Premier raid israélien sur Gaza après la fin de la trêve

Le Monde avec AFP, samedi 20 décembre 2008

Alors qu’Israël ré-​​intensifie ses raids sur Gaza, le "Dignity" force à nouveau le blocus

Un Pales­tinien a été tué et trois autres ont été blessés, samedi 20 décembre, lors du premier raid de l’aviation israé­lienne sur la bande de Gaza après l’expiration de la trêve des vio­lences ven­dredi, selon des sources médi­cales pales­ti­niennes. Ali Hijazy, 22 ans, a été tué dans ce raid effectué près de Jabalya, dans le nord du ter­ri­toire pales­tinien, et deux autres blessés sont dans un état grave, a précisé le chef de service des urgences du ministère pales­tinien de la Santé, Mouaouiya Hassanein.

Les trois hommes sont membre des Bri­gades des martyrs d’Al-Aqsa, la branche armée du Fatah, le parti du pré­sident pales­tinien Mahmoud Abbas, ont indiqué des témoins, ajoutant qu’un civil avait également été blessé au cours de cette attaque aérienne. Selon ces témoins, le raid a eu lieu vers 9 heures locales (8 heures à Paris). L’appareil israélien a tiré trois mis­siles alors que le groupe d’activistes s’apprêtait à lancer des roquettes sur le sud d’Israël. C’est le premier raid israélien après l’expiration ven­dredi de la trêve de six mois entre Israël et le mou­vement isla­miste pales­tinien Hamas.

Navire d’aide humanitaire

Le Dignity, un bateau de 20 mètres chargé d’aide huma­ni­taire affrété par des mili­tants pro-​​palestiniens dont pour la pre­mière fois des pas­sagers arabes a rejoint samedi matin la bande de Gaza, brisant pour la cin­quième fois par la mer le blocus imposé par Israël au ter­ri­toire pales­tinien. "La sécurité israé­lienne a inter­cepté notre bateau en mer. Elle a effectué un contrôle d’identité, fouillé le bateau et nous a laissé pour­suivre notre navi­gation vers Gaza", a expliqué Aeb Qahtany, membre d’une ONG qatarie.

Lors des pré­cé­dentes mis­sions du "Dignity", en août, octobre et novembre, Israël avait déjà prévenu qu’il ne lais­serait pas passer le bateau, sans mettre sa menace à exé­cution de crainte qu’une confron­tation avec les mili­tants ne le des­serve. Le blocus israélien, en vigueur depuis la prise de pouvoir par le Hamas isla­miste en juin 2007, a été ren­forcé début novembre en raison d’une recru­des­cence des violences.