Oliviers arrachés pour laisser la place à une nouvelle colonie

Maisa Abou Ghazaleh, jeudi 9 octobre 2008

Les colons tentent de s’emparer de tou­jours plus de terres pales­ti­niennes, par la vio­lence le plus souvent : trou­peaux empoi­sonnés, fer­miers har­celés par des milices de colons, oli­viers tron­çonnés ou arrachés.

"Les colons israé­liens tentent de s’emparer de la colline de Ras She­hadeh, adja­cente au camp de Shua’fat, et du village de Isawiya à Jérusalem-​​Est, selon le Conseiller pour les Affaires de Jéru­salem du Premier Ministre, Hatim Abdel Qader.

Des dizaines d’hectares sont menacées. Les deux der­niers jours les colons d’Ateret Cohanim ont arraché des oli­viers, pendant la nuit, pour pré­parer la saisie de terres et la création d’une autre colonie.

Abdel Qadar réfuse la der­nière reven­di­cation des colons sur la pro­priété des terres, en pré­cisant que la colo­ni­sation n’est pas un droit [1] . Il a sou­ligné que les gens ne res­teront pas les bras croisés au cours des ten­ta­tives continues de s’emparer de leurs terres.

Abdul Qader a averti le gou­ver­nement israélien de ne pas per­mettre à ces fon­da­men­ta­listes de pour­suivre leurs actions, en disant que les auto­rités d’occupation seront entiè­rement res­pon­sables de toutes les consé­quences. Le Conseiller pour les affaires de Jéru­salem a ajouté : « Nous allons nous défendre par tous les moyens, nous culti­verons notre terre et nos oli­viers ».

Le Pré­sident du Comité contre le mur du village d’Anata, Hassan Abdul Baqi, a noté : « Les colons reven­diquent également la pro­priété de 20 dounams de terres entre les vil­lages de Anata et Issawiya, facteur déter­minant pour le tracé du mur. »

Abdul Baqi a dit que, en 2005, la Cour suprême israé­lienne avait publié une réso­lution avec l’ordre de détruire huit maisons dans la région. Les familles ont été contraintes de quitter. « Les habi­tants d’Issawiya ont des docu­ments datant de l’Empire ottoman ». "

[1] c’est même une vio­lation fla­grante du droit