Salah Hamouri dément les propos de Richard Prasquier, président du CRIF

Comité national de soutien à Salah Hamouri, mardi 20 décembre 2011

Nous avons été bien ins­pirés, en écrivant dans le dernier com­mu­niqué publié saluant la libé­ration de Salah, que désormais nous le met­tions « sous la pro­tection de son Comité de soutien et aussi de l’opinion publique. »

En effet, voici qu’aujourd’hui mardi, deux jours après sa libé­ration, cer­tains médias israé­liens – aus­sitôt repris sans la moindre véri­fi­cation par Richard Pras­quier, le pré­sident du CRIF – affirment dans un « tam-​​tam » assour­dissant que Salah aurait déclaré à des jour­na­listes de l’agence Reuters que « Le rabbin Yossef Ovadia mérite la mort. »

Natu­rel­lement Salah n’a jamais dit ni pensé cela. Il a fait d’ailleurs une mise au point immé­dia­tement en ce sens. Mais non seulement lui, mais les jour­na­listes de l’agence Reuters qui l’ont inter­viewé, démentent aussi, enre­gis­trement à l’appui, les propos attribués à Salah.

N’empêche : voici que la haine se répand immé­dia­tement contre Salah et contre sa famille. Un site publie un pam­phlet odieux où il est indiqué : « Denise Hamouri peut être fière d’avoir mis au monde un assassin. » Il continue en écrivant : « Pour bien des Israé­liens c’est Hamouri qui mérite de mourir. »

Et Richard Prasquier, une nouvelle fois, apporte de l’eau sale à ce moulin…

Nous en appelons donc aux auto­rités fran­çaises car ces cam­pagnes de haine sont dan­ge­reuses. Elles peuvent atteindre gra­vement à l’intégrité de Salah et de sa famille. Nous leur demandons for­mel­lement de prendre toutes les mesures qui s’imposent en pareilles circonstances.

Nous demandons aussi solen­nel­lement à Richard Pras­quier de démentir immé­dia­tement et en per­sonne les propos qu’il a repris à son compte et de s’excuser, sous peine d’encourir les rigueurs de la loi qui sont par­ti­cu­liè­rement nettes et fermes en matière d’incitation…

Salah est libéré mais ce n’est pas du goût de tous.

Contre ces fau­teurs de haine et de troubles, sinon plus, restons unis et vigilants.