URGENCE ! Il faut faire libérer Salah Hamouri !

AFPS 49, samedi 12 avril 2008

Le groupe AFPS d’Angers adresse une pétition au public angevin à l’occasion de 8 heures pour la Palestine, alors que salah Hamouri est placé devant un chantage odieux (voir la Une du site).

Le 12 avril 2008 A Mon­sieur Bernard Kouchner Ministre des Affaires Etran­gères Mon­sieur le Ministre,

Vous connaissez la situation de notre compatriote Salah Hamouri.

Jeudi 10 avril, devant le Tri­bunal mili­taire d’Ofer il a été contraint de céder au chantage du Pro­cureur et de « plaider cou­pable » pour éviter une peine supé­rieure à 7 ans de prison.

Le jugement sera rendu d’ici une semaine.

C’est le temps qu’il vous reste pour inter­venir éner­gi­quement auprès des auto­rités israé­liennes et faire que Salah sorte de prison sans délai, lui qui a entamé sa qua­trième année d’incarcération et n’a commis aucun acte délictueux.

Nous voulons croire, Mon­sieur le Ministre, que la France ne se dérobera pas à son devoir de soli­darité envers un de ses res­sor­tis­sants injus­tement poursuivi.

NOM, prénom Adresse Signature…


Lettre de l’AFPS 49 aux sénateurs et députés du Maine et Loire

Monsieur le Député,

Nous vous alertons dans l’urgence sur le cas de notre jeune com­pa­triote, Salah Hamouri, empri­sonné depuis 3 ans en Israël qui risque d’ici jeudi pro­chain 17 avril d’être condamné à 7 ans de prison par le tri­bunal mili­taire israélien d’Ofer.

Salah Hamouri est un jeune franco-​​palestinien de 23 ans qui habite en ter­ri­toire pales­tinien occupé, au Nord de Jérusalem-​​Est. Sa mère est fran­çaise, née Denise Guidoux. Son père, M. Hamouri, connaît la situation de tous les Pales­ti­niens qui résident à Jérusalem-​​Est : il dispose d’une carte d’identité, dite de Jéru­salem, mais sa natio­nalité n’est pas reconnue – il n’est donc léga­lement ni pales­tinien, ni israélien. Il est de fait « sans nationalité ».

Salah Hamouri, bien que franco-​​palestinien, est donc léga­lement français. Ce jeune homme, étudiant en socio­logie, a été arrêté il y a trois ans, le 13 mars 2005, à l’occasion d’un contrôle d’identité à l’un des nom­breux « chek­points » exis­tants entre Jérusalem-​​Est et Ramallah. Arrêté sans en connaître le motif, il a été conduit en prison puis ensuite traduit devant le tri­bunal mili­taire israélien d’Ofer. Le motif, notifié ulté­rieu­rement de ces déci­sions, est le suivant : être passé en voiture, trois mois plus tôt, devant le domicile d’un rabbin extré­miste, M. Yossef Ovadia, qui est aussi le chef du parti Shass qui sou­tient le gou­ver­nement de Mon­sieur Olmert. Ce fait est combiné avec l’accusation qu’il serait membre du FPLP.

Cela a conduit la « justice » mili­taire à estimer que cette affi­liation (sup­posée) au FPLP était, à elle seule, la preuve acca­blante qu’il avait néces­sai­rement des inten­tions « néga­tives » à l’encontre du rabbin. Pourtant celui-​​ci n’a été l’objet d’aucun acte atten­ta­toire à sa per­sonne ou à sa vie, a for­tiori de la part de Salah.

Après une période de 45 jours d’interrogatoires « spé­ciaux », en iso­lement total, Salah Hamouri a, depuis 3 ans, comparu à 25 reprises devant le tri­bunal mili­taire qui cherche à établir non pas qu’il est l’auteur d’un délit quel­conque (il n’y en a pas eu) mais qu’il est bien membre du FPLP et qu’à ce seul titre il avait donc obli­ga­toi­rement des « inten­tions » néga­tives vis-​​à-​​vis de ce rabbin.

Toutes les audiences ont été reportées faute de témoins pouvant accré­diter cette appar­te­nance poli­tique attribuée à Salah. Les témoins annoncés n’étant pourtant pas insai­sis­sables : ils étaient tous des pri­son­niers. Il ne s’en est pas trouvé un seul, en trois ans, pour venir ou être amené à la barre pour confirmer cette « accu­sation ». En mars dernier, le Pro­cureur du tri­bunal mili­taire pro­posait à la famille, par le biais de l’avocate de Salah, un « marché » qui a été ver­ba­lement ainsi formulé : « 7 ans de prison. C’est à prendre ou à laisser et si vous laissez ce sera pire ». Hier 10 avril, Salah est passé devant le juge mili­taire et sous la pression du chantage a accepté de plaider cou­pable.

Son avocate, Léa Tsemel, a plaidé la clé­mence eu égard l’absence de preuves tan­gibles quant à son intention sup­posée de nourrir des pensées néga­tives contre le rabbin extré­miste Yosef Ovadia.

Elle a aussi fait valoir qu’il était citoyen français et qu’il y avait un fort mou­vement d’opinion der­rière lui dans notre pays.

Le pré­sident du tri­bunal mili­taire rendra son verdict dans une semaine : cela dit l’extrême urgence de nos inter­ven­tions.

C’est pourquoi nous vous demandons, Mon­sieur le Député, d’intervenir sans délai auprès du Ministre des Affaires Etran­gères M. Kouchner et du Pré­sident de la Répu­blique pour une démarche éner­gique en direction des auto­rités israé­liennes en vue de la libé­ration de Salah qui n’a commis aucun acte délic­tueux et déjà fait 3 ans de prison.

Nous vous remer­cions par avance, Mon­sieur le Député, pour votre inter­vention et sommes à votre dis­po­sition pour toute pré­cision que vous jugeriez nécessaire.

Veuillez croire, Monsieur le Député, en toute notre considération.


Fax envoyé à B. Kouchner par Marc Goua, député de Maine-​​et-​​Loire.

Objet : affaire Salah Hamouri – tribunal militaire d’Israël

Monsieur le ministre,

Vous n’êtes pas sans ignorer la situation de Salah Hamouri, jeune franco-​​palestinien de 23 ans, habitant au nord de Jérusalem-​​est, et arrêté à l’occasion d’un contrôle d’identité en 2005 pour appar­te­nance sup­posée au FPLP. Depuis trois ans, notre com­pa­triote actuel­lement enfermé dans les geôles israé­liennes, a vu son procès reporter à vingt-​​cinq reprises, faute de preuves tan­gibles. La situation de ce jeune français est aujourd’hui dans l’impasse, puisqu’il s’est vu contraint de plaider cou­pable, afin de ne pas être condamné à une peine alourdie, malgré l’absence de témoin à la barre.

Mon­sieur le Ministre, le « jugement » du tri­bunal mili­taire étant actuel­lement en délibéré jusqu’à la fin de la semaine, je sou­haite obtenir de plus amples infor­ma­tions sur les actions que vous conduisez actuel­lement afin d’aboutir au règlement équi­table de cette affaire.

Dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Mon­sieur le Ministre, en l’expression de ma consi­dé­ration distinguée.

Le Député de Maine et Loire

Marc GOUA