Stop the wall - action contre le mur en Palestine

FSE - Londres, octobre 2004, jeudi 21 octobre 2004

C’est pourquoi, nous par­ti­ci­perons à la semaine de mobi­li­sation inter­na­tionale contre le mur de l’apartheid du 9 au 16 novembre…

A consulter : Campagnes passées

A Lire : Appel de la Cam­pagne contre le Mur d’Apartheid


Appel de l’Assemblée des mou­ve­ments sociaux - Forum Social Européen - Londres octobre 2004

Nous sommes issus de toutes les cam­pagnes et de tous les mou­ve­ments sociaux et citoyens, orga­ni­sa­tions de "sans", orga­ni­sa­tions syn­di­cales, orga­ni­sa­tions de défense des droits humains, orga­ni­sa­tions de soli­darité inter­na­tionale, mou­ve­ments fémi­nistes, mou­ve­ments paci­fistes contre la guerre.

Nous venons de toutes les régions d’Europe pour nous ren­contrer à Londres lors de ce 3ème Forum européen.

Nous sommes divers et plu­riels, ce dont nous avons fait une force.

La guerre repré­sente aujourd’hui le visage le plus dur et le plus sombre du libéralisme.

La guerre et l’occupation de l’Irak, l’occupation de la Palestine, les mas­sacres en Tchét­chénie et les guerres cachées du continent africain ruinent l’avenir de l’humanité.

La guerre en Irak a été jus­tifiée par des men­songes. Aujourd’hui l’Irak est humilié et détruit. Les Ira­kiens sont pri­son­niers de la guerre et de la terreur. L’occupation n’a débouché en aucune façon sur la liberté et de meilleures condi­tions de vie. Bien au contraire, elle a ren­forcé les par­tisans du "choc des civi­li­sa­tions". Nous nous battons pour un arrêt immédiat des bom­bar­de­ments, le retrait des troupes d’occupation de l’Irak, et pour la res­ti­tution immé­diate de la sou­ve­raineté au peuple irakien. Nous sou­tenons le droit du peuple irakien à résister à l’occupation.

Nous sou­tenons les mou­ve­ments israé­liens et pales­ti­niens qui se battent pour une paix juste et durable. Suite à la décision de la Cour inter­na­tionale de justice et au vote unanime des pays euro­péens lors de l’Assemblée générale de l’ONU, nous demandons la fin de l’occupation israé­lienne et la des­truction du mur de l’apartheid.

Nous demandons des sanc­tions écono­miques et poli­tiques contre le gou­ver­nement israélien tant que celui-​​ci conti­nuera de violer le droit inter­na­tional et les droits du peuple palestinien.

C’est pourquoi, nous par­ti­ci­perons à la semaine de mobi­li­sation inter­na­tionale contre le mur de l’apartheid du 9 au 16 novembre et aux journées d’action euro­péennes du 10 et 11 décembre, anni­ver­saire de la décla­ration uni­ver­selle des droits de l’homme.

Le dérè­glement cli­ma­tique à l’échelle mon­diale est une menace sans pré­cédent pour l’avenir de nos enfants et de l’humanité. Nous sou­tenons l’appel des orga­ni­sa­tions envi­ron­ne­men­tales pour une action inter­na­tionale sur le chan­gement cli­ma­tique en 2005. Nous sou­tenons les cam­pagnes contre les OGM et pour une agri­culture, une ali­men­tation et un envi­ron­nement sûrs.

En février 2005, nous nous join­drons aux actions et mani­fes­ta­tions contre le sommet de l’OTAN à Nice. Face à la volonté des grandes puis­sances de continuer à diriger le monde pour y déve­lopper le modèle néo­li­béral, nous nous enga­geons à nous mobi­liser mas­si­vement à l’occasion de la tenue du G8 en Ecosse en juillet 2005.

Nous luttons pour une autre Europe qui rejette le sexisme et les vio­lences faites aux femmes et reconnaît le droit à l’avortement. Nous sou­tenons la journée inter­na­tionale de mobi­li­sation contre les vio­lences faites aux femmes le 25 novembre et les mobi­li­sa­tions orga­nisées pour le 8 mars, journée inter­na­tionale de la femme. Nous sou­tenons l’initiative euro­péenne des 28 et 29 mai à Mar­seille pro­posée par la Marche mon­diale des femmes.

Nous sommes contre le racisme et l’Europe for­te­resse, pour les droits des migrants et des deman­deurs d’asile, pour la liberté de cir­cu­lation, pour la citoyenneté de rési­dence et la fer­meture des centres de rétention. Nous sommes contre l’expulsion des immigrés. Nous pro­posons une journée d’action le 2 avril 2005 contre le racisme, pour la liberté de cir­cu­lation, pour le droit d’installation comme une alter­native à une Europe fondée sur l’exclusion et l’exploitation.

Au moment où le traité consti­tu­tionnel euro­péenn entre dans la phase de rati­fi­cation, nous tenons à affirmer qu’une consul­tation directe des peuples de l’Europe est néces­saire. Ce projet ne répond pas à nos aspi­ra­tions. Ce traité consti­tu­tionnel consacre le néo­li­bé­ra­lisme comme doc­trine offi­cielle de l’UE.

Il fait de la concur­rence le fon­dement du droit com­mu­nau­taire et de toutes les acti­vités humaines. Il ne tient aucun compte des objectifs d’une société sou­te­nable d’un point de vue écolo­giste. Il res­treint la libre cir­cu­lation des per­sonnes et refuse l’égalité des droits à ceux qui résident en Europe sans pos­séder la natio­nalité d’un Etat membre.

Il accorde un rôle à l’OTAN sur les poli­tiques étran­gères et de défense euro­péennes et pousse à la mili­ta­ri­sation de l’Union euro­péenne. Enfin, il main­tient le social dans le statut de pièce rap­portée d’une construction euro­péenne fondée sur le primat du marché, et acte, de fait, le déman­tè­lement déjà pro­grammé des ser­vices publics.

Nous luttons pour autre une Europe. Nos mobi­li­sa­tions portent l’espoir d’une Europe sans chômage ni précarité.

Nous nous battons pour une agri­culture pay­sanne qui assure la sou­ve­raineté ali­men­taire, pré­serve les emplois et défende, comme biens communs, la qualité de l’environnement et des pro­duits agroa­li­men­taires. Nous voulons une Europe ouverte sur le monde, res­pectant le droit d’asile, per­mettant à chacun d’y cir­culer librement, recon­naissant la citoyenneté de rési­dence à tous les étrangers y habitant.

Nous demandons une véri­table égalité sociale entre les femmes et les hommes et l’égalité des rému­né­ra­tions. Nous voulons une Europe qui promeut la diversité cultu­relle et lin­guis­tique et res­pectera le droit des peuples à l’autodétermination, c’est-à-dire de décider de leur futur de façon démo­cra­tique. Nous nous battons pour une autre Europe, une Europe res­pec­tueuse des droits des salariés et qui garan­tisse des salaires cor­rects et un haut niveau de pro­tection sociale. Nous luttons contre toutes les mesures qui, en mettant en oeuvre de nou­velles formes de sous-​​traitance, déve­loppent la pré­carité du travail.

Nous nous battons pour une Europe qui refuse la guerre, favorise la soli­darité inter­na­tionale et une société écolo­gi­quement durable. Nous luttons pour le désar­mement, contre les armes nucléaires et contre les bases mili­taires des Etats-​​Unis et de l’OTAN. Nous sou­tenons tous ceux qui refusent de servir dans l’armée.

Nous rejetons la pri­va­ti­sation des ser­vices publics et des biens communs comme l’eau. Nous nous battons pour que les droits des êtres humains, les droits sociaux, écono­miques, poli­tiques, culturels et écolo­giques l’emportent sur le droit de la concur­rence, la logique du profit et l’asservissement des pays du Sud par la dette.

Nous refusons l’utilisation de la "guerre contre le ter­ro­risme" pour remettre en cause les droits civils et démo­cra­tiques et pour stig­ma­tiser les diver­gences d’opinion et cri­mi­na­liser les conflits sociaux.

Le mou­vement social européen sou­tient la mobi­li­sation nationale du 30 octobre en Italie lors de la signature du traité consti­tu­tionnel européen - contre la guerre, le néo­li­bé­ra­lisme, le racisme, pour le retrait des troupes d’Irak et pour une autre Europe. Nous sou­tenons la mobi­li­sation en janvier 2005 contre le sommet sur le traité consti­tu­tionnel européen entre la France, l’Espagne et l’Allemagne. Nous sou­tenons la mobi­li­sation du 11 novembre 2004 contre la directive Bol­ken­stein.

Alors que la nou­velle Com­mission euro­péenne affiche sans ver­gogne un profil ultra­li­béral, il nous faut engager un pro­cessus de mobi­li­sation à l’échelle de toute l’Europe pour imposer la recon­nais­sance des droits sociaux, poli­tiques, écono­miques, culturels et écolo­giques, tant indi­vi­duels que col­lectifs, des femmes comme des hommes.

Ce pro­cessus de mobi­li­sation, qui doit per­mettre l’implication de tous les peuples d’Europe doit regrouper, au-​​delà des diver­gences, toutes les forces prêtes à s’engager à lutter contre le modèle néo­li­béral européen.

Le 20 mars 2005 mar­quera l’anniversaire du début de la guerre en Irak. Les 22 et 23 mars, le Conseil européen se réunira à Bruxelles.

Nous appelons à des mobilisations dans tous les pays d’Europe.

Nous lançons un appel pour une mani­fes­tation cen­trale à Bruxelles le 19 mars, contre la guerre et le racisme, contre l’Europe néo­li­bérale, contre les pri­va­ti­sa­tions, contre le projet de directive Bol­ken­stein et les attaques contre le temps de travail, pour une Europe des droits et de la soli­darité entre les peuples. Nous lançons un appel à tous les mou­ve­ments sociaux et au mou­vement syn­dical européen pour être dans la rue ce jour-​​là.