Saint Valentin ; lettre ouverte aux amoureux

Campagne BDS France, dimanche 14 février 2010

Pour la St Valentin, dites le avec des fleurs, mais pas n’importe lesquelles !

Un amour, pour durer, ne peut pas se sous­traire au monde qui l’entoure. Sans quoi, un beau jour, face à une situation, le couple se déchire : l’un(e) s’affiche dans un sens, l’autre en sens inverse, et c’est la rupture.

Avant d’en arriver là, savez-​​vous d’où viennent les fleurs que vous allez lui offrir ?

Beaucoup viennent de Hollande, pays de fleurs.

Mais en réalité beaucoup parmi ces fleurs de Hollande viendraient d’Israël.

En effet, selon le site de la Chambre de com­merce France-​​Israel, "A l’occasion de la Saint-​​Valentin, Israël expédie vers l’Union Euro­péenne environ 50 mil­lions de fleurs. Ces lots arrivent dans la nuit à la bourse aux fleurs aux Pays Bas. Fraî­chement condi­tionnées, elles repartent avec le sceau « Made in Holland » vers le reste du monde."

Alors, pourquoi tous ces circuits compliqués ?

Tout sim­plement parce qu’Israël cherche à déve­lopper de fruc­tueuses rela­tions com­mer­ciales en mas­quant la poli­tique d’épuration eth­nique qu’il impose depuis long­temps au peuple pales­tinien : dépos­session, colo­ni­sation inin­ter­rompue de la Cis­jor­danie, blocus de Gaza, atteintes graves aux droits des Pales­ti­niens d’Israël, judaï­sation de Jéru­salem, mépris du droit international.

De plus en plus condamnée par l’opinion publique inter­na­tionale, cette poli­tique fait l’objet d’un mou­vement de Boycott, Dés­in­ves­tis­sement, Sanc­tions (BDS) à l’image de la mobi­li­sation qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud.

Ce mou­vement, dont nous sommes, a été lancé par la société civile pales­ti­nienne. C’est pourquoi nous vous recom­mandons de boy­cotter les pro­duits d’Israël et de ses colonies jusqu’à ce que ce pays se conforme au droit inter­na­tional. Et d’exiger leur tra­ça­bilité, l’ind ication de leur pro­ve­nance réelle.

La Saint-​​Valentin, c’est le rêve d’une vie en roses,

mais exigeons de savoir d’où viennent les bouquets

et ne soyons pas complices d’une politique d’apartheid !