RFI, dimanche 23 mars 2008
La situation de la bande de Gaza semble bloquée depuis la prise de contrôle de ce territoire par le Hamas en juin dernier. Les tirs de roquettes Qassam en direction d’Israël se poursuivent. Et l’Etat hébreu maintient son blocus de ce territoire tout en effectuant des raids de représailles.
Pourtant, des discussions ont lieu, plus ou moins discrètement, elles impliquent deux pays tiers : Egypte et Yémen.
L’Egypte et son puissant chef des services de renseignements Omar Souleiman discutent, séparément, avec des émissaires du Hamas, de l’Autorité palestinienne et d’Israël.
Les sujets de discussions ne manquent pas, à commencer par l’idée de parvenir à une trêve de longue durée entre l’Etat hébreu et le Hamas.
On discute également du fonctionnement du point de passage de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte. Il est actuellement fermé, mais en janvier dernier, des Palestiniens avaient ouvert une brèche par laquelle des milliers d’habitants de Gaza étaient sortis du territoire.
Autre chapitre : la question des prisonniers, et d’un éventuel accord de libération, qui pourrait inclure Gilad Shalit, le soldat israélien enlevé en juin 2006 par des radicaux palestiniens.
Enfin, la question de l’alimentation en électricité de la bande de Gaza fait aussi partie de la discussion.
Médiation égyptienne donc, mais aussi médiation du Yémen, cette fois pour tenter de rapprocher les rivaux palestiniens Hamas et Fatah. On a parlé d’échec, cette semaine, de ce plan yéménite. Mais les contacts ne seraient pas rompus.
L’idée du Yémen est de revenir à la situation qui prévalait avant la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, et de bâtir un nouveau gouvernement d’unité, appuyé par des forces de sécurité indépendantes des groupes politiques.