Prix Nobel : Barack Obama doit passer aux actes

PCF, lundi 12 octobre 2009

Barack Obama vient de recevoir le Prix Nobel de la Paix pour ses efforts en faveur du ren­for­cement de la diplo­matie et de la coopé­ration entre les peuples. Ce prix suscite de l’étonnement et de l’incompréhension.

On com­prend que son enga­gement déclaré pour le désar­mement nucléaire puisse sou­lever un espoir, comme ses décla­ra­tions en faveur d’une solution poli­tique au Proche Orient.

Mais pour l’instant, malgré les enga­ge­ments pris et les grands dis­cours, rien de positif n’est intervenu. Des négo­cia­tions inter­na­tio­nales déci­sives vont s’engager. Il est indis­pen­sable que toutes les puis­sances nucléaires, en par­ti­culier les États-​​Unis, mais aussi la France, par­ti­cipent réel­lement au désar­mement. Il faut main­tenant passer de la parole aux actes.

Le nouveau Prix Nobel de la paix est aussi devant des enjeux majeurs autour de la sécurité inter­na­tionale et des crises, avec notamment la question de la Palestine et l’Afghanistan. Barack Obama est au pied du mur. Pour assumer cette recon­nais­sance inter­na­tionale pres­ti­gieuse, il devra prendre les ini­tia­tives déter­minées, conformes à la Charte et aux réso­lu­tions de l’ONU et aux droits des peuples concernés.

De telles ini­tia­tives ont sin­gu­liè­rement manqué jusqu’ici et les reculs constatés pro­voquent de sérieuses pré­oc­cu­pa­tions. Les crises du Moyen Orient ont atteint un degré de gravité inquiétant et des impasses dra­ma­tiques. C’est l’avenir de la sécurité et des rela­tions inter­na­tio­nales qui est en jeu. Barack Obama est devant des choix urgents et cru­ciaux, et ceux qui viennent de le cou­ronner le rap­pellent fina­lement à ses enga­ge­ments et donc à sa responsabilité.

Parti communiste français Paris, le 9 octobre 2009.