Michel Besson, Pour la Palestine n°50, mercredi 8 novembre 2006
Durant notre voyage en Palestine, nous avons pu constater la très grande importance, pour les agriculteurs palestiniens, de vendre leur huile d’olive.
C’est l’unique ressource de milliers de familles rurales et, dans les deux prisons à ciel ouvert que sont la bande de Gaza et la Cisjordanie, cette commercialisation est plus que vitale. Les marchés en Israël et dans les pays arabes environnants leur étant interdits, ne restent que la consommation nationale et l’exportation vers l’Europe via des réseaux de commerce équitable. Les agriculteurs et les responsables de toutes les coopératives que j’ai pu rencontrer insistent sur cette nécessité et je tiens personnellement à en témoigner. Pour cela, et surtout en vue de la prochaine récolte l’hiver prochain, nous devons constituer un fonds qui puisse nous permettre tous ensemble d’acheter et de vendre suffisamment d’huile d’olive en toute transparence (voir tableau ci-dessous). Sans ce fonds nous risquons d’être régulièrement en rupture de stock, comme en 2005 et 2006. Ce fonds sera géré par l’AFPS et prêté à la coopérative Andines pour l’importation et la gestion du stock. Nous comptons sur la solidarité de toutes et tous et vous en remercions à l’avance.
Michel Besson, Directeur d’Andines

L’objectif à terme est de gérer un stock de 10 000 bouteilles (1 container), c’est-à-dire pour une valeur de 59 000 €, puisque le prix coûtant d’une bouteille est de 5,90 €.