Tract pour le 1er Mai distribué à la manifestation

Afps Pau, lundi 5 mai 2008

Ne faites plus entendre le bruit des bottes dans ce qu’il nous reste de Palestine, et nous n’aurons plus à mourir pour la défendre Réponse à ceux qui ne voient en nous que des terroristes

Israël ne veut pas la paix ; il veut toute la Palestine.

60 ans que le Monde est témoin de la tra­gédie du peuple pales­tinien, témoin de la dépos­session lente et pro­gressive de son espace vital ; sa terre. Mais Le Monde se tait, et fait comme s’il n’avait rien vu, rien entendu. Les Pales­ti­niens pour ne pas dis­pa­raitre ont du résister, non seulement au déchai­nement média­tique d’un demi siècle d’interprétations, et de men­songes, mais surtout résister à une guerre colo­niale, dont la bru­talité n’a d’égale que la dis­pro­portion des forces qui dans un autre contexte géos­tra­té­gique ferait hurler tous les démo­crates libéraux. Les même qui restent insen­sibles face aux humi­lia­tions que subit ce peuple sous occu­pation militaire.

L’Etat d’Israël rêve du jour où il recou­vrira toute la Palestine ; c’est mani­fes­tement ce rêve qui rend la paix impro­bable. Avec Le Mur d’Annexion, la ghet­toï­sation du peuple Pales­tinien continue d’avancer contre toutes les leçons de l’histoire et autres devoirs de mémoire que rien ne vient troubler. Ce mur est un cancer qui ronge la Palestine. Tout a été pro­grammé avec la minutie d’un expert pervers et obses­sionnel qui mesure le temps en poids de souf­france pour contraindre les pales­ti­niens à l’exil forcé mais « volon­taire, » une forme de « transfert » si cher aux diri­geants Israé­liens d’un peuple frappé d’amnésie. Les inti­fadas sont venues rap­peler au monde des vérités pre­mières : Israël dans sa vérité nue est un état occupant, colonial et raciste qui depuis sa création n’a jamais montré un signe d’apaisement. Les illu­sion­nistes de la Paix gagnent toutes les batailles de la com­mu­ni­cation en bottant en touche, au nez et à la barbe du monde impas­sible, toutes les réso­lu­tions inter­na­tio­nales, ou autres conven­tions de Genève.

Réex­pé­diant tous les Pales­ti­niens pour la énième fois à la case départ, du moins ce qu’il en reste : un espace devenu tel­lement virtuel que qui­conque en parle l’évoque en pour­centage fluc­tuant à la baisse. La tra­gédie du peuple pales­tinien c’est celle de la mort pro­grammée d’un peuple aux mains nues qui refuse de vivre à genoux. Et si l’occupation et les troupes de la colo­ni­sation se retirent, per­sonne n’aura plus à mourir des consé­quences de l’occupation.

Association France Palestine Solidarité de Pau

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