Samir Kassir. Liban : le printemps inachevé

Sindbad/​Actes Sud, jeudi 2 février 2006

Traduit de l’arabe (Liban) par Hoda Salibi à paraître le 3 février 2006. 128 pages 12

Juste un mois avant son assas­sinat à Bey­routh, le 2 juin dernier, Samir Kassir a prpoposé à Actes Sud d’écrire un livre dans lequel il ana­ly­serait les événe­ments du Liban jusqu’au retrait de l’armée syrienne. En tant qu’éditorialiste du grand quo­tidien de Bey­routh An-​​Nahar, et surtout en tant que fon­dateur, avec d’autres intel­lec­tuels et mili­tants libanais - dont le romancier Elias Khoury -, du Mou­vement de la gauche démo­cra­tique, il avait joué un rôle de premier plan dans ce qu’on appelle main­tenant cou­ramment l’"Intifada de l’indépendance". D’où l’idée de réunir dans un petit volume une ving­taine de ses articles sur la situation au Liban - et en syrie - dans les­quels, avec autant d’audace que de péné­tration, il explique pourquoi l’indépendance du Liban dépend de la démo­cra­ti­sation de la Syrie, et pourquoi celle(ci ne pourra se réa­liser tant que le Liban n’aura pas recouvré sa sou­ve­raineté. A ces articles sera ajoutée, pour mémoire, une courte étude sur le même thème publiée en français dans une revue spécialisée.

Né à Bey­routh en 1960, Samir Kassir a été édito­ria­liste au grand quo­tidien An-​​Nahar et pro­fesseur d’histoire contem­po­raine à l’université Saint-​​Joseph. Il a publié : La guerre du Liban (Kar­thala, 1994) ; His­toire de Bey­routh (Fayard, 2003) ; Consi­dé­ra­tions sur le malheur arabe (Sindbad/​Actes Sud, 2004) et, en col­la­bo­ration avec Farouk Mardam-​​Bey, Iti­né­raires de Paris à Jéru­salem, la France et le conflit israélo-​​arabe (2 tomes, Ins­titut des études pales­ti­niennes, 1992-​​1993).

Il a été assassiné le 2 juin 2005, à Bey­routh, dans un attentat à la voiture piégée.