Non à la collaboration militaire entre la France et Israël

AFPS Lille 59/​62, vendredi 13 janvier 2012

Communiqué de l’AFPS 59/​62 du 8 janvier 2012 :

La décision d’achat par la France de drones israé­liens, date de l’été 2011. Suite au débat par­le­men­taire que cela pro­voque, une triste réalité apparaît : la France et Israël col­la­borent sur le terrain mili­taire. C’est d’une rare indécence.

La guerre contre le peuple pales­tinien à Gaza il y a trois ans est qua­lifiée selon le rapport du juge Gold­stone de « crime de guerre, voire de crime contre l’Humanité ». Fort de son impunité cet Etat main­tient le blocus de ce ter­ri­toire pales­tinien au mépris de toute consi­dé­ration huma­ni­taire. Sa marine de guerre, au mépris du droit maritime s’attaque aux flot­tilles de la Liberté I et II qui veulent le briser. Bom­bar­de­ments, raids cri­minels se pour­suivent avec son cortège de vic­times et de ruines. L’entreprise d’apartheid, comme la session du tri­bunal Russel du Cap de novembre dernier vient de qua­lifier Israël se poursuit avec la construction du mur, la pour­suite accé­lérée de la colo­ni­sation et l’expulsion des Pales­ti­niens en par­ti­culier à Jéru­salem, tandis que la Résis­tance popu­laire est sau­va­gement réprimée par l’armée d’occupation. Des mil­liers de Pales­ti­niens dont femmes et enfants peuplent les prisons. Leurs droits nationaux sont niés.

La col­la­bo­ration mili­taire avec Israël, réin­tro­duite depuis 1995 selon les ser­vices du Premier Ministre, est donc abso­lument à pros­crire. Elle ne peut être qu’un encou­ra­gement à la pour­suite des crimes.

L’AFPS Nord-​​Pas de Calais, répondant à l’appel de la société civile pales­ti­nienne de 2005, place son combat contre cette col­la­bo­ration dans le cadre du Boycott/​Désinvestissement/​Sanctions contre Israël. Elle appelle à une cam­pagne uni­taire ce sujet. La pétition contre l’achat de drones israé­liens doit être signée mas­si­vement. Les ini­tia­tives seront déve­loppées en direction et avec les élus afin qu’il soit mis un terme à cette col­la­bo­ration mili­taire indigne d’une France de soli­darité attachée au droit international.