Quatre grévistes de la faim font face à une dégradation de leur état de santé alors qu’ils continuent leur grève pour la liberté

Samidoun, Réseau de Solidarité avec les Prisonniers Palestiniens, mardi 25 octobre 2016

Quatre prisonniers palestiniens continuent la grève de la faim en exigeant d’être libérés de leur détention administrative, emprisonnement sans inculpation ni jugement, deux des grévistes atteignant le cap de 30 jours sans nourriture et étant confrontés à une grave dégradation de leur état de santé.

Ahmed Abu Fara, 29 ans, et Anas Shadid, 19 ans, sont en grève de la faim depuis le 25 septembre 2016, en entamant aujourd’hui leur second mois de grève de la faim. Tous les deux exigent d’être libérés de leur détention administrative, alors qu’ils ont commencé à connaître une dégradation significative de leur état de santé. Abu Fara est emprisonné depuis le 2 août et Shadid depuis le 1er août ; Abu Fara a été auparavant emprisonné pendant deux ans.

La femme d’Abu Fara a fait une fausse couche après avoir été choquée par l’invasion en armes de son foyer par les soldats d’occupation et par l’arrestation de son mari.

Majd Abu Shamla, 24 ans, et Hassan Rubayah, 31 ans, sont en grève de la faim depuis 20 jours, depuis le 5 octobre, pour protester contre leur emprisonnement sans inculpation ni jugement. Abu Shamla est emprisonné depuis le 27 janvier et Rubayah depuis le 30 mars.

Tous les grévistes sont maintenus en isolement ; Shadid et Abu Fara à l’infirmerie de la prison de Ramle et Abu Shamla et Rubayah dans la prison du désert du Néguev. ils souffrent tous d’une grave fatigue, d’épuisement et de douleurs sur tout le corps ; ils continuent à ne prendre que de l’eau.

Abu Fara et Shadid sont privés de radio, de télévision et même de stylo et de papier pour écrire à leur famille. Ils ont été amenés le 20 octobre à un entretien judiciaire sur une chaise roulante, étant donné qu’ils ne peuvent pas marcher, et ont chacun perdu en poids plus de 10 kilos.

Ils font partie des plus de 700 Palestiniens maintenus en détention administrative administrative sans inculpation ni jugement. Les ordres de détention administrative, établis pour de un à six mois sur la base de preuve secrètes, sont indéfiniment renouvelables ; des Palestiniens ont passé des années à la fois sous le coup d’une détention administrative.

Samidoun appelle à la vigilance et à l’action internationales, et au soutien international à ces quatre grévistes de la faim, qui mettent leur vie en danger dans les geôles israéliennes pour leur propre liberté et pour la lutte de libération du peuple palestinien.

Traduction : YJ pour l’AFPS