Terrorisme d’état israélien à Gaza.

C. Léostic, dimanche 2 juillet 2006

La der­nière d’une série d’attaques aériennes et d’incursions mili­taires israé­liennes menées par Israël depuis mer­credi, a réduit en flames les bureau du Premier ministre et blessé plu­sieurs de ses gardes.

JPEG - 3.8 ko
Tir sur le bureau du Premier ministre palestinien

Ehud Olmert doit réunir son cabinet dimanche pour « décider des pro­chaines étapes » de l’opération israé­lienne en ter­ri­toire pales­tinien. On parle d’échanges de pri­son­niers, de libé­ration des élus du Par­lement pales­tinien qui ont été kid­nappés à Ramallah, contre le soldat de l’armée d’occupation.

Des cen­taines de mis­siles et obus ont frappé Gaza depuis 5 jours, faisant des dégâts de mil­lions de dollars qui deman­deront des mois de travail de répa­ration. Les auto­rités gou­ver­ne­men­tales pales­ti­niennes à Gaza ont com­mencé à ouvrir des routes alter­na­tives aux routes, ponts ou chemins, toute l’infrastructure civile déli­bé­rément détruite par les frappes de l’armée d’occupation.

Dans la nuit de samedi à dimanche, les missiles ont frappé une école à Gaza.

La Croix rouge inter­na­tionale, les agences des Nations unies et les ONG pales­ti­niennes pré­viennent qu’une crise huma­ni­taire extrême est immi­nente à Gaza privée d’eau, d’électricité, de nour­riture et de médi­ca­ments. Et ce n’est pas l’entrée auto­risée aujourd’hui par Israël - quelle géné­rosité, quel souci de la popu­lation pales­ti­nienne !- par le point de passage de Karni d’un convoi de nour­riture qui va sou­lager les cen­taines de mil­liers de civils empri­sonnés sous les bombes à Gaza.

La Com­mu­nauté inter­na­tionale qui "déplore" géné­ra­lement l’offensive israé­lienne et qui a les moyens d’y mettre un terme, est en train de regarder assas­siner le peuple pales­tinien de Gaza.

Selon le quo­tidien israélien Haaretz, les res­pon­sables israé­liens des Affaires étran­gères ont exprimé leur « satis­faction d’avoir obtenu le soutien inter­na­tional quant à la légi­timité des opé­ra­tions israé­liennes » tandis que les Etat unis semblent avoir modéré d’une fraction leur soutien incon­di­tionnel en demandant qu’Israël « ne mette pas en danger le pré­sident Abbas, ne mette pas en danger les civils, ne détruise pas les infra­struc­tures » !! Hypo­crisie effrayante quand on sait que ce sont des cen­taines de frappes qui visent l’ensemble de la bande de Gaza dont le pré­sident Abbas n’a d’ailleurs pas été autorisé à sortir.

Le gou­ver­nement français tente, lui, de faire libérer son « res­sor­tissant ». C’est que le soldat de l’armée d’occupation israé­lienne est aussi français.

Mais ce n’est pas tant la question de sa libé­ration qui importe que l’illégalité de sa pré­sence à la limite du mur qui empri­sonne Gaza.

S’il est Israélien il est membre d’une armée d’occupation qui met en œuvre une poli­tique colo­niale et de ter­ro­risme d’état contre laquelle la résis­tance est légitime et reconnue comme telle par les Conven­tions internationales.

S’il est français que fait-​​il là, armé, sous l’uniforme d’une armée d’occupation étrangère, en vio­lation de toutes les lois internationales ?

Si au niveau humain, on peut sou­haiter qu’un pri­sonnier soit libéré, que dire des quelque 8500 pri­son­niers pales­ti­niens qui crou­pissent, pour cer­tains depuis plus de 20 ans, dans les geôles israé­liennes, dans des condi­tions souvent inac­cep­tables au niveau huma­ni­taire et en vio­lation des conven­tions inter­na­tio­nales - puisqu’une puis­sance occu­pante n’a PAS LE DROIT DE DEPLACER, a for­tiori d’EMPRISONNER SUR SON TER­RI­TOIRE LES CITOYENS DU PEUPLE OCCUPE.

Que dire des dizaines d’élus pales­ti­niens kid­nappés à Ramallah, ministres, députés, maires, ou autres offi­ciels, en vio­lation fla­grante du droit inter­na­tional qui assure l’immunité aux élus du peuple ?

Que dire des attaques mili­taires contre la vie de res­pon­sables élus démo­cra­ti­quement, comme le Ministre de l’Intérieur pales­tinien visé hier et le Premier ministre nom­mément menacé ?

Le gou­ver­nement d’Israël est en per­ma­nence dans l’illégalité absolue en ce qui concerne les assas­sinats ciblés ou les pri­son­niers, sans parler des colonies, toutes illé­gales, sans parler du Mur d’annexion, illégal, des routes de contour­nement, illé­gales, des spo­lia­tions de terre et d’eau, illé­gales, des puni­tions col­lec­tives, illégales.

Etat ter­ro­riste, Etat hors la loi, Israël doit être mis au ban des nations démo­cra­tiques tant qu’il poursuit sa poli­tique et ses pra­tiques colo­niales et qu’il refuse de se conformer au droit international.

Il faut arrêter l’offensive contre Gaza, il faut libérer les pri­son­niers pales­ti­niens (alors le soldat sera libéré !), il faut imposer le droit et la justice comme seule solution à la « crise » créée par l’occupation de la Palestine par Israël.

JPEG - 9.7 ko
Tir d’artillerie sur le nord de Gaza 1 7 2006

Israël s’est mis hors la loi. C’est Israël qu’il faut sanctionner !