Première journée régionale "CONTRE AGREXCO" qui fera date.

mercredi 1er juillet 2009

Environ mille mani­fes­tants à l’appel de la COA­LITION contre AGREXCO, dont l’Afps est partie pre­nante. Les mili­tants du Lan­guedoc Rous­sillon étaient pré­sents dans cette mani­fes­tation où F.L Leblon a repré­senté le Bureau national

Inter­vention lue par JLM, ccippp34 le 25÷06÷09 en fin de mani­fes­tation pour les 5 assos locales (Asso­ciation France palestine Soli­darité 34, Asso­ciation des Pales­ti­niens Languedoc-​​Roussillon, Cam­pagne Civile pour la Pro­tection du Peuple Pales­tinien 34, Cam­pagne BDS France, comité Mont­pellier, PARASOL)

Pourquoi sommes nous ici et aussi nombreux et déterminés ?

Qu’est-ce que AGREXCO ? la réponse est simple : Agrexco est une entre­prise israé­lienne financée à 50% par l’état israélien, spé­cia­lisée dans l’exportation des fruits, légumes et fleurs. Qui dis­tribue la marque Carmel bio top et quelques autres. 70% des expor­ta­tions de cette entre­prise pro­viennent des colonies israé­liennes, notamment de la vallée du Jourdain où 7000 colons occupent 95% des terres et contrôlent 98% de l’eau. Je vous laisse ima­giner ce qui reste aux pales­ti­niens. C’est donc une entre­prise d’état qui par­ticipe direc­tement à la colo­ni­sation israé­lienne de la Palestine !

Et bien c’est pré­ci­sément cette entre­prise que G. Frêche a choisit d’implanter à Sète pour qu’elle innonde à des prix de dumping le marché européen. Le même G. Frêche qui annonçait en pleine guerre contre Gaza qu’il allait faire d’Israël le nouvel allié com­mercial de la région !

Allons nous accepter comme allié com­mercial de notre région un état qui va être jugé par un tri­bunal Russel ?

Allons nous accepter comme allié com­mercial de notre région un état pour laquel l`assemblée générale de l`onu est saisie afin d`envisager la création d`une cour pénale spé­ciale qui jugerait ses méfaits ?

Allons nous accepter comme allié com­mercial un état contre lequel une plainte pour crime de guerre a été déposé au tri­bunal pénal international ?

Les forces vives de notre région, vous avez répondu : en moins d’un mois, l’appel lancé par une poignée d’organisations le 23 mai s’est trans­formé en une Coa­lition de 80 orga­ni­sa­tions de la région, dont des orga­ni­sa­tions natio­nales partis, syn­dicats et asso­cia­tions qui se joignent a nous car ils consi­dèrent cette situation pré­oc­cu­pante pour l`ensemble du pays.

Comment Agrexco est-​​il devenu en quelque jour, le cata­lyseur d’une mobi­li­sation sans pré­cédent, mobi­li­sation qui n’en est encore qu’à ses débuts, au vu des réac­tions favo­rables natio­nales, et même internationales .

La pre­mière réponse est que le cadre poli­tique posé par la Coa­lition a permis de ras­sembler. En effet, la question Pales­ti­nienne a été dès le départ, arti­culée aux pré­oc­cu­pa­tions sur l’emploi aussi bien à Sète que pour les paysans de la région, arti­culée aux pro­blèmes envi­ron­ne­mentaux et éthiques et il a été posé que le déno­mi­nateur commun était les valeurs de justice, d’égalité et de droits humains que nous défendons aussi bien pour les pales­ti­niens que pour nous mêmes ici.

Bien sûr il y a eu la mons­trueuse guerre de l’état israélien contre Gaza qui a fait 1345 morts, dont 433 enfants, des mil­liers de blessés et des cen­taines de han­di­capés à vie, la des­truction totale des infra­struc­tures indus­trielles, agri­coles, com­mer­ciales, des habi­ta­tions, des écoles, des mos­quées des hôpitaux ,et le blocus qui continue aujourd’hui encore ! Tout ça vous le savez.

La seconde expli­cation à cette extra­or­di­naire mobi­li­sation c’est que l’immense mou­vement de pro­tes­tation et de soli­darité de janvier dernier en Europe était bien plus qu’une simple réaction émotion­nelle ponc­tuelle face à la bar­barie de l’agression. Il portait déjà en lui cette cer­titude que la vio­lation des droit humains, du droit inter­na­tional, des conven­tions de Genève consti­tuait une forme de Bar­barie toute aussi ter­rible et mons­trueuse et qu’il fallait la com­battre. Et comme ça fait 61 ans que ça dure sans qu’aucune ins­tance inter­na­tionale n’y mette fin, l’opinion publique a basculé. La com­passion pour les vic­times se double aujourd’hui d’une exas­pé­ration, d’une révolte face à l’impunité d’Israël et d’une exi­gence de sanc­tions contre Israël. Et c’est ce que nous crions aujourd’hui, Stop à Israël, STOP ça suffit de cette politique.

C’est dans ce contexte que l’appel lancé depuis juillet 2005 par la société civile pales­ti­nienne et signé par 170 orga­ni­sa­tions pales­ti­niennes a pris tout son sens et qu’il est devenu le débouché naturel aux exi­gences d’une société civile inter­na­tionale décidée à passer à l’action.

Cet appel ras­semble tous les cou­rants poli­tiques, les réfugiés de Palestine et de l’extérieur, les pales­ti­niens d’Israël et des ter­ri­toires occupés, les pri­son­niers, bref tout le peuple pales­tinien morcelé du fait de la colo­ni­sation et de l’occupation se retrouve ras­semblé dans cet appel qu’il nous adresse. Il s’agit de l’appel au Boycott, au Dés­in­ves­tis­sement et aux Sanc­tions contre l’état d’Israël tant que celui-​​ci refusera de res­pecter le droit inter­na­tional et de recon­naître le droit à l’autodétermination des pales­ti­niens. C’est ce qu’on appelle la Cam­pagne BDS que les pales­ti­niens nous demandent de mener, à l’image de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Comment pourrions nous refuser de répondre à cet appel ?

La lutte contre AGREXCO s’inscrit de fait dans cette cam­pagne BDS et Agrexco est le cata­lyseur de cette exi­gence de sanction, de cette volonté de la société civile de dire STOP à Israël, STOP ça suffit. Puisque les états et l’Europe en par­ti­culier refusent d’appliquer la sus­pension des accords d’association qui font d’Israël un par­te­naire pri­vi­légié au plan écono­mique, puisque nos gou­ver­ne­ments et l’Europe refusent de prendre les sanc­tions qui s’imposent contre les vio­la­tions du Droit par Israël, et bien nous citoyens nous allons nous y opposer.

Car empêcher l’implantation d’Agrexco c’est faire d’une pierre trois coups ! :
- c’est Boy­cotter les pro­duits d’une entre­prise direc­tement impliquée dans la colo­ni­sation,
- c’est refuser d’investir (qui plus est de l’argent public) dans des aides et amé­na­ge­ments au profit de ce type d’entreprise.
- et enfin c’est sanc­tionner la poli­tique colo­niale cri­mi­nelle et d’apartheid de l’état d’Israël.

Enfin la troi­sième expli­cation à cette mobi­li­sation active, c’est le constat que les actions menées telles les péti­tions, les inter­pel­la­tions de élus et autres démarches, si elles sont faites sans s`appuyer sur un rapport de force sont inef­fi­caces. C’est la raison pour laquelle je vous appelle à par­ti­ciper nom­breux aux actions de boycott des pro­duits israé­liens. Rejoignez la Cam­pagne BDS-​​France, créez des comités quand il n’en existe pas ou déve­loppez au sein de vos asso­cia­tions des actions de boycott, mais agissez !

Il faut boy­cotter et faire boy­cotter les pro­duits israé­liens et sans dis­tinction car la tra­ça­bilité est impos­sible à vérifier et parce que de toutes façons ce sont des pro­duits de la colonisation !

Un ami pales­tinien de Mont­pellier me disait hier, dis leur bien qu’un euro pour Israël c’est le prix d’une balle qui sera tirée contre un palestinien !

A l’exemple de la confé­dé­ration pay­sanne qui a ins­tallé des paysans dans des fermes aban­données et des terres laissées en friche, à l’exemple des fau­cheurs volon­taires qui ont fauché des maïs trans­gé­niques, nous nous ins­crivons déli­bé­rément dans cette démarche active. Notre situation est para­doxale car c’est Israël qui est hors la loi tout comme l’Europe qui refuse d’appliquer des déci­sions votées et c’est nous qui sommes du côté du Droit, c’est nous qui en appelons au Droit et qui en exi­geons son appli­cation. Alors voilà pourquoi nous sommes aussi nom­breux et aussi déter­minés. Conti­nuons jusqu’à la victoire !

LA MARCHE DE LA PAILLADE CONTRE L’APARTHEID ET CONTRE AGREXCO

Marche à l’initiative du comité BDS Mont­pellier, sou­tenue par la l’AP-LR, la CCIPPP, PARASOL et UJFP. Y par­ti­ci­peront sur les 7 km : A. Rose­vègue, Pdt UJFP, Michèle Sibony porte parole UJFP, Yazid porte parole GP, Nahla Chahal coor­di­na­trice CCIPPP. Il y avait de petites délé­ga­tions de Tou­louse, Pau, Carcassonne…A noter que les deux jour­na­liste de Al jazeera qui ont couvert ces deux jours de mobi­li­sation, par­ti­ci­peront volon­tai­rement à toute la marche également.

Prises de parole place de la comédie à la jonction des deux marches : M. Sibony, porte parole UJFP, Nahla Chahal coor­di­na­trice CCIPPP, Yazid porte parole de Géné­ration palestine, A. Rose­vègue pré­sident UJFP et comme c’était micro ouvert d’un Pales­tinien de Toulouse.

Ensuite les deux marches aux­quelles s’étaient joints d’autres mani­fes­tants ont rejoint le lieu de RDV pour la mani­fes­tation régionale de la Coa­lition (devant le conseil Régional)

JOURNÉE D’ACTION DE LA COALITION contre AGREXCO

1re action : 9h ras­sem­blement devant le conseil régional qui tenait session ce jour là. Une qua­ran­taine de mani­fes­tants attendent les conseillers régionaux. Plu­sieurs per­sonnes s’étaient ins­crite par télé­phone pour assister au CR, mais la veille on leur a dit que c’était complet. Le pré­sident de région avait bourré la salle des ses employés pour empêcher la pré­sence des membres de la coa­lition. Le conseil a été per­turbé quand même, un élu vert (Pastor) a traité G. Frêche de dic­tateur et un élu du PS (P. Alliès) s’est vu couper le micro alors qu’il déclarait sou­tenir la coalition !

Ont pris la parole à la fin de la mani­fes­tation :
- C. Perrin au nom de la Coa­lition contre Agrexco
- A. Rose­vègue au nom de l’UJFP
- N. Duntze au nom de la confé­dé­ration pay­sanne
- J.L Moraguès au nom des asso­cia­tions locales de soli­darité avec la Palestine
- F. Leblon au nom du BN de l’AFPS
- N. Enassri au nom de Résis­tances 30