Pour Salah Hamouri, lettre au Président Sarkozy

Patrick Le Hyaric, jeudi 14 mai 2009

"Mme Denise Hamouri séjournera en France, du 15 au 18 mai.
J’ai l’honneur de vous pro­poser de la recevoir durant cette période, comme vous l’avez fait pour toutes les autres familles qui ont eu l’un de leur proche empri­sonné dans un autre pays."

Saint-​​Denis, le 13 mai 2009

M. Nicolas Sarkozy

Président de la République Française

Palais de l’Elysée 55, rue du Fbg Saint Honoré 75008 Paris

Monsieur le Président de la République,

Vous aviez annoncé que vous trai­teriez tous les cas de citoyens français détenus ou empri­sonnés dans d’autres pays. Nous constatons d’ailleurs que vous avez en général tenu cet enga­gement. A une seule exception que nous n’arrivons pas à com­prendre : celle d’un jeune franco-​​palestinien de 25 ans. Celui-​​ci est retenu dans une prison israé­lienne, située en Cis­jor­danie, donc une colonie, au mépris du droit international.

Il n’a jamais été démontré aucun acte délic­tueux de la part de ce jeune homme. La loi israé­lienne l’a obligé à plaider cou­pable pour être sanc­tionné de la peine la moins élevée pos­sible, soit sept ans de prison. Mais jamais une pro­cédure poli­cière ou de justice n’a pu démontrer les faits qui lui sont reprochés.

C’est la raison pour laquelle, le journal « l’Humanité » a décidé de mener cam­pagne pour sa libération.

Un comité de soutien très plu­ra­liste, trans-​​partis français, anime également une cam­pagne pour sa libé­ration. Des élus d’opinions diverses ont décidé de faire de Salah Hamouri, citoyen d’honneur de leur ville.

La maman de Salah Hamouri, Mme Denise Hamouri, une femme remar­quable, cou­ra­geuse, posée, réfléchie, qui réside de temps en temps en France dans la région lyon­naise, par­ti­cipera à l’une de ces céré­monies le 16 mai pro­chain, initiée par le maire de Grigny, M. Balme. A cette occasion, Mme Denise Hamouri séjournera en France, du 15 au 18 mai.

J’ai l’honneur de vous pro­poser de la recevoir durant cette période, comme vous l’avez fait pour toutes les autres familles qui ont eu l’un de leur proche empri­sonné dans un autre pays.

Certain, Mon­sieur le Pré­sident de la Répu­blique, que cette requête retiendra toute votre attention,

Avec toute ma gra­titude, je vous prie d’agréer, Mon­sieur le Pré­sident de la Répu­blique, l’expression de mes salu­ta­tions respectueuses.

Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité