Sauver le village palestinien de Lifta d’une destruction totale. Pétition.

Palestine Think Tank, dimanche 6 décembre 2009

La muni­ci­palité de Jéru­salem a dressé des plans pour trans­former Lifta, (village pales­tinien situé sur les pentes de Jérusalem-​​Ouest, aban­donné depuis que les forces d’invasion clan­des­tines de la Haganah, sou­tenues par le gang de Stern, ont chassé le dernier de ses habi­tants pales­ti­niens, en 1948) en une création luxueuse et réservée aux juifs - dans un pro­cessus qui réin­vente son histoire.

1948 - In memoriam

Lifta, un très pit­to­resque village pales­tinien situé sur les pentes de Jérusalem-​​Ouest, au-​​dessous de l’autoroute qui relie celle-​​ci à Tel-​​Aviv. Il est aban­donné depuis que les forces d’invasion clan­des­tines de la Haganah, sou­tenues par le gang de Stern, ont chassé le dernier de ses habi­tants pales­ti­niens, en 1948, lors du net­toyage eth­nique de la Palestine.

C’est le seul évènement à avoir changé la nature du site comme de toute la région. Même si des dizaines de maisons ont été démolies, beaucoup restent dressées dans le paysage.

Lifta est considéré par beaucoup comme un exemple rare et éloquent de l’architecture rurale pales­ti­nienne, avec ses rues étroites ali­gnées sur les pentes des monts alentour. Ses formes cubistes sont une mani­fes­tation splendide de la maî­trise des tailleurs de pierres pales­ti­niens qui sont les pro­prié­taires et les bâtis­seurs indi­gènes de ces maisons.

Aujourd’hui, Lifta est plus ou moins une ville fantôme sus­pendue dans l’espace, restant déserte alors que la plupart de ses habi­tants pales­ti­niens ori­ginels vivent dans des com­mu­nautés envi­ron­nantes. Les auto­rités israé­liennes leur refusent l’autorisation d’y revenir.

Main­tenant, la muni­ci­palité de Jéru­salem a dressé des plans pour trans­former Lifta en une création luxueuse et réservée aux juifs - dans un pro­cessus qui réin­vente son histoire.

Le Plan, n° 6036, a été conçu par deux bureaux d’architectes : G. Kartas/​S. Grueg et S. Ahronson, dans le cadre de la « pla­ni­fi­cation de l’espace local de Jéru­salem ». Le plan a été pré­senté le 28 juin 2004 et, comme son nom l’indique, se réfère au « Prin­temps du Citoyen ». Soumis à la Com­mission d’urbanisme de la muni­ci­palité de Jéru­salem en 2004, le plan a été approuvé par une com­mission régionale.

En 2005, des objec­tions au plan ont été sou­levées par plu­sieurs orga­ni­sa­tions, dont Bimkom (Centre pour un urba­nisme israélien alter­natif) et les repré­sen­tants du Comité régional de l’organisation et de la construction pour la zone de Jérusalem/​Al-​​Quds.

Les principaux points :

- Les habi­tants pales­ti­niens ori­gi­naires de Lifta, leur mémoire du village, leur exil et leur grand désir de revenir à Lifta ne sont pas évoqués, ni même exa­minés par le plan d’ensemble de la municipalité.

- Lifta rend le moment de la des­truction de la vie pales­ti­nienne en 1948. Ses 3 000 habi­tants d’origine ont dû partir - la plupart vers Jérusalem-​​Est et Ramallah. Cependant, contrai­rement à beaucoup des 530 villes et vil­lages pales­ti­niens envahis et rasés pendant la guerre de 1947/​48, un petit nombre de maisons de Lifta sont restées presque intactes, tou­jours vides mais déclarées « offi­ciel­lement » réoccupées.

- Cet ensemble de cir­cons­tances a placé Lifta dans une position unique : ses habi­tants ori­ginels sont tou­jours pré­sents, vivant dans les Ter­ri­toires pales­ti­niens occupés ou dans la région de Chicago avec le désir que les injus­tices com­mises en 1948 soient reconnues et réparées.

- En Israël, les projets de réno­vation sont fré­quemment uti­lisés pour s’inventer une his­toire nationale, au mépris des contra­dic­tions pro­fondes entre urba­nisme et droits humains que créent inévi­ta­blement de telles initiatives.

- Avec Lifta, nous avons un lieu où une trans­for­mation nationale de plus résulte de l’effacement de la mémoire d’un autre peuple, comme en atteste le nouveau plan d’ensemble.

- Lifta est une incar­nation tan­gible du contexte plus large des évène­ments de la région en 1947/​48. Lifta peut devenir un site vital de réflexion et de com­pré­hension du concept de conti­nuité historique.

- Le patri­moine de Lifta est une his­toire d’une société mul­ti­cul­tu­relle, dotée d’un fort sen­timent de com­mu­nauté eth­ni­quement et reli­gieu­sement diverses de musulmans, juifs et chré­tiens qui a ren­fermé une égalité civile saine parmi ses habi­tants et les com­mu­nautés voi­sines. Si Lifta devait être rajeuni avec toute la dili­gence qui s’impose pour la pré­ser­vation de sa mémoire, il pourrait offrir une occasion unique pour engager un nouveau dia­logue vers une issue conciliatrice.

Objectif de la pétition :

Cette pétition vise à sauver Lifta grâce au Fonds des Monu­ments du monde, entre autres, et à attirer l’attention sur cet endroit menacé par la négli­gence, le van­da­lisme et une occu­pation forcée par des colons extrémistes.

Signer la pétition

http://www.ipetitions.com/petition/...

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Merci de visiter le site source : 1948 - In memoriam

http://www.1948.org.uk/

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Pour signer

Qand vous cliquez sur http://​www​.ipe​ti​tions​.com/​p​e​t​i​tion/… vous arrivez en bas de page sur Sign the petition * Name : * Email : Com­ments : que vous rem­plissez et dessous vous cliquez sur "sign the petition" et c’est tout.

On voit apparaître alors en haut "your signature has been registered".