Pokemon Go envenime le conflit israélo-palestinien

L’Orient le Jour , dimanche 24 juillet 2016

Si Israéliens et Palestiniens rejoignent l’engouement autour du jeu qui conquit le monde, Pokemon Go, celui-ci leur sert d’outil pour exprimer leurs divergences politiques. Le jeu à réalité augmentée pour smartphones, qui a pour but de capturer des Pokemon dans un contexte réel, a battu des records depuis sa sortie la semaine dernière, avec des millions de téléchargement. Le jeu n’est pas encore sorti en Israël ni dans la majorité des territoires palestiniens à Jérusalem-Est ou en Cisjordanie, mais les techniciens israéliens et palestiniens sont en train de trouver les meilleures solutions pour mettre la main sur le jeu, selon un article de Newsweek du 14 juillet. La force navale israélienne a posté un message à propos de l’utilité du jeu, écrivant : « Il y a des Pokemon auxquels nous ne pouvons pas accéder. » De plus, la fureur autour du jeu a obligé l’armée israélienne à publier un avertissement à ses soldats : « Le jeu peut servir à collecter des informations ! peut-on ainsi lire sur l’avertissement de l’Armée de défense israélienne. Le jeu ne peut être utilisé sur la base militaire ! »

De leur côté, les Palestiniens utilisent le jeu pour différents moyens, notamment pour mettre en lumière leur opposition envers la politique israélienne dans la Cisjordanie, l’est de Jérusalem et dans la bande de Gaza. La Palestinienne Mariam Barghouti a écrit sur Twitter : « Israël n’a pas besoin de Pokemon Go, elle chasse les Palestiniens pour s’amuser. Avec 99,7 % de taux de condamnation de Palestiniens par Israël... Elle va tous les attraper ! » Un autre post montre un personnage de Pokemon regardant fixement le mur qui sépare le territoire israélien de la Cisjordanie.