Un raid israélien fait 5 morts dans la bande de Gaza, menaçant la trêve qui se profile

NouvelObs, AFP et Orient le Jour, mercredi 18 juin 2008

Le raid qui a visé une voiture à Khan Younès menace de faire échouer les négo­cia­tions en cours entre Israël et le Hamas pour conclure une trêve [1].

Cinq mili­tants pales­ti­niens ont été tués dans une frappe aérienne israé­lienne dans le sud de la Bande de Gaza, selon des res­pon­sables palestiniens.

Le raid qui a visé une voiture à Khan Younès menace de faire échouer les négo­cia­tions en cours entre Israël et le Hamas pour conclure une trêve.

Selon le ministère pales­tinien de la Santé, les cinq occu­pants de la voiture, une Subaru bleue, ont été tués. Le mou­vement pales­tinien du Djihad isla­mique a affirmé que les cinq vic­times fai­saient partie de ses membres. L’armée israé­lienne, Tsahal, a quant à elle confirmé la frappe, sans fournir de précisions.

Cet événement inter­vient alors qu’Israël et le Hamas, qui contrôle la Bande de Gaza depuis un an, tentent de conclure un accord de trêve. Le pro­blème est que les deux parties ne par­viennent pas à se mettre d’accord sur un cessez-​​le-​​feu. Alors qu’Israël demande la fin des tirs de roquettes depuis la Bande de Gaza vers les villes du sud de son ter­ri­toire, le Hamas exige la fin des inter­ven­tions de Tsahal dans le territoire.

Trève

L’armée israé­lienne, qui continue de mener régu­liè­rement des frappes contre les mili­tants pales­ti­niens de la Bande de Gaza, n’a pas fait de com­men­taires sur l’explosion.

Un peu plus tôt, plu­sieurs res­pon­sables du Hamas avaient estimé que le mou­vement pales­tinien était proche d’un accord de trêve en deux étapes, sus­cep­tible d’entrer en vigueur dans la semaine.

"Nous sommes près de déclarer un accord sur le calme, s’il n’y a pas de déve­lop­pe­ments imprévus", a déclaré Sami Abou Zhouri, porte-​​parole du Hamas à l’Associated Press.

Un autre res­pon­sable du mou­vement de la résis­tance isla­mique a confié que la pre­mière étape de l’accord pourrait com­mencer dès jeudi avec un arrêt des hos­ti­lités pendant trois jours. Israël ouvrirait ensuite un point de passage avec la Bande de Gaza, pour laisser passer des matières pre­mières et des maté­riaux comme le ciment, mettant fin à plu­sieurs mois de blocus du ter­ri­toire palestinien.

Médiateur

Dans un second temps, le Hamas remet­trait le soldat israélien capturé il y a deux ans, Gilad Shalit, en échange de la réou­verture du point de passage de Rafah entre le sud de la Bande de Gaza et l’Egypte. Sa fer­meture empêche la majorité des 1,4 million d’habitants du ter­ri­toire pales­tinien de se rendre à l’étranger.

L’Egypte tente depuis plu­sieurs mois une médiation en faveur d’une trêve entre Israël et le Hamas qui met­trait fin au cycle des tirs de roquettes pales­ti­niens et des raids de repré­sailles israé­liens dans la Bande de Gaza.  [2]  [3]

[1]

Le Hamas et Israël sont convenus d’une trêve

Les dis­cus­sions sur une pos­sible levée du blocus imposé par l’Etat hébreu à la bande de Gaza se pour­suivent. Israël demande à l’Egypte une action beaucoup plus éner­gique pour stopper la contre­bande d’armes vers Gaza.

Israël et le mou­vement isla­miste pales­tinien Hamas ont accepté de res­pecter à partir de jeudi une trêve des vio­lences, après des mois de négo­cia­tions indi­rectes par l’entremise de l’Egypte, a annoncé mardi 17 juin le médiateur égyptien.

A Gaza, le mou­vement isla­miste pales­tinien Hamas à Gaza a confirmé qu’il ces­serait le feu contre Israël à partir de jeudi, tout en sou­li­gnant que les négo­cia­tions sur une trêve via l’Egypte se pour­sui­vaient. "Les dis­cus­sions au Caire ne sont pas ter­minées mais elles sont posi­tives. Nous sommes proches de l’annonce d’un accord (global) sur une trêve. Le Hamas adhèrera à la date pro­posée par l’Egypte pour le début de la trêve", a dit le porte-​​​​parole du mou­vement isla­miste Fawzi Barhoum. Mais, a-​​​​t-​​​​il ajouté, "le Hamas conserve (son) droit de riposter à toute agression israé­lienne avant l’entrée en vigueur" de la trêve, alors que six Pales­ti­niens ont été tués dans la journée dans la bande de Gaza dans des raids aériens de l’armée israé­lienne. L’agence offi­cielle égyp­tienne Mena, citant un haut res­pon­sable égyptien anonyme, a annoncé cette trêve qui sem­blait immi­nente depuis l’accélération des négo­cia­tions israélo-​​​​palestiniennes via le médiateur égyptien.

Blocus de Gaza

"Les deux parties, pales­ti­nienne et israé­lienne, ont accepté la pre­mière étape pro­posée par l’Egypte, soit le début d’une accalmie réci­proque et simul­tanée dans la bande de Gaza d’abord, à partir de jeudi 06H00 locales", (O3H00 GMT), selon le res­pon­sable égyptien. Les termes exacts de l’accord n’ont pas été pré­cisés par la partie égyptienne.

L’Egypte, avec pour acteur prin­cipal le chef des ser­vices de ren­sei­gne­ments Omar Sou­leimane, jouait depuis des mois le rôle de médiateur entre Israël et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis un an.

Israël refuse de dia­loguer direc­tement avec le Hamas qu’il considère comme une orga­ni­sation "ter­ro­riste". Le Hamas ne reconnaît pas l’Etat hébreu.

L’annonce de la trêve inter­vient au len­demain du départ d’Egypte d’une délé­gation du Hamas afin de connaître l’ultime position du mouvement islamiste.

Le Hamas exi­geait la levée du blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, un étroit ter­ri­toire enclavé où s’entassent 1,5 million de Pales­ti­niens. Il avait aussi posé comme condition l’ouverture des points de passage vers l’extérieur de la bande de Gaza, en par­ti­culier celui de Rafah avec l’Egypte.

Un haut res­pon­sable israélien de la Défense, le général Amos Gilad, était venu la semaine der­nière au Caire trans­mettre par écrit à l’Egypte la position d’Israël.

Action de l’Egypte

Ce pays exi­geait pour sa part la fin des tirs de roquettes et d’obus de mortier tirés du ter­ri­toire pales­tinien vers les loca­lités du sud d’Israël. Il réclamait aussi une action beaucoup plus éner­gique de l’Egypte pour stopper la contre­bande d’armes vers Gaza. Le Caire assure agir contre ce trafic.

Dimanche, un res­pon­sable israélien avait indiqué que la trêve n’inclurait pas la libé­ration de Gilad Shalit, un soldat israélien capturé en juin 2006 par des groupes pales­ti­niens, dont Israël avait dans un premier temps fait une condition pour tout accord.

Selon lui, l’accord com­pren­drait deux étapes. "La pre­mière inclura la fin des vio­lences des deux côtés et l’ouverture des points de passage israé­liens vers Gaza. Lors d’une deuxième étape, Israël et le Hamas dis­cu­teront davantage afin de par­venir à la libé­ration de Shalit".

Cependant, selon un haut res­pon­sable mili­taire israélien, une telle trêve aurait for­cément un caractère tem­po­raire et fragile. "Si une trêve est conclue avec le Hamas et les groupes ter­ro­ristes dans la bande de Gaza, elle sera tem­po­raire et fragile", a déclaré Yossi Beiditz, chef du dépar­tement de la recherche des Ren­sei­gne­ments mili­taires, cité par le site du quo­tidien Yédiot Aha­ronot avant l’annonce égyptienne. http://​tempsreel​.nou​velobs​.com/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​/​p​r​o​c​h​e​_​m​o​y​e​n​o​r​i​e​n​t​/​20080617​.​O​B​S​8906/​ le_hamas_et_israel_sont_convenus_dune_treve.html

[2] Ce mer­credi 18 juin, Ehud Olmert confirme la trêve avec le Hamas

Israël a accepté les arran­ge­ments négociés via l’Egypte pour une trêve avec le mou­vement pales­tinien Hamas dans la bande de Gaza, a annoncé mer­credi le porte-​​​​parole du Premier ministre Ehud Olmert.

"Israël a accepté les pro­po­si­tions égyp­tiennes, et notre espoir sincère est qu’à partir de jeudi la popu­lation du sud d’Israël ne sera plus victime des tirs constants de roquettes et d’obus de mortier des ter­ro­ristes de la bande de Gaza", a déclaré à l’AFP Mark Regev.

La radio publique israé­lienne avait annoncé plus tôt mer­credi matin qu’Ehud Olmert le ministre de la Défense Ehud Barak ont pris cette décision dans la nuit de mardi à mer­credi après le retour du Caire du général de réserve Amos Gilad, le conseiller poli­tique du ministère de la Défense, a précisé la radio.

M. Gilad a de son côté déclaré mer­credi matin à la radio publique qu’"il est est question d’ententes avec l’Egypte sur un cessez-​​​​le-​​​​feu total, et s’il y a de nou­veaux tirs (ndlr : depuis la bande de Gaza), quels qu’en soient les auteurs, il s’agira de vio­la­tions de ces ententes".

M. Gilad a ajouté qu’il faisait confiance à l’Egypte pour empêcher la contre­bande d’armes depuis le Sinaï égyptien vers la bande de Gaza.

Enfin, il a indiqué que des négo­cia­tions accé­lérées allaient être menées en vue d’un échange de pri­son­niers pales­ti­niens contre le soldat israélien Gilad Shalit, enlevé en 2006 à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes armés pales­ti­niens, dont l’un relevant du Hamas.

Israël et le Hamas ont accepté d’observer à partir de jeudi une trêve des vio­lences de six mois dans la bande de Gaza, a annoncé mardi le mou­vement isla­miste pales­tinien et l’Egypte qui a servi d’intermédiaire. AFP, repris par Courrier inter­na­tional http://​www​.cour​rie​rin​ter​na​tional​.com/​A​F​P​/​d​e​p​e​c​h​e​.​a​s​p​?​N​e​w​s​I​t​e​m​_​value= newsmlmmd.56a668240d8404c7bc336742db374885.321.xml

[3] Voir aussi l’Orient le Jour :

Six Pales­ti­niens tués dans trois raids aériens à Gaza Israël et le Hamas acceptent de res­pecter à partir de demain une trêve des violences

Israël et le mou­vement isla­miste pales­tinien Hamas ont accepté de res­pecter à partir de demain une trêve des vio­lences, après des mois de négo­cia­tions indi­rectes par l’entremise de l’Égypte, a annoncé hier le médiateur égyptien.

À Gaza, le mou­vement isla­miste pales­tinien Hamas à Gaza a confirmé qu’il ces­serait le feu contre Israël à partir de demain, tout en sou­li­gnant que les négo­cia­tions sur une trêve via l’Égypte se pour­sui­vaient. « Les dis­cus­sions au Caire ne sont pas ter­minées, mais elles sont posi­tives. Nous sommes proches de l’annonce d’un accord (global) sur une trêve. Le mou­vement isla­miste a annoncé en outre que la trêve serait “d’une durée de six mois”. Le Hamas adhérera à la date pro­posée par l’Égypte pour le début de la trêve », a dit le porte-​​​​parole du mou­vement isla­miste Fawzi Barhoum. Mais, a-​​​​t-​​​​il ajouté, « le Hamas conserve (son) droit de riposter à toute agression israé­lienne avant l’entrée en vigueur » de la trêve, alors que six Pales­ti­niens ont été tués dans la journée dans la bande de Gaza dans des raids aériens de l’armée israélienne.

Cinq Pales­ti­niens ont péri alors qu’ils étaient à bord d’une voiture à l’est de la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Deux autres raids aériens ont été menés dans la localité de Deir el-​​​​Balah, dans le centre de la bande de Gaza, faisant un mort et blessant cinq autres. Une porte-​​​​parole de l’armée israé­lienne a confirmé deux raids aériens contre deux voi­tures trans­portant des « ter­ro­ristes » et un troi­sième contre des com­bat­tants qui cir­cu­laient à pied, dans les sec­teurs sud et centre de la bande de Gaza.

L’agence offi­cielle égyptienne MENA, citant un haut res­pon­sable égyptien anonyme, a annoncé cette trêve qui sem­blait immi­nente depuis l’accélération des négo­cia­tions israélo-​​​​palestiniennes via le médiateur égyptien. « Les deux parties, pales­ti­nienne et israé­lienne, ont accepté la pre­mière étape pro­posée par l’Égypte, soit le début d’une accalmie réci­proque et simul­tanée dans la bande de Gaza d’abord, à partir de jeudi 06h00, heure locale », (03h00 GMT), selon le res­pon­sable égyptien. Les termes exacts de l’accord n’ont pas été pré­cisés par la partie égyp­tienne. L’Égypte, avec pour acteur prin­cipal le chef des ser­vices de ren­sei­gne­ments Omar Sou­leimane, jouait depuis des mois le rôle de médiateur entre Israël et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis un an. Israël refuse de dia­loguer direc­tement avec le Hamas qu’il considère comme une orga­ni­sation « ter­ro­riste ». Le Hamas ne reconnaît pas l’État hébreu.

L’annonce de la trêve inter­vient au len­demain du départ d’Égypte d’une délé­gation du Hamas afin de connaître l’ultime position du mou­vement isla­miste. Le Hamas exi­geait la levée du blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, un étroit ter­ri­toire enclavé où s’entassent 1,5 million de Pales­ti­niens. Il avait aussi posé comme condition l’ouverture des points de passage vers l’extérieur de la bande de Gaza, en par­ti­culier celui de Rafah avec l’Égypte.

Un haut res­pon­sable israélien de la Défense, le général Amos Gilad, était venu la semaine der­nière au Caire trans­mettre par écrit à l’Égypte la position d’Israël. Ce pays exi­geait pour sa part la fin des tirs de roquettes et d’obus de mortier tirés du ter­ri­toire pales­tinien vers les loca­lités du sud d’Israël. Il réclamait aussi une action beaucoup plus éner­gique de l’Égypte pour stopper la contre­bande d’armes vers Gaza. Le Caire assure agir contre ce trafic.

Dimanche, un res­pon­sable israélien avait indiqué que la trêve n’inclurait pas la libé­ration de Gilad Shalit, un soldat israélien capturé en juin 2006 par des groupes pales­ti­niens, dont Israël avait dans un premier temps fait une condition pour tout accord. Selon lui, l’accord com­pren­drait deux étapes. « La pre­mière inclura la fin des vio­lences des deux côtés et l’ouverture des points de passage israé­liens vers Gaza. Lors d’une deuxième étape, Israël et le Hamas dis­cu­teront davantage afin de par­venir à la libé­ration de Shalit ».

Cependant, selon un haut res­pon­sable mili­taire israélien, une telle trêve aurait for­cément un caractère tem­po­raire et fragile. « Si une trêve est conclue avec le Hamas et les groupes ter­ro­ristes dans la bande de Gaza, elle sera tem­po­raire et fragile », a déclaré Yossi Beiditz, chef du dépar­tement de la recherche des ren­sei­gne­ments mili­taires, cité par le site du quo­tidien Yediot Aha­ronot avant l’annonce égyptienne.

http://​www​.lorient​-lejour​.com​.lb/​p​a​g​e​.​a​s​p​x​?​p​a​g​e​=​a​r​t​i​c​l​e​&​a​m​p​ ;​i​d​=​374707