Questions les plus fréquemment posées au sujet du Mur

Plateforme des ONG françaises pour la Palestine /​ PENGON, mardi 6 janvier 2004

Voici un ensemble de questions/​réponses qui peut vous per­mettre d’animer une soirée ou une réunion sur le Mur. Cette fiche peut être un bon support lors de la pro­jection du CD-​​R d’animation du Mur(*).
Ce document donne des réponses sur les aspects tech­niques, poli­tiques et juri­diques de la construction du Mur et informe sur ses consé­quences sur la popu­lation pales­ti­nienne. La Carte du tracé du Mur éditée par la Pla­te­forme , en format affiche et celle des bro­chures d’informations peuvent servir de repères aux réponses fournies ici(*).
Cette fiche met également en perspective la campagne internationale
« STOP THE WALL ».

1) Quelle est la longueur du Mur ?

Aujourd’hui plus de 165 kilo­mètres de murs ont été construits. Au total, le mur s’étendra sur plus de 650 kms à l’intérieur de la Cisjordanie.

2) Où le Mur est-​​il construit ?

La construction du mur se fait en s’enfonçant pro­fon­dément à l’intérieur de la Cis­jor­danie et tra­verse la partie ouest des dis­tricts de la Cis­jor­danie, au nord de Jéru­salem. Le Mur, sur son tracé, annexe de facto environ 50% de la Cis­jor­danie et détruit com­plè­tement toute pos­si­bilité de vie dans la région.

Le Mur com­mence au point le plus au nord de la Cis­jor­danie et passe à travers les dis­tricts ouest jusqu’au nord de Jérusalem.

Le Mur n’est pas construit sur ou à proximité de la Ligne Verte de 1967 mais à cer­tains endroits il pénètre jusqu’à environ 16 kms au cœur de la Cis­jor­danie afin d’annexer les colonies de peu­plement israélien les plus impor­tantes (plus de détails question 9).

Après avoir coupé des quar­tiers et vil­lages dans Jérusalem-​​Est, le Mur se dirige vers Bethléem et continue au Sud jusqu’à Hébron.

Côté Est de la Cis­jor­danie, un deuxième Mur débute également au Nord et est construit paral­lè­lement au premier Mur. La vallée du Jourdain est de facto annexée. Une extension au Sud de Jéru­salem est prévu par le tracé du Mur, qui rejoint le premier Mur avant de s’étendre à travers le Sud de la Cisjordanie.

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campagne internationale

3) Quelles sont les parties du Mur actuel­lement construites et quand sera-​​t-​​il terminé ?

Le gou­ver­nement israélien a com­mencé la construction du Mur en juin 2002, dans le Nord-​​Ouest de la Cis­jor­danie, dans les dis­tricts de Jénine, Tul­karem, et Qal­qiliya. Fin juillet 2003, Israël a annoncé avoir achevé cette section, la "pre­mière phase" ainsi dénommée, qui s’étend sur 145 kilo­mètres. Cependant, le gou­ver­nement israélien continue de raser des terres, détruire des bou­tiques, des maisons et des infra­struc­tures dans ces endroits, ainsi que de pré­parer la "zone tampon".

Simul­ta­nément, les des­truc­tions pour la construction du Mur ont eu lieu au Nord de Jéru­salem, près de Qalandiya et Kafr Aqab, dans le quartier d’Abu Dis, à l’Est de Jéru­salem, et autour de Bethléem : Beit Sahour et Beit Jala. Plus de 20 kilo­mètres ont déjà été construits.

Selon les der­niers com­mu­niqués du gou­ver­nement israélien, le mur devrait être terminé en 2005.

4) A quoi ressemble le mur ?

Le Mur prend des formes dif­fé­rentes : Autour de Qal­qiliya, le Mur est constitué de blocs de béton de 8 mètres de haut avec des for­ti­fi­ca­tions de type miradors. Dans d’autres endroits, il peut être constitué pour partie de béton, de rangées de fils de fer bar­belés type-​​lames de rasoirs, ou de clô­tures élec­triques. Tout ce dis­po­sitif inclut une zone tampon de 70 à 100 mètres de large avec des tran­chées, des routes, des caméras et des sen­seurs. Dans Bethléem et Jéru­salem, le Mur est fait d’une com­bi­naison de dif­fé­rents édifices. Quelque soit ces dif­fé­rents édifices, les impli­ca­tions sont les mêmes pour les Pales­ti­niens : l’incapacité de se rendre sur leur lieu de travail, de soin et d’éducation, en plus du vol de terres et de res­sources en eau par et pour Israël (plus de détails question 6).

5) Le Mur est -il provisoire ?

Au prix de 2 mil­lions d’euros par kilo­mètre, le Mur n’est pas une mesure "pro­vi­soire", mais la pour­suite de vols de terres pales­ti­niennes et de la main mise sur les res­sources pales­ti­niennes par Israël.

Le Mur, à travers son tracé, marqué par les annexions et les des­truc­tions, est clai­rement un "outil" pour le gou­ver­nement israélien, aux fins de confisquer un maximum de terres pales­ti­niennes pour l’expansion de futures colonies.

Ainsi pour le cas du village de Nazlat’Isa, situé entre le Mur et la Ligne Verte, le Mur a eu pour consé­quence la des­truction totale du marché du village, dont 200 bou­tiques et 5 maisons et les pro­prié­taires de plus de 16 maisons ont reçu un ordre de démo­lition. Ceci a com­plè­tement détruit les moyens de sub­sis­tance de tous les habitants.

La réalité dévas­ta­trice imposée par la construction du Mur a pour but de s’assurer que les Pales­ti­niens seront expulsés de force des zones qu’Israël veut annexer et "contenus démo­gra­phi­quement" dans d’autres zones, ceci en créant des "faits accomplis" sur le terrain et en pour­suivant la colo­ni­sation de la Palestine.

6) Comment les communautés palestiniennes sont elles affectées par le Mur ?

Le Mur a des effets dévas­ta­teurs sur tous les aspects de la vie pales­ti­nienne - des dizaines de com­mu­nautés ont déjà fait l’expérience de la perte de terres, de res­sources en eau, et d’autres res­sources qui leur per­mettent de sub­venir à leurs besoins, ainsi que la des­truction de biens per­sonnels et communautaires.

Les vil­lages et villes pales­ti­niennes situés à proximité du Mur sont devenus des enclaves isolées où les mou­ve­ments pour y entrer et en sortir sont limités, quand ils ne sont pas devenus impos­sibles. Ceci rend dif­ficile les dépla­ce­ments pour se rendre au travail, se soigner, s’éduquer, et rendre visite à ses amis et sa famille.

Par exemple, dans les 18 com­mu­nautés du dis­trict de Tul­karem enfermées dans une enclave, l’incapacité de se déplacer en raison du Mur et des bou­clages mili­taires israé­liens a fait passer le taux de chômage de 18% en 2000 à environ 78% au prin­temps 2003. A Qal­qiliya où le Mur ferme her­mé­ti­quement la ville, avec un seul point de contrôle mili­taire israélien pour y entrer et en sortir, près de 10% des 50 000 habi­tants ont été forcés de quitter leurs maisons en raison de l’emprisonnement de la ville, la fer­meture du marché et l’impossibilité de trouver du travail.

Le Mur a pour but de dénier le droit de vivre dans les Ter­ri­toires pales­ti­niens. Il n’est pas seulement la négation des aspi­ra­tions natio­nales pales­ti­niennes et du droit à l’auto déter­mi­nation du peuple pales­tinien, mais contribue au transfert " rampant " de la popu­lation, et à la réa­li­sation des plans d’expansion de l’Etat israélien comme pré­senté question 13..

7) Il y a-​​t-​​il des bar­rières pour per­mettre aux Pales­ti­niens de franchir le Mur et d’accéder à leurs terres ?

La notion de bar­rières d’accès par les­quelles les mili­taires israé­liens per­mettent aux Pales­ti­niens de se rendre sur leurs terres prouve « l’institutionnalisation » du Mur et vient com­pléter le système israélien d’octroi de permis qui a com­mencé pendant le pro­cessus d’Oslo et par lequel le gou­ver­nement israélien a consolidé son contrôle absolu sur chaque aspect de la vie des pales­ti­niens, ici en contrôlant leurs déplacements.

La rhé­to­rique du gou­ver­nement israélien sur les "bar­rières" et les mou­ve­ments équivaut au déni total du droit fon­da­mental à la liberté de mou­ve­ments des Pales­ti­niens. La réalité sur le terrain des "bar­rières d’accès", repré­sente une humi­liation grave pour les Pales­ti­niens, d’autant plus que les mili­taires israé­liens et les gardes de sécurité privés peuvent pro­céder à des pas­sages à tabac ou à des refus de passage.

De plus, les mili­taires israé­liens n’autorisent que les rési­dents qui ont les permis israé­liens et/​ou des permis de travail à passer un nombre de fois limitées par jour et à des heures très res­treintes. Il faut ajouter à cela que souvent, les mili­taires ne viennent pas ou viennent et refusent l’accès et que les heures de pas­sages ne sont pas connues à l’avance, obli­geant les Pales­ti­niens à attendre de longues heures devant les barrières.

8) Quelle est la demande de la Campagne contre le Mur ?

La Cam­pagne contre le Mur exige :
- 1) l’arrêt immédiat de la construction du Mur,
- 2) le déman­tè­lement de toutes les parties déjà construites ainsi que de toutes les zones affé­rentes,
- 3) la res­ti­tution des terres confis­quées pour le tracé du Mur,
- 4) et le ver­sement de com­pen­sa­tions pour les dom­mages causés et le manque à gagner dû à la des­truction des terres et des biens (ces com­pen­sa­tions sont en plus et non à la place de la res­ti­tution des terres).

9) Quel est le lien entre le mur et la poli­tique de colo­ni­sation israélienne ?

Le Mur est la pour­suite de la poli­tique d’occupation, de colo­ni­sation et d’annexion des terres pales­ti­niennes et d’expulsion par la force des habi­tants. Le tracé du Mur équivaut à une annexion de facto de 50% de la Cis­jor­danie et de presque toutes les colonies de peu­plement israélien.

Autour de Jéru­salem, le Mur consacre le projet israélien du "Grand Jéru­salem", approuvé par la Knesset (par­lement israélien) en 1997, qui vise à "judaïser" et annexer Jérusalem-​​Est.

Comme expliqué dans la question 2, le Mur ferme Jéru­salem au Nord et au Sud de la Cis­jor­danie, mais reste "ouvert " à l’Est pour l’expansion à venir de la colonie de Maale Adumim quand le Mur sera terminé. Cela équi­vaudra à la confis­cation de 90% des terres du dis­trict de Jérusalem.

Le tracé du Mur a été ouver­tement dicté par l’intention d’inclure les colonies à Israël.

En mars 2003, le Conseil des colons de Yesha a tra­vaillé avec le gou­ver­nement israélien pour étendre le tracé du Mur davantage à l’intérieur de la Cis­jor­danie, au Sud de Qal­qilyia, afin d’inclure les colonies d’Ariel, d’Immanuel et de Qedumim à la zone contrôlée par Israël. Une semaine plus tard, le Premier Ministre israélien Ariel Sharon a annoncé la construction du Mur dans la vallée du Jourdain afin de "séparer" la bande de colonies situées dans cette région du reste de la Cis­jor­danie. Ainsi le Mur per­mettra à Israël d’annexer 98% de la popu­lation des colons.

10) Le mur serait-​​il accep­table s’il était construit sur la Ligne Verte de 1967 ?

Même sur la Ligne Verte de 1967, il y a une injustice fon­da­mentale à enfermer ainsi une popu­lation entière.

11) Quel est le statut du Mur au regard du droit international ?

Le Mur, tout comme l’occupation, entraîne une série de vio­la­tions du droit inter­na­tional. L’une des vio­la­tions majeure du Mur est la démar­cation uni­la­térale d’une nou­velle fron­tière en Cis­jor­danie qui équivaut à une annexion effective de terres occupées (Charte des Nations Unies, art.2.4).

De plus, les des­truc­tions pro­vo­quées par la construction du Mur entraînent de nom­breuses vio­la­tions de la 4ème Convention de Genève, qui interdit notamment la des­truction de terres et/​ou de biens (art 53) et les puni­tions col­lec­tives (art 33).

Le Mur est aussi une vio­lation de la Convention Inter­na­tionale sur les Droits Poli­tiques et Civils (ICCPR, 1966) et la Convention Inter­na­tionale sur les Droits Eco­no­miques, Sociaux, et Culturels (ICESCR, 1966), qu’Israël a signées. Les droits violés com­prennent le droit :
- à la liberté de mou­vement (ICCPR, art. 12),
- à la pro­priété (ICCPR, art. 1),
- à la santé (ICESCR, art.12 et IV GC, art. 32),
- à l’éducation (ICESCR, art.13, et IV CG, art. 50),
- au travail (ICESCR, art. 6),
- à l’alimentation (ICESCR, art. 11).

Selon l’article 1 de la Convention inter­na­tionale sur l’élimination du crime d’Apartheid (1973) le Mur constitue un " Crime contre l’humanité ". Il divise les popu­la­tions en Cis­jor­danie sur la base de la race et de l’appartenance eth­nique et établit une dis­cri­mi­nation à l’encontre des habi­tants de Cis­jor­danie au profit des colons israé­liens illégaux et répond ainsi à la défi­nition " d’Apartheid".

12) Quelle est la relation entre le Mur et la "feuille de route" ?

Alors que cer­tains per­çoivent la construction du Mur comme étant en contra­diction avec la "feuille de route", en fait, ils sont par­fai­tement com­plé­men­taires et par­tagent des objectifs en cor­ré­lation étroite avec l’agenda du gou­ver­nement israélien. Au cours de l’automne 2002, le Premier Ministre israélien s’est pro­noncé pour un "Etat pales­tinien" avec des fron­tières qui che­vauchent par­tiel­lement les zones A et B (qu’Israël a déterminé pendant le pro­cessus d’Oslo), à l’exception de "zones de sécurité essen­tielles". Ceci lais­serait en gros 50% de la Cis­jor­danie pour un "Etat pales­tinien" et c’est ce qui est crée par le Mur et la for­mation de ghettos palestiniens.

La "feuille de route" poussée par les Etats-​​Unis appelle à "des accords sta­tu­taires défi­nitifs" en 2005 concernant les fron­tières, Jéru­salem, les colonies, et les réfugiés.

Le Mur, dont la fin de la construction est également prévue en 2005, permet au gou­ver­nement israélien de définir de façon uni­la­térale les limites de tels "accords" en :
- créant de facto une "fron­tière" entre la Cis­jor­danie et Israël ;
- achevant le projet israélien du "Grand Jéru­salem " en annexant com­plè­tement Jérusalem-​​Est (comme expliqué à la question 9) ;
- annexant presque toutes les colonies de Cis­jor­danie à la zone "sous contrôle israélien en dehors" du Mur ;
- expulsant par la force les rési­dents pales­ti­niens ayant leur maison et leurs terres près du Mur, ceux-​​ci devenant des réfugiés, cer­tains pour la deuxième ou troi­sième fois.

13) Pourquoi le gou­ver­nement et le public israé­liens soutiennent-​​ils la construction du Mur ?

Le gou­ver­nement israélien est en faveur du Mur parce qu’il sert son agenda poli­tique et ses actions visant à l’expulsion des popu­la­tions pales­ti­niennes au profit de la colo­ni­sation des terres et de l’annexion des colonies de peu­plement israélien à Israël.

Ceci est un objectif précis du gou­ver­nement israélien lié au Mur, car le Mur empiète sur de larges par­celles de terres en Cis­jor­danie, créant ainsi la plus grande annexion de terres depuis l’occupation en 1967. Une fois terminé, le Mur laissera à la popu­lation pales­ti­nienne moins de 12% de la Palestine his­to­rique. Par la construction du Mur, le gou­ver­nement israélien accélère l’expulsion forcée des Pales­ti­niens de leur terre. Le Mur affecte tous les aspects de la vie des Pales­ti­niens - perte de terre et d’eau, démo­lition de marchés et de maisons, res­triction aux libertés de mou­vement, d’accès à l’éducation et aux soins médicaux. Le Mur contient démo­gra­phi­quement les Pales­ti­niens qui sont main­tenus dans des ghettos en Cis­jor­danie et dans la Bande de Gaza.

La majorité du public israélien a soutenu le Mur en se laissant convaincre par l’argument sécu­ri­taire invoqué par le gou­ver­nement. Un sondage mené en juin 2002 par le Ma’ariv a montré que 69% du public israélien sou­tenait le Mur, tandis que la majorité des colons s’y opposait. Depuis, les colons israé­liens ont com­mencé à se montrer favo­rables au Mur quand il est apparu évident que la majorité des colonies seraient inclues du côté israélien du Mur.

14 ) Quel est la position des Etats Unis sur le Mur ?

En juillet 2003, les res­pon­sables offi­ciels de l’administration amé­ri­caine, y compris Georges Bush et Colin Powell, ont appelé le mur un "pro­blème", ont noté que celui-​​ci gênait le "pro­cessus de paix", ce qui revient à une très faible mani­fes­tation rhétorique.

Il a été évoqué, à un moment, par le Congrès amé­ricain, que l’administration amé­ri­caine retienne 1 dollar sur les prêts accordés à Israël par dollar dépensé pour la construction du Mur, en appli­cation de la loi amé­ri­caine qui interdit l’aide à des pays qui s’engagent dans des vio­la­tions du droit inter­na­tional. Cependant, aucune action n’a suivi et le Premier Ministre israélien a annoncé que le Mur conti­nuerait à être construit quelles que soient les pressions.

En sep­tembre 2003, le Congres amé­ricain a approuvé 9 mil­liards de dollars de prêts au gou­ver­nement israélien sans faire mention du Mur.

15 ) Quelle est la position de l’Europe sur le Mur ?

L’Union Euro­péenne a émis plu­sieurs com­mu­niqués appelant à cesser la confis­cation des terres pales­ti­niennes et la construction du Mur et se disant pro­fon­dément concernée par le Mur. Cependant, les mots sonnent creux au regard du soutien que l’Union Euro­péenne apporte à Israël, même si cela implique de violer ses propres lois.

L’Europe - qui occupe le premier rang en matière d’importations israé­liennes et le deuxième rang pour ses expor­ta­tions - a autant de poids écono­mique dans la région que les Etats-​​Unis.

S’il n’y avait pas le soutien des Etats-​​Unis et de l’Europe, Israël ne pourrait sup­porter les dépenses énormes du Mur et de l’occupation. Les pays euro­péens ont continué à exporter des armes vers Israël, même au cours de ces trois der­nières années et n’ont pas voulu imposer d’embargo sur les expor­ta­tions d’armes en direction d’Israël.

L’Union euro­péenne continue également à accorder à Israël un accès pri­vi­légié pour ses pro­duits sur le marché européen à travers l’Accord d’Association UE-​​Israël qui a débuté en 2000.

Bien que ce traité soit expli­ci­tement condi­tionné au respect des droits de l’Homme par tous les par­te­naires, et qu’il exclut les pro­duits des colonies du bénéfice d’un trai­tement pré­fé­rentiel, Israël refuse de faire une quel­conque dis­tinction entre les pro­duits, fal­si­fiant les cer­ti­ficats et ne répondant pas aux injonc­tions de l’UE concernant ce problème.

L’Union Euro­péenne accepte ces vio­la­tions de ses propres lois pour sauver "ses bonnes rela­tions" avec Israël.

Chaque Euro pour l’économie israé­lienne d’occupation est un Euro en soutien à la pour­suite de la construction du Mur, à la dépos­session et l’expulsion du peuple pales­tinien mené par Israël.