Ramadan Karim des administrations Netanyahu et Obama

Jeff Halper, lundi 23 août 2010

Des­truction de cime­tières, de maisons, de récolte, de puits et réser­voirs, confis­cation de l’eau, terreur, mépris et van­da­lisme, voila ce qu’inflige aux Pales­ti­niens sous occu­pation mais aussi aux bédouins du sud d’Israël la poli­tique de Neta­nyahou (& co), l’"homme qui veut la paix" selon Obama [1].

Hier, la veille du début du Ramadan, le mois saint des musulmans, à 2 h 30 du matin, des ouvriers, envoyés par les auto­rités israé­liennes et sous pro­tection de dizaines de poli­ciers, détrui­saient les tombes dans le carré restant du cime­tière de Mamilla, cime­tière musulman his­to­rique avec des tombes qui remontent au 7è siècle qui, jusqu’à présent, avaient été épar­gnées. Le gou­ver­nement d’Israël a tou­jours été plei­nement conscient de la sainteté et de l’importance his­to­rique du site.

Déjà, en 1948, quand le cime­tière retomba sous le contrôle d’Israël, le ministère des Affaires reli­gieuses israélien d’alors avait reconnu que Mar­milla « était l’un des cime­tières musulmans les plus éminents, où soixante-​​dix mille guer­riers musulmans des armées [de Saladin] étaient enterrés aux côtés de nom­breux érudits musulmans. Israël saura tou­jours pro­téger et res­pecter ce site. » Pour autant, et malgré la (juste) indi­gnation des Israé­liens quand des cime­tières juifs sont pro­fanés partout dans le monde, le déman­tè­lement du cime­tière de Mamilla a été organisé.

Dans les années 1960, le « Parc de l’Indépendance » a été construit sur une partie du cime­tière ; par la suite, une rue a été ouverte et le tra­verse, des câbles élec­triques de grandes lignes ont été tirés au-​​dessus des tombes et un parking a été construit sur une autre partie du cime­tière. Aujourd’hui, ce sont 1 500 tombes musul­manes qui viennent d’être arra­chées lors de plu­sieurs opé­ra­tions noc­turnes et ce, pour laisser la place à… un musée de 100 mil­lions de dollars, le Musée de la Tolé­rance et de la Dignité humaine, un projet du centre Simon Wie­senthal de Los Angeles. (Comble de l’ironie, le rabbin Marvin Hier, qui est le directeur du Centre Wie­senthal, s’est montré sur Fox News pour exprimer son oppo­sition à la construction de la mosquée près de Ground Zero, à Man­hattan, arguant que le site de l’attaque du 11 Sep­tembre « était un cimetière »).

La période d’un mois entre la 6è visite de Neta­nyahu à Washington, en juillet, et le début du Ramadan a été mise à profit par Israël pour « net­toyer la table », après un temps d’arrêt contra­riant dans les démo­li­tions de maisons imposé par la modé­rément cri­tique et « brave » Admi­nis­tration Obama – bien qu’il n’y ait aucune garantie pour qu’Israël ne démo­lisse pas d’autres maisons pendant le Ramadan, spé­cia­lement s’il veut exploiter la période jusqu’aux élec­tions de novembre, sachant que jusque-​​là, Obama ne s’opposera pas ouver­tement à tout ce que fait Israël dans les Ter­ri­toires occupés.

En réalité, le pro­cessus de démo­lition des maisons pales­ti­niennes n’a jamais cessé. Le 6 juin dernier par exemple, un an après la démo­lition de plus de 65 struc­tures et le dépla­cement forcé de plus de 120 Pales­ti­niens, dont 66 enfants, neuf familles de Khirbet Ar Ras Ahmar, dans la vallée du Jourdain, au total 70 per­sonnes, ont reçu une nou­velle vague d’ « ordres d’évacuation ». Une semaine plus tard, la Haute Cour israé­lienne ordonnait à l’Administration civile d’ « inten­sifier ses efforts contre les struc­tures pales­ti­niennes illé­gales » en Zone C, c’est-à-dire 60% de la Cis­jor­danie les­quels sont sous contrôle total israélien.

Et ainsi, le 13 juillet, au retour de Neta­nyahu (les maisons pales­ti­niennes ne peuvent être démolies sans le feu vert du cabinet du Premier ministre), trois maisons ont été démolies dans le quartier pales­tinien d’Issawiya, à Jérusalem-​​Est, et trois autres maisons ont suivi à Beit Hanina. La muni­ci­palité [israé­lienne] de Jéru­salem a également annoncé la démo­lition pro­grammée de 19 maisons sup­plé­men­taires à Issawiya pour ce mois-​​ci. En Cis­jor­danie, l’Administration « civile » israé­lienne a démoli 55 struc­tures appar­tenant à 22 familles pales­ti­niennes dans la région de Hmayer d’Al Farisive, dans le nord de la vallée du Jourdain, dont 22 tentes d’habitation et 30 autres struc­tures uti­lisées pour abriter les bêtes et remiser du matériel agricole. Selon l’OCHA (Bureau des affaires huma­ni­taires des Nations unies) : « Cette semaine (du 14 au 20 juillet, la semaine du retour de Neta­nyahu de Washington), il y a eu une recru­des­cence signi­fi­cative du nombre de démo­li­tions dans la Zone C, avec au moins 86 struc­tures démolies dans la vallée du Jourdain et le sud de la Cis­jor­danie notamment dans les dis­tricts de Beth­léhem et d’Hébron. En 2010, au moins 230 struc­tures pales­ti­niennes ont été démolies en Zone C, avec le dépla­cement forcé de 1 100 habi­tants, dont 400 enfants. Environ 600 autres Pales­ti­niens ont été affectés par d’autres façons. » Les deux tiers des démo­li­tions de 2010 ont eu lieu après la ren­contre de Neta­nyahu avec Obama. Plus de 3 000 ordres de démo­li­tions sont en cir­cu­lation actuel­lement en Cis­jor­danie (hors Jéru­salem), et jusqu’à 15 000 rien que pour la Jérusalem-​​Est palestinienne.

La démo­lition de maisons n’est, évidemment, qu’une petite partie, seulement une petite, et si dou­lou­reuse, des des­truc­tions qu’Israël inflige quo­ti­dien­nement à la popu­lation pales­ti­nienne. Au cours des der­nières semaines, une vio­lente cam­pagne a été lancée contre les agri­cul­teurs pales­ti­niens dans l’une des régions agri­coles les plus fer­tiles de Cis­jor­danie, la vallée de Baka, constamment gri­gnotée par les larges ten­ta­cules de la colonie Kiryat Arba, dans Hébron. Israël prend déjà 85% de l’eau de Cis­jor­danie pour sa propre consom­mation, soit pour les colonies (les colons consomment cinq fois plus d’eau par per­sonne que les Pales­ti­niens, et Ma’aleh Adumin [2] construit en ce moment une parc nau­tique qui s’ajoute à ses quatre pis­cines muni­ci­pales et aux énormes fon­taines d’où l’eau jaillit en per­ma­nence), soit pour être pompée vers Israël -, tout cela en vio­lation fla­grante de la Qua­trième Convention de Genève qui interdit à une puis­sance occu­pante d’utiliser les res­sources d’un ter­ri­toire occupé.

Accusant les agri­cul­teurs de « voler l’eau » - leur propre eau -, la com­pagnie des eaux israé­lienne, Mekorot, sou­tenue par l’Administration civile et l’armée israé­lienne, a, ces der­nières semaines détruit des dizaines de puits - cer­tains datant des temps anciens - et réser­voirs uti­lisés depuis tou­jours pour col­lecter l’eau de pluie, ce qui est aussi « illégal ». Des cen­taines d’hectares de terres agri­coles se sont asséchés, les cana­li­sa­tions d’irrigation ayant été arra­chées et confis­quées par l’Administration civile. Des champs de tomates, de haricots, d’aubergines et de concombres sont qua­siment perdus juste avant d’être récoltés, et l’industrie du raisin dans cette riche vallée est menacée de dis­pa­rition. « Je regarde ma vie se tarir sous mes yeux » dit Ata Jaber, agri­culteur pales­tinien qui a eu sa maison deux fois démolie, la plus grande partie de ses terres qui se trouve enfouie sous le quartier Givat Harsina de Kiryat Arba, et dont les cana­li­sa­tions d’irrigation goutte-​​à-​​goutte sont régu­liè­rement détruits, chaque année, par l’Administration civile, juste avant qu’il ne récolte. « J’espérais vendre mes récoltes pour au moins 2 000 dollars avant le Ramadan, mais main­tenant tout est perdu. »

(Vous pouvez voir un reportage BBC sur la des­truction des réser­voirs sur YouTube [http://​www​.youtube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=hH4O…] et une scène déchi­rante, filmée il y a juste une semaine, quand le cousin d’Ata fut arrêté, sous les yeux de son petit garçon, pour s’être opposé à la des­truction de son ins­tal­lation d’eau http://news.sky.com/skynews/Home/Wo...)

Les colonies conti­nuent de se construire, natu­rel­lement. Le « gel des colonies » dont on a fait tant de bruit n’est en fait qu’un ralen­tis­sement pro­vi­soire dans la construction. (En effet, Neta­nyahu n’a jamais utilisé le mot « gel » ; en hébreu, il parle seulement de « pause »). Selon le rapport d’août sur l’observation de la colo­ni­sation par la Paix Main­tenant, au moins 600 loge­ments ont été com­mencés pendant le gel, sur plus de 60 colonies dif­fé­rentes –, ce qui veut dire que le taux de construction est d’environ la moitié que pendant la même période dans une année moyenne, sans gel. Etant donné que le pro­cessus d’approbation ne s’est jamais arrêté – le gou­ver­nement israélien a annoncé un projet de construction de 1 600 loge­ments dans les colonies, c’était lors de la visite en Israël du vice-​​Président amé­ricain Biden, vous vous rap­pelez –, rat­traper le temps perdu quand le « gel » sera fini, fin sep­tembre, sera donc très facile. Selon le quo­tidien israélien Ha’aretz, ce sont quelque 2 700 loge­ments qui sont en attente d’être construits.

Que le soi-​​disant gel de la colo­ni­sation n’ait pas vraiment mis fin aux construc­tions est évident. Le gou­ver­nement états-​​unien semble prêt à l’accepter d’Israël, quoique du bout des lèvres seulement, mais par contre, il menace ouver­tement et avec bru­talité les Pales­ti­niens au cas où ils n’accepteraient pas cette comédie. Les négo­cia­teurs pales­ti­niens ont révélé la semaine der­nière que l’Administration Obama avait menacé de couper tous liens avec l’Autorité pales­ti­nienne, poli­tiques et finan­ciers, si elle conti­nuait d’exiger un gel véri­table de la colo­ni­sation ou même des para­mètres clairs sur ce que les deux parties devaient négocier. (Neta­nyahu refuse même le principe élémen­taire des fron­tières de 1967 comme base de négociation).

Tout aussi des­tructeur de tout véri­table pro­cessus de paix, cependant, est de se foca­liser sur le gel de la colo­ni­sation, ce qui détourne l’attention des ten­ta­tives israé­liennes pour créer « des faits irré­ver­sibles sur le terrain » qui sabo­teront le pro­cessus même de négo­cia­tions. Même si Israël res­pectait un gel de la colo­ni­sation, il n’y aurait aucune exi­gence, aucune attente, abso­lument rien qui l’empêcherait de continuer à construire le Mur (l’enfermement du camp de réfugiés de Shuafat dans Jéru­salem et de la ville d’Anata sera terminé sous quelques jours, et le village de Wal­lajeh, qui prend par endroits sur Jéru­salem, est en train de perdre ses terres, ses oli­viers antiques et ses maisons à l’heure même où nous parlons). Rien n’empêche Israël de continuer à appauvrir et empri­sonner la popu­lation pales­ti­nienne à travers ses vingt années de « bou­clage » écono­mique, dont le siège de Gaza, après avoir réduit l’économie pales­ti­nienne à néant. Rien ne le bloque pour l’empêcher de ter­miner ses réseaux rou­tiers paral­lèles (mais inégaux en taille et en qualité) d’apartheid ; les grandes et belles routes qui tra­versent les terres pales­ti­niennes étant pour les Israé­liens ; les petites pour les Pales­ti­niens. Rien n’empêche Israël d’expulser les Pales­ti­niens de leurs maisons pour que les colons juifs s’y ins­tallent – le 29 juillet, 9 familles qui vivaient dans le quartier musulman de la Vieille Ville, et qui ren­traient de nuit d’un mariage à leur domicile, se sont retrouvées enfermées à l’extérieur de leurs maisons par les colons et empê­chées d’y entrer par la police. (Oui, les Pales­ti­niens n’ont aucun recours juri­dique pour récu­pérer leurs biens, des villes et vil­lages entiers, des quar­tiers urbains, des exploi­ta­tions agri­coles, des usines et des immeubles com­mer­ciaux, qui leur furent confisqués en 1948, et depuis.)

Rien n’empêche Israël de ter­ro­riser la popu­lation pales­ti­nienne, soit pas sa propre armée ou par des milices qui s’y sub­sti­tuent, créées par les USA et gérées par l’Autorité pales­ti­nienne pour apaiser sa propre popu­lation, soit par les colons qui tirent et cognent sur les Pales­ti­niens, brûlent leurs récoltes sans avoir à craindre d’être arrêtés, soit encore par des éléments d’infiltration, aidés par des mil­liers de Pales­ti­niens contraints de se faire col­la­bo­ra­teurs, beaucoup sim­plement pour que leurs enfants puissent recevoir les soins médicaux ou qu’ils puissent avoir un toit sur la tête, ou menacés d’expulsion ou sous cette myriade de contraintes admi­nis­tra­tives d’un système kaf­kaïen de contrôle et d’intimidation. Rien ne s’oppose à ce qu’Israël boy­cotte le peuple pales­tinien, l’isole du monde grâce à des fron­tières contrôlées par lui-​​même, ou à une poli­tique qui boy­cotte, effi­ca­cement, les écoles et les uni­ver­sités pales­ti­niennes en empê­chant leur bon fonc­tion­nement. Et rien, non abso­lument rien, n’arrête Israël dans ses démo­li­tions de maisons : 24 000 dans les Ter­ri­toires occupés depuis 1967, et ça aug­mente toujours.

Peut-​​être que cette façon d’accueillir le Ramadan est sans sur­prise pour ce qui est des Ter­ri­toires occupés. Mais elle a pris un tour com­plè­tement dif­férent quand, le 26 juillet, plus de 1 300 hommes de la Police des fron­tières israé­lienne, des troupes de choc du Yassam (« opé­ra­tions spé­ciales » de police) et de la police régu­lière, cou­verts par des héli­co­ptères, débar­quèrent dans le village bédouin d’Al-Arakib, au nord de Beer-​​Sheva, un village situé en Israël et habité par des citoyens israé­liens. 45 maisons furent abattues, et 300 per­sonnes déplacées de force. L’un des moments les plus gro­tesques et les plus conster­nants de cette opé­ration, fut quand on utilisa des élèves d’un lycée juif israélien, des volon­taires de la garde civile, pour vider les biens des maisons de leurs com­pa­triotes, avant leur démo­lition. En plus des articles sur le van­da­lisme et leur mépris pour leurs vic­times, les élèves furent pho­to­gra­phiés, avachis sur les meubles des habi­tants, sous les yeux mêmes de leurs pro­prié­taires. Quand fina­lement les bull­dozers com­men­cèrent leur œuvre de démo­lition des maisons, les volon­taires furent acclamés, fêtés. Au cours de la semaine qui suivit, et alors que des mili­tants israé­liens étaient venus aider les habi­tants à recoller les mor­ceaux et à recons­truire leurs maisons, le Fonds national juif, l’Autorité israé­lienne de la terre, le ministère de l’Intérieur et la « Patrouille verte » du ministère de l’Agriculture (créée par Ariel Sharon pour empêcher les Bédouins de « s’emparer » du Néguev), tous ces gens-​​là envoyèrent la police et les bull­dozers pour démolir le village, une deuxième fois. [3]

Bien qu’Al-Arakib soit l’un des 44 vil­lages bédouins « non reconnus » du Néguev – dont 11 seulement béné­fi­cient d’un ensei­gnement et de ser­vices médicaux rudi­men­taires, sans même l’électricité et avec un accès extrê­mement limité à l’eau, et aucune routes gou­dronnées (voir http://rcuv.wordpress.com) -, il n’empêche qu’il est habité par des citoyens israé­liens, cer­tains servant ou ayant servi dans l’armée israé­lienne. Si les démo­li­tions des maisons arabes à l’intérieur d’Israël ne sont pas un phé­nomène nouveau – l’an dernier le gou­ver­nement israélien a fait démolir trois fois plus de maisons de citoyens (arabes) israé­liens en Israël que dans les Ter­ri­toires occupés (si on excepte la des­truction des 8 000 maisons lors de l’invasion de la bande de Gaza) -, cela signifie que le terme « occu­pation » ne peut se limiter à la Cis­jor­danie, dont Jérusalem-​​Est, et à la bande de Gaza (et au plateau du Golan) seulement. La situation des citoyens arabes d’Israël est presque aussi pré­caire que celle des Pales­ti­niens des Ter­ri­toires occupés, et leur rejet de la société israé­lienne presque aussi total. Pendant qu’environ 1 000 agglo­mé­ra­tions, villes et vil­lages ruraux se sont implantés en Israël depuis 1948, et qui sont réservés aux juifs, pas une seule nou­velle implan­tation arabe n’a été créée, à l’exception de 7 projets de loge­ments pour des Bédouins dans le Néguev, où aucun des habi­tants n’est autorisé à faire des cultures ou avoir des bêtes à lui. En effet, les règle­ments et les décou­pages par zones inter­disent aux citoyens pales­ti­niens de vivre sur 96% des terres du pays qui sont réservés aux juifs, uniquement.

Le message des bull­dozers est clair : Israël a créé une entité bina­tionale entre la Médi­ter­ranée et le Jourdain dans laquelle une popu­lation (les juifs) s’est séparée de l’autre (les Arabes) et a ins­titué un régime de supré­matie per­ma­nente. C’est pré­ci­sément la défi­nition de l’apartheid. Et le message est envoyé de façon claire, pendant les semaines et les jours qui ont précédé le Ramadan. Il est enrobé de belles paroles. Neta­nyahu a publié une décla­ration où il dit ceci : « Nous mar­quons ce mois important comme l’une des ten­ta­tives de réa­liser une paix directe avec les Pales­ti­niens et pour faire avancer les traités de paix avec nos voisins arabes. Je sais que vous êtes des par­te­naires dans cet objectif et je vous demande votre soutien tant par vos prières que par tout autre travail en commun pour créer vraiment une coexis­tence paci­fique et har­mo­nieuse. » Obama et Clinton y sont allés aussi de leurs vœux pour le monde musulman, Obama faisant observer que le Ramadan « nous rap­pelle les prin­cipes que nous avons en commun, et le rôle de l’Islam dans la pro­motion de la justice, du progrès, de la tolé­rance, et de la dignité pour tous les êtres humains. » La Maison-​​Blanche et le Dépar­tement d’Etat ne fêteront pas l’iftar. Mais les bull­dozers et les autres oppres­sions de l’apartheid, et de sto­ckage des êtres humains, nous racontent une his­toire bien différente.

[1] décla­ration lors de la ren­contre de juillet aux Etats-​​​​Unis

[2] colonie, illégale comme toutes les autres, à l’est de Jéru­salem - ndt

[3] Le village, re-​​​​reconstruit, sera détruit une troi­sième puis une quatrième fois  –  ndt