes et autres ter­ro­ristes de pénétrer sur son ter­ri­toire. Mais les Pales­ti­niens accusent l’Etat hébreu d’en pro­fiter pour s’emparer de terres palestiniennes.