Nucléaire : Le grand débat

R. I., lundi 6 octobre 2008

Le directeur général de l’Agence inter­na­tionale de l’énergie ato­mique (AIEA), Mohamed El Baradei a affirmé qu’il s’opposait au retrait des pays arabes du Traité de non pro­li­fé­ration (TNP) pour faire pression sur Israël.

M. El Baradei a sou­ligné, dans une décla­ration à la télé­vision égyp­tienne à l’occasion du congrès annuel de l’AIEA, que « le maintien de l’engagement des pays arabes dans le cadre de ce traité est un moyen de pression sur Israël pour l’amener à y adhérer », estimant que « leur retrait n’est pas une solution, il ne fera qu’aggraver les ten­tions dans la région », a-​​t-​​il mis en garde. Le premier res­pon­sable de l’AIEA a affirmé que la solution est d’adopter une stra­tégie pour dénu­cléa­riser la région, tout en appelant à entre­prendre des démarches pra­tiques pour faire du Proche-​​orient une région exempte d’armes de des­truction massive. Il a, en outre, appelé l’Iran à apporter des éclair­cis­se­ments concernant son pro­gramme nucléaire.

« Beaucoup de temps a été mis pour com­prendre le pro­gramme nucléaire iranien », a-​​t-​​il rappelé avant de pré­ciser qu’« il est actuel­lement sous contrôle ». « Quand nous disons que nous ne sommes pas encore assurés que le pro­gramme nucléaire iranien est consacré uni­quement à des fins paci­fiques, cela ne veut pas dire que nous avons trouvé des preuves qu’il s’agit d’un pro­gramme mili­taire », a-​​t-​​il précisé. « Nous conti­nuons à demander des éclair­cis­se­ments à l’Iran afin de nous assurer que ce pro­gramme est paci­fique », a-​​t-​​il ajouté . « Des craintes sub­sistent quant aux inten­tions futures de l’Iran, c’est le pro­blème prin­cipal avec Téhéran », a-​​t-​​il précisé, sou­li­gnant la nécessité d’établir un dia­logue direct entre l’Iran et Washington.

Un siège pour Kaboul

L’Afghanistan a offi­ciel­lement obtenu, ven­dredi, un siège de gou­verneur au sein du conseil de 35 membres de l’AIEA après le retrait de la can­di­dature syrienne, lors de la confé­rence générale annuelle des 145 Etats membres de l’agence à Vienne. Les deux pays avaient indiqué, qu’ils se por­taient can­didats pour ce siège laissé vacant par le gou­verneur pakis­tanais dont le mandat vient à expi­ration. Le poste au sein de l’exécutif de l’agence onu­sienne devait obli­ga­toi­rement revenir à un repré­sentant de l’un des pays du groupe MESA du Moyen-​​Orient et d’Asie du Sud. « Il y a un consensus au sein du groupe MESA sur la can­di­dature de l’Afghanistan, pour le conseil des gou­ver­neurs pour le poste devenu vacant au sein de la zone MESA pour la période 2008-​​2010 », a annoncé à la confé­rence générale le délégué indien qui assure actuel­lement la pré­si­dence de ce groupe régional.

« La Syrie très gen­timent a accepté de retirer sa can­di­dature (…) afin de pré­server la tra­dition des can­di­da­tures de consensus pour le conseil des gou­ver­neurs et de faci­liter le travail de la confé­rence », a-​​t-​​il ajouté. Damas avait maintenu sa can­di­dature jusqu’à ven­dredi après-​​midi, alors qu’elle avait soulevé l’ire des Amé­ri­cains et de cer­tains autres alliés en raison de la contro­verse sur les allé­ga­tions amé­ri­caines de pro­gramme nucléaire syrien clan­destin. Au total 11 des 35 sièges de gou­ver­neurs devaient être désignés lors de la confé­rence annuelle, les 10 autres ayant déjà été adoptés par consensus ven­dredi matin.

(…) voir aussi l’Orient le Jour :

Nucléaire L’AIEA veut un Proche-​​Orient sans armes atomiques

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