Prises de position /​ Déclarations sur les sanctions

ICAHD, vendredi 28 janvier 2005

Après des années d’efforts diplo­ma­tiques et poli­tiques ayant pour objectif de contraindre Israël à cesser l’Occupation, tout en constatant que celle-​​ci est devenue de plus en plus contrai­gnante et permanente,…/

l’ICAHD déclare sou­tenir une cam­pagne à plu­sieurs volets et portant sur l’imposition de sanc­tions de nature à la fois stra­té­gique et sélective, contre Israël, et ce jusqu’à l’arrêt de l’Occupation.

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ICHAD

C’est-à-dire une cam­pagne qui viserait l’Occupation par Israël plutôt qu’Israël per se. Nous pensons que si la légis­lation exis­tante, tant inter­na­tionale que nationale, était tout sim­plement mise en oeuvre, cela abou­tirait à rendre l’Occupation inte­nable, et contrain­drait Israël à res­pecter les dis­po­si­tions rela­tives aux droits humains. Ega­lement, s’agissant de moyens de pression tant moraux qu’économiques, nous sommes en faveur du dés­in­ves­tis­sement et du boycott de façon sélective.

Puisque les sanc­tions consti­tuent un puissant moyen, non-​​violent et acces­sible au public de résister à l’Occupation, une cam­pagne de sanc­tions nous semble être l’étape pro­chaine et logique dans nos efforts pour faire cesser l’Occupation. Alors que cette cam­pagne va com­mencer à se déve­lopper, l’ICAHD déclare dès à présent sou­tenir les posi­tions sui­vantes :

- Vente d’armement ou transfert d’armement à Israël : ils devraient être condi­tionnés à l’usage qui en serait fait et qui ne devrait pas contribuer à per­pétuer l’Occupation, non plus à bafouer les droits humains et le droit inter­na­tional huma­ni­taire ; tous ces man­que­ments ces­se­raient si les gou­ver­ne­ments appli­quaient la légis­lation exis­tante en matière d’utilisation d’armements en vio­lation des droits humains.

- Sanc­tions écono­miques sur Israël : en raison de ses man­que­ments aux "Accords d’Association" qu’Israël a signé avec l’Union Euro­péenne, et qui inter­disent la vente de pro­duits fabriqués dans les colonies sous l’étiquetage "Fait en Israël", et aussi en raison des man­que­ments aux clauses de ces accords rela­tives au respect des droits humains.

- Dés­in­ves­tis­sement : par les sociétés qui tirent profit de leur impli­cation dans l’Occupation. Sous ce chef, l’ICAHD sou­tient des ini­ti­tiaves comme celle de l’Eglise Pres­by­té­rienne aux USA qui vise les sociétés contri­buant maté­riel­lement à l’Occupation, et au premier chef contre Cater­pillar dont les bull­dozers détruisent des mil­liers de maisons pales­ti­niennes.

- Boycott des pro­duits des colonies et des sociétés qui four­nissent les habi­ta­tions des colonies, ou qui jouent un rôle majeur dans le maintien de l’Occupation.

- Et enfin tenir tous les indi­vidus — qu’ils soient des poli­tiques, du per­sonnel mili­taire exé­cutant des ordres ou autre — tous per­son­nel­lement res­pon­sables de ces vio­la­tions des droits humains, y compris par la voie judi­ciaire devant les tri­bunaux inter­na­tionaux, et ne pas leur per­mettre de voyager dans d’autres pays.

L’ICAHD en appelle à la com­mu­nauté inter­na­tionale — gou­ver­ne­ments, syn­dicats, uni­ver­sités, orga­ni­sa­tions reli­gieuses et aussi à toute la société civile dans son ensemble — pour que tout soit fait en vue de rendre l’Etat d’Israël res­pon­sable de sa poli­tique et de ses actions liées à l’Occupation, et ce en vue de hâter la fin de cette tragédie.

Tout en en appelant aussi à l’Autorité Pales­ti­nienne pour qu’elle adhère aux conven­tions rela­tives aux droits humains, le soutien que nous apportons à des sanc­tions sélec­tives contre l’Occupation israé­lienne est focalisé sur l’Etat d’Israël qui seul a le pouvoir de faire cesser l’Occupation, et qui seul viole le droit inter­na­tional quant aux obli­ga­tions d’une puis­sance occupante.