Afps 59/62, mercredi 17 septembre 2008
Les cinq premiers panneaux de Salah.
Le lundi 15 septembre a été une journée de mobilisation exceptionnelle pour la libération de Salah Hamouri dans la région Nord - Pas de Calais. La présence de sa mère lors de plusieurs rencontres, à Lille, à Seclin à Douai, marquée par la chaleur de l’accueil, tant par les militants, que par les personnalités, les élus dans leur diversité, a permis de mieux éclairer l’injustice qui conduit à la condamnation d’un innocent, par la « justice militaire » israélienne comme le fait qu’il soit encore en prison.





Le 15 septembre, Denise Hamouri a eu l’occasion de dire en quoi il y a bien, concernant son fils, possédant un passeport français, « deux poids, deux mesures », alors que pour d’autres compatriotes otages ou prisonniers, il y a eu une forte implication présidentielle.
Elle a précisé un certain nombre de données quant aux pratiques de la « justice militaire » israélienne : plaider coupable d’inspiration anglo-saxonne auquel sont contraints, sous peine de condamnations plus lourdes, 90 à 95% des prisonniers palestiniens, sanctions aggravées pour les résidents de Jérusalem, c’est le cas de Salah.
Et surtout ont été mis en évidence la singulière régression en matière de droits de l’Homme que constitue une condamnation sur de simples présomptions dans un pays : Israël, présenté, c’est totalement usurpé, comme une démocratie. Il n’est pas possible d’abandonner un compatriote soumis à des pratiques qui ignorent la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen d’août 1789.
Il n’est pas plus tolérable d’entériner la décision du « tribunal militaire », auquel est soumis tout Palestiniens dans les territoires occupés depuis 1967, et qui n’a donc aucune légitimité. Est-il possible d’oublier qu’il y a un occupant et un occupé ?
Il est temps que les autorités françaises se ressaisissent. Comme il l’a fait pour d’autres, Nicolas Sarkozy doit recevoir Denise Hamouri et répondre à son courrier. Ces autorités doivent demander la libération immédiate d’un innocent. C’est ce qu’exige une mobilisation croissante.
Cette mobilisation peut maintenant s’appuyer, dans la région, sur des forces convergentes qui ont manifesté leur engagement, y compris des élus des sensibilités diverses, et soucieuses de solidarité avec un jeune victime de l’injustice. C’est à cette union que l’AFPS Nord-Pas de Calais entend travailler dans le cadre du comité de soutien pour la libération immédiate de Salah Hamouri.
Association France Palestine Solidarité Nord - Pas de Calais
Lille le 16 septembre 2008