Rassemblement contre les liaisons dangereuses de banques françaises

AFPS Ardèche Drôme, lundi 13 février 2017

Malgré un petit vent froid, une diffusion de tracts plutôt positive et un bon écho dans la presse locale

Article du Dauphiné Libéré

Mobilisés pour dénoncer la liaison entre banques françaises et israéliennes

Hier, les organisations d’Annonay, par solidarité pour la Palestine, se sont rassemblées sur la place des Cordeliers. Bravant le vent frais du début de matinée, les membres des associations se sont postés devant des banques.

Ce qui est reproché ? La liaison entre les banques françaises avec des banques israéliennes participant à la colonisation des territoires palestiniens. Elle inclurait le Crédit Agricole, la Société Générale ou encore la BNP Paribas.

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un petit groupe s’était mobilisé hier pour sensibiliser les passants et les clients des banques concernées

Pressions économiques et mobilisation citoyenne

« Ces banques sont impliquées dans cette colonisation du territoire palestinien, affirme Jean-Louis Vey, du comité local de l’Association France Palestine solidarité (AFPS). Nous exerçons ce qu’on appelle une BDS, boycott, désinvestissement et sanctions. C’est une campagne internationale qui consiste à faire pression sur les grandes sociétés qui participent à la colonisation. C’est ce que nous avons fait avec Orange, qui s’est désengagé il y a moins d’un an. »

L’AFPS, la CCFD Terre Solidaire, la CGT, Al-Haq, la DUDH, la LDH et l’Union syndicale Solidaires se sont donc mobilisées hier. Les bénévoles tentaient de sensibiliser les passants, et notamment les clients des banques. « Nous leur donnons une lettre type, qu’ils peuvent envoyer à leur banque pour obtenir une explication sur ces liaisons. Les pressions économiques passent aussi par une mobilisation citoyenne », considère Jean-Louis Vey. « Nous voulons montrer qu’en termes d’images, ces sociétés n’ont rien à gagner », ajoute Gabriel Trombert, président de la CCFD Terre Solidaire à Annonay.

De manière générale, ces associations espèrent obtenir des sanctions contre l’État israélien, attendent que la France reconnaisse l’État de la Palestine et que les décisions de l’ONU soient respectées.

« Les gens sont réceptifs quand on leur dit comment est utilisé leur argent. Même si certains nous sortent “Occupez-vous déjà de la misère en France” par exemple ! » cite Gabriel Trombert. « Ils y sont quand même sensibles, mais ils éprouvent aussi un sentiment d’impuissance », constate Jean-Louis Vey.

L’AFPS propose une rencontre avec des professeurs de français à Gaza, pour parler de la vie et de l’enseignement à Gaza, ce lundi, de 17 à 19 heures, salle Jean-Jaurès, avenue de l’Europe à Annonay.

Par Hélène GILLET