Un Palestinien tué par la police israélienne à Jérusalem-​​Est

Maisa Abou Ghazala, mercredi 8 avril 2009

Un auto­mo­bi­liste pales­tinien a été tué par balle mardi dans le quartier de Sur­baher, à Jérusalem-​​Est. Selon la police israé­lienne, qui encer­clait le quartier en raison de la démo­lition d’une maison, le conducteur aurait foncé sur la police frontalière.

L’automobiliste, Iyad Azmi Awissat, 20 ans, aurait tenté de faucher des poli­ciers, ins­tallés à un barrage situé à environ un kilo­mètre du lieu de la démo­lition. Selon le porte-​​parole de la police Micky Rosenfeld, les poli­ciers « ont ouvert le feu et abattu le ter­ro­riste sur les lieux ». Mohamed Amera, 20 ans, qui était le pas­sager de la voiture, a été griè­vement blessé par les tirs.

D’après les rési­dents de Sur­baher, le jeune homme était en train de conduire nor­ma­lement sa voiture, mais la res­pon­sa­bilité de l’action a été reven­diquée par les Bri­gades pour la Libé­ration de Jéru­salem. Le groupe a déclaré que « l’opération est une réaction natu­relle aux crimes de l’occupation Israël et à la démo­lition de la maison de Hussam Dwayat » et s’est engagé à « pour­suivre les opé­ra­tions et la résistance ».

Une cin­quan­taine de Pales­ti­niens a jeté des pierres sur les ‘forces de l’ordre israé­liennes’ sur le site de la fusillade. Les poli­ciers, lour­dement armés, ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes.

(Voir sur le Monde :

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Quelques heures plus tard est com­mencée la des­truction de la maison de Hussam Dwayat, 30 ans, que le 2 juillet avait tué trois Israé­liens et en blessé plus de 45 avec sa pel­le­teuse à Jaffa Road. Hussam tra­vaillait dans le chantier du métro de Jéru­salem et avait foncé sur des véhi­cules et percuté un autobus bondé, avant d’être abattu par un soldat hors service.

Les membres de la famille Dwayat ont été forcés à quitter leur habi­tation. La des­truction des maisons est un typique exemple de châ­ti­ments col­lectifs uti­lisés par le gou­ver­nement israélien.

A 19 heures (Bethléem) le quartier de Sur­baher était tou­jours encerclé et les élèves ne pou­vaient pas encore faire retour à leurs foyers. Une forte tension règne dans le quartier de Jérusalem-​​Est.