Répression de la manifestation contre le Mur d’annexion à Bi’l’in

Saed Bannoura, samedi 16 septembre 2006

Ven­dredi 15 sep­tembre, les troupes d’occupation ont attaqué la mani­fes­tation paci­fique heb­do­ma­daire contre le Mur d’annexion à Bil’in près de Ramallah, et blessé 9 manifestants.

Les mani­fes­tants ont été frappé avec des matraques et les soldats ont tiré des balles en caoutchouc.

Une cen­taine de Pales­ti­niens et 20 paci­fistes israé­liens et inter­na­tionaux ont pris part à la mani­fes­tation selon le bureau de presse de l’Ism (Inter­na­tional Soli­darity Movement) et des sources locales.

Comme les mani­fes­tants se diri­geaient vers le Mur d’annexion, après la prière du ven­dredi à la mosquée du village, les soldats ont essayé de les arrêter à la sortie du village en les frappant avec leurs matraques et leurs bou­cliers, blessant un militant israélien, Yutan, qui a été sérieu­sement touché au visage et a dû être soigné sur place où, alors qu’il sai­gnait abon­damment, on lui a pro­digué les pre­miers secours.

Malgré la pré­sence des soldats et leur vio­lence, les vil­la­geois et les mili­tants ont continué à mani­fester, avec des chants, des slogans contre le Mur, les colonies et l’occupation.

PLus tard ils ont fait face aux soldats alignés et un moine boud­dhiste a com­mencé à frapper cal­mement son tambour tandis qu’une ving­taine de mani­fes­tants fai­saient un sit-​​in.

Quelques jeunes Pales­ti­niens qui se tenaient sur un mon­ticule, à dis­tance de la mani­fes­tation, ont com­mencé à lancer des pierres aux soldats qui se trou­vaient en très grand nombre dans la zone.

Selon l’ ISM, la mani­fes­tation a été “rela­ti­vement calme” car les soldats n’ont pas tiré à balles réelles ou des gaz lacry­mo­gènes contre les mani­fes­tants mais six Pales­ti­niens ont été blessés par des balles en caou­tchouc et 3 mili­tants ont été battus par les soldats.

L’ armée a repoussé vers le village les mani­fes­tants qui se sont alors assis sur la route. Les soldats ont laissé faire contrai­rement à d’habitude et on n’entendait que le son du tambour du moine bouddhiste.

Après la mani­fes­tation les soldats ont envahi le village et pénétré dans des maisons.