Répression de la résistance populaire en Palestine occupée

AFPS, jeudi 4 juillet 2013

Mohamed Khatib, animateur du mouvement de résistance populaire non violente contre l’occupation, a été arrêté ce mercredi 3 juillet 2013 alors qu’il participait à une action de protestation contre l’extension d’une colonie à Betein, à l’est de Ramallah. Arrêté dès le début de la manifestation, pour participation à un rassemblement non autorisé, et transféré à la prison d’Ofer, il devrait être libéré contre une caution de 5000 NIS après son passage devant le tribunal militaire.

Hassan Burjiya, militant du village d’Al Masara, a été arrêté le même jour suite à une action de blocage de routes et est encore détenu. Nous devons rapprocher ces arrestations de celles, survenues le 28 juin, à Nabi Saleh d’un jeune manifestant, de Rana Nazzal et de Nariman Tamimi, une des leaders du comité populaire de ce village, que nous avions accueillie en France en mars dernier. Libérés contre une caution à 2250 NIS, ils sont en résidence surveillée, sous l’accusation d’avoir pénétré dans une « zone militaire » (sic) lors de la manifestation hebdomadaire de ce village.

Rappelons le caractère totalement discrétionnaire de la réglementation militaire qui permet de déclarer sans délai « zone militaire » tout espace public ou privé, selon le bon vouloir de l’autorité militaire. De même, en vertu de l’ordonnance 101, toute participation à une manifestation non autorisée est susceptible d’une peine pouvant aller jusqu’à dix ans de prison.

Le gouvernement français doit intervenir énergiquement auprès des autorités israéliennes pour faire cesser ces poursuites qui se traduisent par un véritable rackett contre des militants pacifiques qui ne font que lutter de façon non violente pour leur terre et leurs droits.

PDF - 32.3 ko
Répression de la résistance populaire en Palestine occupée