Premières visites depuis 5 ans de familles de prisonniers de Gaza en Israël

Le Monde​.fr avec AFP, lundi 16 juillet 2012

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AFP/​Mohammed Abed

Les familles de Pales­ti­niens de la bande de Gaza empri­sonnés en Israël ont été auto­risées lundi 16 juillet pour la pre­mière fois depuis cinq ans, à rendre visite aux pri­son­niers, a-​​t-​​on appris de sources concor­dantes. "Cette opé­ration qui concerne 24 Pales­ti­niens détenus dans la prison de Ramon [Sud] constitue un test pour des visites sur une plus grande échelle", a indiqué l’administration péni­ten­tiaire israélienne.

Ces visites étaient sus­pendues depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, en juin 2007. Leur réta­blis­sement était l’une des prin­ci­pales reven­di­ca­tions acceptées par Israël en échange de la levée d’une grève de la faim massive des détenus pales­ti­niens, en vertu d’un accord conclu le 14 mai. Le Comité inter­na­tional de la Croix-​​Rouge (CICR) s’est félicité de la reprise de ces visites.

"C’est une pre­mière étape et nous espérons que les visites pour les habi­tants de Gaza vont reprendre pour tous les pri­son­niers, a affirmé le chef du CICR en Israël et dans les ter­ri­toires pales­ti­niens, Juan Pedro Schaerer. Selon le droit inter­na­tional, les auto­rités israé­liennes sont dans l’obligation d’autoriser les visites des familles."

Un groupe de 40 membres des familles a passé dans la matinée le ter­minal fron­talier d’Erez à des­ti­nation de la prison de Ramon. Parmi eux, la mère de Mohammad Hamdiya, du quartier de Che­jaïya à Gaza, empri­sonné depuis juillet 1989. "Vous ne pouvez pas ima­giner ma joie de pouvoir revoir bientôt le visage de mon fils Mohammad, après toutes ces années", a-​​t-​​elle déclaré avant le départ.

L’administration péni­ten­tiaire a précisé que 400 pri­son­niers de "sécurité" de la bande de Gaza étaient détenus par Israël, et 4 000 autres de Cis­jor­danie. Les Pales­ti­niens de Cis­jor­danie ont droit "à une visite toutes les deux semaines ou tous les mois selon les prisons dans les­quelles ils sont détenus", a-​​t-​​elle indiqué.