Un tribunal israélien condamne un enfant palestinien de 14 ans à 6 ans et demi de prison

Ma’an News, mardi 19 juillet 2016

Un tribunal militaire israélien a condamné dimanche Muawiya Alqa, âgé de 14 ans, à six ans et demi de prison, accusé d’une attaque au couteau à Jérusalem en novembre menée avec son cousin de 12 ans.

La sentence de Muawiya comprend également trois ans de probation avec une peine de prison automatique de dix mois en cas de violation de cette probation, et sa famille a été condamnée à payer une amende de 26 000 shekels (environ 6 100 €).

Cette sentence est conforme à l’accord de plaider-coupable atteint avec le procureur militaire israélien par l’avocat de Muawiya plus tôt ce mois-ci.

En novembre, Muawiya avait été inculpé de tentative de meurtre et de possession d’un couteau.

Les forces israéliennes avaient tiré sur le cousin de Muawiya, Ali Alqam âgé de 12 ans, et l’avaient blessé après qu’ils ont supposément poignardé et blessé un garde de sécurité israélien dans le tramway près de la colonie israélienne illégale de Pisgat Zeev au nord de Jérusalem.

Ali, qui a été touché au moins trois fois et a qui a dû subir une intervention chirurgicale pour retirer une balle de son ventre, est actuellement détenu dans un centre de rééducation pour mineurs puisque les autorités israéliennes ont décidé en avril de maintenir sa détention d’un an.

Pendant ce temps, Muawiya a été déplacé entre les prisons israéliennes du Russian Compound, de HaSharon, et de Megiddo.

Selon l’organisation Addameer pour les droits des prisonniers, 414 des 7 000 Palestiniens actuellement détenus dans les prisons israéliennes sont des mineurs. En mai, environ 104 de ces jeunes étaient âgés de moins de 16 ans.

La pratique israélienne généralisée de la détention d’enfants palestiniens, parfois dans les mêmes établissements pénitentiaires que les adultes, a été critiquée comme une violation de la Convention internationale sur les droits de l’enfant, ratifiée par Israël en 1991.

La convention stipule que « l’arrestation, la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être conforme à la loi et qu’elle ne doit être utilisée que comme une mesure de dernier ressort et pour la plus courte période de temps nécessaire."

Traduction : RP pour l’AFPS