Rassemblement

Nous vous appelons à par­ti­ciper à un ras­sem­blement de pro­tes­tation le jeudi 6 mars, à 18 h, devant l’Hôtel de Ville de Quimper.

AFPS Pays de Cornouaille, jeudi 6 mars 2008

Halte au massacre à Gaza ! Sanctionnons Israël !

Le 27 février dernier, sous couvert de faire cesser les tirs de roquettes sur Israël, l’armée israé­lienne a lancé 2000 soldats, appuyés par des blindés et des héli­co­ptères d’assaut, contre le ter­ri­toire de Gaza. Le 29 février, Matan Vilnaï, vice-​​ministre israélien de la défense, a annoncé que les Pales­ti­niens de Gaza “allaient connaître la Shoah”. Au matin du 3 mars, 116 pales­ti­niens ont été tués, dont un grand nombre de civils, parmi les­quels 22 enfants et 12 femmes. De la punition col­lective contre la popu­lation de Gaza, Israël est passé à un mas­sacre col­lectif. Les tirs de roquettes n’ont pas cessé. L’armée israé­lienne a décidé de mettre fin pro­vi­soi­rement à son offensive, mais reste déterminé à briser par la force toute forme de résis­tance . “Nous devons nous pré­parer à une escalade” a déclaré Barak, ministre israélien de la défense. Nous ne pouvons être com­plice de cette bar­barie colo­niale. Nous condamnons le ter­ro­risme d’Etat contre la popu­lation civile pales­ti­nienne. Nous vous appelons à par­ti­ciper à un ras­sem­blement de pro­tes­tation le jeudi 6 mars, à 18 h, devant l’Hôtel de Ville de Quimper. Nous demandons au gou­ver­nement français d’intervenir au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU pour faire cesser le siège de Gaza et les bom­bar­de­ments israé­liens et d’adopter des sanc­tions immé­diates contre Israël jusqu’à la fin d’une telle poli­tique et jusqu’à l’ouverture de véri­tables négo­cia­tions de paix.

Pour le groupe de l’Association France-​​Palestine Soli­darité, Yves Jardin (02.98.92.30.63)


Texte lu et remis à la préfecture :

Nous sommes ras­semblés ce soir à l’appel de l’Association France-​​Palestine Soli­darité, avec le soutien expli­ci­tement affirmé de Soli­daires, des Alter­natifs, de la LCR, du PCF, et de l’UDB.

Pendant les quatre jours de l’intervention israé­lienne dans la bande de Gaza, du 27 février au 2 mars, 116 Pales­ti­niens ont été tués, dont un grand nombre, sinon une majorité, de civils, parmi les­quels, 12 femmes et au moins 31 enfants. Depuis le début de l’année ce sont 250 Pales­ti­niens qui sont tombés sous les balles israé­liennes, alors que 4 Israé­liens ont été tués (dont deux mili­taires en opé­ra­tions). Il ne s’agit pas de faire une macabre comp­ta­bilité. Mais il est insup­por­table de voir mettre en avant les risques encourus par les civils israé­liens à Sdérot ou ailleurs pour jus­tifier l’intervention israé­lienne dans la bande de Gaza et le mas­sacre qui a eu lieu ces der­niers jours. La vie d’un Arabe pales­tinien a autant de prix que celle d’un Israélien et l’oublier en mettant en avant les souf­frances des civils israé­liens, c’est faire preuve d’une attitude raciste, c’est sou­tenir, même invo­lon­tai­rement, le colo­nia­lisme israélien.

Nous n’acceptons pas que des civils israé­liens soient menacés ou tués par des roquettes tirées par des groupes pales­ti­niens. Mais nous condamnons avec la plus grande énergie l’usage par Israël de la force mili­taire sans aucune res­triction. Les tirs de roquettes ne peuvent jus­tifier la volonté de tuer des civils pales­ti­niens, y compris des enfants. Cette réponse tota­lement dis­pro­por­tionnée a mené ces der­niers jours à de graves vio­la­tions de la loi huma­ni­taire inter­na­tionale et à d’intolérables crimes de guerre. Et il faut rap­peler aussi que des Pales­ti­niens, dont des enfants, sont tués en Cis­jor­danie, où il n’y a pas de tirs de roquettes.

Nous exprimons également notre indi­gnation devant les décla­ra­tions, le 29 février, de Matan Vilnaï, vice-​​ministre israélien de la Défense, annonçant que les Pales­ti­niens de Gaza « allaient connaître la Shoah ». Comment, après les per­sé­cu­tions nazies contre les Juifs, est-​​il pos­sible à un Israélien d’origine juive de tenir de tels propos, par les­quels il fait preuve d’un racisme com­pa­rable à celui des nazis.

Nous sommes là aussi pour rap­peler que l’intervention israé­lienne n’est que sus­pendue. L’armée israé­lienne a mis fin pro­vi­soi­rement à son offensive, avant l’arrivée de la Secré­taire d’Etat des USA, mais reste déter­minée à briser par la force toute forme de résis­tance. « Nous devons nous pré­parer à une escalade » a déclaré Barak, ministre israélien de la Défense. Malgré la bru­talité, la bar­barie de leur inter­vention, les Israé­liens n’ont pas réussi à faire cesser les tirs de roquettes. En mas­sa­crant les civils, ils ne vain­cront pas le Hamas, et ne feront que ren­forcer son audience.

Le Hamas a proposé une trêve réci­proque avec arrêt des tirs de roquettes par les Pales­ti­niens, et des bom­bar­de­ments et des tirs de mis­siles par les Israé­liens. Le gou­ver­nement d’Olmert a rejeté toute trêve et toute négo­ciation. Pourtant 65 % des Israé­liens sont favo­rables à des négo­cia­tions avec le Hamas, selon un sondage publié par le journal israélien « Haaretz ». Des per­son­na­lités israé­liennes ont demandé des négo­cia­tions avec le Hamas, c’est le cas de l’ancien chef du Conseil National de Sécurité ou de l’ancien ministre de la Défense, Amir Péretz. Mais le gou­ver­nement israélien fait la sourde oreille, parle de paix, mais fait la guerre. Israël, qui dis­po­serait de la qua­trième ou de la cin­quième armée mon­diale, qui dispose de l’arme ato­mique, se pré­sente comme la victime menacée, tout en conti­nuant à sou­mettre la popu­lation de la bande de Gaza à une punition col­lective et main­tenant à un mas­sacre col­lectif, tout en déve­loppant les colonies en Cis­jor­danie et à Jérusalem-​​Est. L’usage de la force brutale ne résoudra rien, entraînera de nou­velles souf­frances pour les Pales­ti­niens, mais aussi pour les Israé­liens. L’intransigeance israé­lienne risque de faire le jeu de groupes isla­mistes beaucoup plus radicaux que le Hamas.

Nous exprimons aussi notre indi­gnation devant l’inaction de la com­mu­nauté inter­na­tionale, de l’Union euro­péenne et de la France devant les crimes israé­liens dans la bande de Gaza, alors même que le gou­ver­nement israélien a déclaré son intention de continuer ses attaques jusqu’à ce que les com­bat­tants pales­ti­niens cessent leurs tirs de roquettes, quelles qu’en soient les consé­quences pour la popu­lation civile prise en otage.

Devant ces menaces, nous faisons nôtres les demandes de l’Union Juive Fran­çaise pour la Paix et nous demandons au gou­ver­nement français :
- qu’il condamne avec la plus grande clarté les crimes commis à Gaza par l’armée israé­lienne ainsi que le siège de la bande de Gaza mis en place par le gou­ver­nement israélien ;
- qu’il fasse condamner l’Etat d’Israël par le Conseil de Sécurité pour les crimes commis à Gaza et exige l’arrêt immédiat de ces vio­lences ;
- qu’il pèse sur l’Union Euro­péenne pour qu’elle condamne immé­dia­tement cette vio­lence inac­cep­table et mette en place les sanc­tions qui s’imposent contre Israël : sus­pension de toutes les coopé­ra­tions écono­miques, poli­tiques et cultu­relles ;
- qu’il cesse de faire un parallèle entre l’occupant et ses vic­times et propose le blocus d’Israël tant que durera le blocus de Gaza ;
- qu’il mette fin à l’impunité des diri­geants israé­liens cou­pables de crimes de guerre et exige l’application de toutes les lois inter­na­tio­nales violées par Israël.

Nous consi­dérons que l’actuel gou­ver­nement français ne parle pas en notre nom quand il sou­tient incon­di­tion­nel­lement l’actuel gou­ver­nement israélien comme l’actuel gou­ver­nement amé­ricain. Nous devrons rester vigi­lants dans les semaines à venir, devant les risques de guerre en Palestine, au Liban et au Moyen-​​Orient. Restons tous paci­fi­quement et démo­cra­ti­quement mobilisés.

Pour le groupe l’AFPS du Pays de Cornouailles, Yves Jardin