Netanyahou est contre un Etat palestinien, dit un ministre israélien

L’Orient le Jour avec Reuters, mardi 14 février 2017

Benjamin Netanyahou est opposé à la création d’un Etat palestinien, a indiqué lundi un membre du gouvernement israélien, sans préciser si le Premier ministre exprimerait publiquement cette position lors de sa rencontre avec Donald Trump mercredi à Washington.

Cette remarque émane du ministre de la Sécurité Gilad Erdan, membre du Likoud, le parti conservateur de Netanyahou, dont les dirigeants ont souvent adopté des positions plus intransigeantes que leur chef de file.

"Je pense que tous les membres du cabinet de sécurité, et en premier lieu le Premier ministre, sont opposés à un Etat palestinien", a dit Erdan sur la radio de l’armée.

"Personne ne pense que dans les prochaines années un Etat palestinien soit quelque chose qui puisse ou qui doive se produire, à Dieu ne plaise", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir si Netanyahou pourrait exprimer cette position en public lors de sa rencontre avec Donald Trump, le ministre de la Sécurité a répondu : "le Premier ministre doit évaluer les choses en fonction de ses impressions lors de la rencontre et des positions qu’il découvrira sur place. Personne ne sait quelles sont les positions du président (Trump) et de son administration".

Les dirigeants palestiniens mais également l’administration Obama se sont souvent interrogés sur la détermination de Netanayhou à trouver une solution à deux Etats, une position qu’il avait exprimée pour la première fois dans une déclaration en 2009.

Pour Wasel Abou Youssef, membre de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), les actions menées sur le terrain par l’extrême droite israélienne empêchent la création d’un Etat palestinien.

Depuis l’investiture de Donald Trump le 20 janvier, Benjamin Netanyahou a approuvé la construction de 6.000 logements supplémentaires en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, s’attirant une condamnation de la communauté internationale à laquelle les Etats-Unis ne se sont pas joints.

Au cours des derniers jours, l’administration Trump a semblé adopter une position plus nuancée à l’égard d’Israël admettant que la poursuite de la colonisation ne contribuait pas à l’établissement de la paix.