Ziad Medoukh, lundi 21 avril 2008
Toutes les universités de la Bande de Gaza sont fermées depuis plus d’une semaine à cause de manque de moyens de transports et de carburants puisque les frontières qui relient la Bande de Gaza à l’extérieur sont fermées par ordre militaire israélien.
Ce matin, les universités de Gaza ont décidé de suspendre les cours pour une semaine de plus. Et si cette situation doit durer longtemps, le pire attend nos étudiants qui sont à la fin de leur année universitaire.
Plus de 42.000 étudiants sont obligés de rester chez eux privés de suivre leurs cours et leurs examens universitaires.
Nous lançons cet appel aux universités européennes : professeurs et étudiants, afin qu’elles fassent pression contre les mesures illégales de l’occupation, montrer leur solidarité avec les universités de Gaza, qu’elles exigent des autorités israéliennes de finir le blocus imposé sur la Bande de Gaza et autoriser la reprise de l’entrée des carburants afin de donner l’occasion à nos professeurs et étudiants de se rendre à leurs universités pour poursuivre les cours et permettre à nos étudiants de finir leur année universitaire d’une façon normale.
Malgré la situation très difficile dans la bande de Gaza avec la poursuite des attaques israéliennes contre Gaza et le blocus imposé, les universités et les écoles ont pu résister,les professeurs et les étudiants ont fait beaucoup d’efforts pour continuer de venir à leurs cours même à pied, mais depuis une semaine et avec la fermeture totale de toutes les frontières, il n’y a plus de voitures et de bus qui circulent dans Gaza [1]. La vie est presque morte à Gaza.
L’éducation est sacrée en Palestine qui célèbre le mois prochain le 60 éme anniversire de la catastrophe, la Nakba.L’éducation représente l’espoir pour les jeunes Palestiniens souvent traumatisés par la situation dans notre pays.
C’est la première fois depuis les années 80, la date de création des universités de Gaza, que cette fermeture et cette suspension des cours arrivent, toutes les mesures de l’occupation et les évenements de deux Intifadas palestiniennes n’ont jamais réussi à arrêter les cours dans nos universités.
C’est vrai que la situation à Gaza est devenue catastrophique à tous les niveaux, mais pour nous la poursuite de la scolarité de nos jeunes est une nécessité et une priorité nationale.
Avec le blocus et le désespoir total dans la Bande de Gaza, nous lançons un seul appel :
Sauvez l’éducation dans la Bande de Gaza,sauvez l’avenir de nos jeune étudiants, sauvez leur espoir, sauvez la vie à Gaza.
[1] selon les responsables des services sanitaires et des ambulances de la bande de Gaza, les ambulances ne peuvent plus circuler faute de carburant Voir Imemc, en anglais : http://www.imemc.org/article/54320