Pour un Etat Palestinien - Contre la politique d’Israël

AFPS 14, vendredi 18 janvier 2008

Après quelques mois d’interruption, le groupe AFPS-​​14 reprend sa pra­tique du tract mensuel de sen­si­bi­li­sation dis­tribué en centre ville.

LA COM­MU­NI­CATION


- Les media ont pré­senté la confé­rence d’Annapolis comme la relance du pro­cessus de paix devant aboutir à un accord israélo-​​palestinien en 2008 avec la création d’un État palestinien.

- Ehud Olmert, premier ministre d’Israël, a évoqué, dans une interview au Jeru­salem Post en ce début d’année, le néces­saire partage de Jéru­salem entre Israé­liens et Pales­ti­niens et rappelé la réfé­rence des pays amis d’Israël aux fron­tières de 1967.

ET LA RÉALITÉ

- Avant et après cette confé­rence, le gou­ver­nement israélien a décidé le finan­cement de cen­taines de nou­velles construc­tions dans les colonies, toutes illé­gales selon le droit international.

- Ehud Olmert précise dans la même interview qu’il n’envisage pas un retour aux lignes de 1967. Le mur d’apartheid continue sa pro­gression en inté­grant les plus grosses colonies à Israël, en par­ti­culier autour de Jéru­salem, avec annexions.

ISRAËL ET L’ÉTAT PALES­TINIEN

Depuis 1988 les Pales­ti­niens recon­naissent l’État d’Israël et ne reven­diquent que 22% de la Palestine his­to­rique pour leur État. Depuis 1967 la poli­tique d’occupation, de colo­ni­sation et d’annexion d’Israël (celles-​​ci n’ont jamais été plus actives que depuis l’accord d’Oslo) mani­feste le refus d’un État pales­tinien ; excepté, peut-​​être, sous la forme de quelques « ghettos » sous contrôle et domi­nation d’Israël, ceci pour éviter que la popu­lation arabe ne soit plus nom­breuse que la popu­lation juive dans le Grand Israël. La situation à Gaza donne une idée de ce qui attend les Palestiniens.

LA POLI­TIQUE ISRAÉ­LIENNE DÉMASQUÉE PAR UN ISRAÉLIEN

« La question pri­mor­diale pour le gou­ver­nement israélien n’est pas de savoir comment par­venir à la paix. La question pri­mor­diale pour Israël est plutôt comment trans­former son occu­pation, que le monde considère comme une situation tem­po­raire, en un fait poli­tique défi­nitif, reconnu par la com­mu­nauté inter­na­tionale. Comment, dès lors, conserver ses prin­ci­pales colonies, le « Grand » Jéru­salem et le contrôle sur les ter­ri­toires et les fron­tières sans appa­raître intran­si­geant ? » explique Jeff Halper, israélien anticolonialiste.

LES EXI­GENCES DU DROIT

Exi­geons l’application du droit et des réso­lu­tions de l’ONU : un État Pales­tinien sou­verain sur les fron­tières de 1967 avec Jérusalem-​​Est pour capitale et le droit au retour en Palestine des réfugiés.

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