Non à la ratification du Protocole de coopération Union européenne-​​Israël.

AFPS, lundi 1er décembre 2008

Suspension de l’accord d’association UE-​​Israël
Communiqué de presse de l’AFPS, Paris, 1 décembre 2008

Lors de sa réunion plé­nière du 4 décembre pro­chain, le Par­lement européen doit ratifier une pro­po­sition de la Com­mission Euro­péenne et du Conseil quant à la par­ti­ci­pation d’Israël aux pro­grammes com­mu­nau­taires euro­péens. Ce nouveau pro­tocole de coopé­ration offre à Israël un accès illimité au pro­gramme de recherches scien­ti­fiques, aca­dé­miques et techniques.

Or ce nouveau pro­tocole inter­vient alors que, sur le terrain, l’occupation se poursuit, qu’Israël accélère la construction de colonies, poursuit la judaï­sation de Jérusalem-​​Est com­pro­mettant gra­vement la pos­si­bilité d’édifier un Etat pales­tinien viable, ren­force le bou­clage des ter­ri­toires pales­ti­niens, et le mons­trueux blocus de Gaza, et pra­tique de nom­breuses formes de vio­lation des droits de l’Homme.

En outre, depuis la signature de l’accord d’association avec l’UE en 1999, l’Etat israélien viole deux obli­ga­tions fon­da­men­tales de cet accord : le respect par les parties des « droits de l’Homme et des prin­cipes démo­cra­tiques » (article 2) et la « règle d’origine » selon laquelle les pro­duits fabriqués sur le seul ter­ri­toire israélien béné­fi­cient d’exemptions douanières.

Il est donc impen­sable que ce nouveau pro­tocole soit voté. Ce serait donner une prime à l’impunité dont béné­ficie jusqu’à main­tenant Israël qui pourra ainsi continuer sa poli­tique d’occupation et de colo­ni­sation et de vio­la­tions constantes du droit inter­na­tional et humanitaire.

Bien au contraire, nous pensons néces­saire d’exercer une pression poli­tique, diplo­ma­tique et écono­mique sur Israël et c’est pour ces raisons que l’AFPS estime que la sus­pension de l’accord d’association entre l’Union euro­péenne et Israël s’impose d’autant plus que depuis 2002, après le vote du Par­lement européen recom­mandant cette sus­pension, on assiste au « upgrading » de l’occupation (mur, blocus de Gaza, extension de la colo­ni­sation – en par­ti­culier à Jérusalem-​​Est) et de la vio­lation des droits humains.

Il ne peut y avoir de pers­pec­tives de "rehaus­sement" des rela­tions avec Israël sans respect du droit inter­na­tional par Israël

AFPS, Paris, 1 décembre 2008