Six pêcheurs palestiniens capturés au large de la côte de Gaza par une canonnière israélienne

Samidoun, Réseau de Solidarité avec les Prisonniers Palestiniens, mercredi 2 novembre 2016

Six pêcheurs palestiniens de Gaza ont subi des tirs et ont été capturés ce matin, mardi 1er novembre, par la marine de l’occupant israélien. Malgré l’annonce la semaine dernière que la zone de pêche palestinienne était en train d’être « étendue » par les forces navales de l’occupant à neuf milles nautiques, les deux bateaux de pêche ont été attaquées à quatre milles nautiques au large du littoral de Beit Lahiya, au Nord de Gaza, le jour même où l’« extension" de la zone de pêche devait être appliquée. Il faut remarquer que cette zone de pêche « étendue » représente moins de la moitié même des dispositions de l’accord d’Oslo de 1993.

Sous les tirs, les six pêcheurs ont été forcés de se dévêtir, de sauter dans l’eau et de nager vers la canonnière de la marine ; leurs deux bateaux et 55 filets ont été confisqués et les six pêcheurs capturés : Mohammed Khalil Abu Riyalah, 35 ans ; Shaher Muhsen Abu Riyalah, 20 ans ; Khaled Khaled Abu Riyalah, 22 ans ; Ali Hasan Khalil Abu Riyalah, 19 ans ; Bilal Hasan Khalil Abu Riyalah, 14 ans ; et Hasan Hasan Abdel-Rahman Abu Sama’an, 55 ans, qui tous sont des réfugiés palestiniens du camp de réfugiés de Shati dans la Ville de Gaza, a rapporté le Centre Palestinien des Droits de l’Homme. Les six pêcheurs capturés ont été emmenés à Ashdod, ainsi que leurs bateaux.

Plus de 120 pêcheurs palestiniens et leurs bateaux ont subi les tirs des forces navales israéliennes au large du littoral de Gaza jusqu’ici au cours de l’année 2016. Le blocus naval imposé à Gaza et le bouclage de la zone de pêche ont entraîné une crise massive de l’activité de pêche autrefois prospère de Gaza, dont dépendent 70.000 Palestiniens. Les pêcheurs palestiniens ont très souvent subi des tirs des canonnières, lesquels ont causé des blessures graves amenant parfois à changer de vie, et contribuant en outre aux ravages économiques et sociaux. Les bateaux sont rarement rendus à leurs propriétaires palestiniens après avoir été confisqués par la marine de l’occupant.

Traduit de l’anglais par Yves Jardin, membre du GT de l’AFPS sur les prisonniers