Mise au point de Salah Hamouri

Comité national de soutien à Salah Hamouri, lundi 8 juin 2009

De retour de prison où elle a ren­contré aujourd’hui Salah, Madame Hamouri nous fait savoir avoir que Salah lui a fait part de son plus grand éton­nement devant cer­taines rumeurs qui cir­culent quant à des décla­ra­tions qui lui sont prêtées suite à des visites consulaires.

Au cours d’un dernier échange il a effec­ti­vement fait part de son opinion négative sur la com­po­sition de du gou­ver­nement israélien, notamment s’agissant de M. Avidgor Lie­bermann, nommé ministre des Affaires étran­gères d’Israël, qui tient des propos ouver­tement racistes, radi­ca­lement extrémistes.

Salah réaf­firme une nou­velle fois son oppo­sition non pas à Israël ou aux juifs en tant que tels mais à l’occupation et à ce qui en découle. Il redit sa ferme volonté de voir exister enfin un Etat pales­tinien et se concré­tiser toutes les réso­lu­tions de l’ONU concernant le Proche-​​Orient.

Il s’offusque fran­chement qu’on puisse le consi­dérer comme étant « radical » parce qu’il lutte pour l’application du droit inter­na­tional. Et ainsi qu’il l’a tou­jours fait, et comme il entend le faire à sa sortie qu’il espère rapide, il entend mener la lutte aux côtés de son peuple de manière poli­tique et uni­quement poli­tique. Il n’a jamais dit autre chose que cela. Affirmer le contraire alors qu’il est sans moyen de réponse ou de défense est déloyal mais aussi très trou­blant et choquant.

Il réaf­firme enfin qu’il veut vivre là où il l’entend, c’est-à-dire à Jéru­salem quand bien même cette ville est occupée, ce qu’on semble l’oublier.

Enfin, Salah fait savoir de manière caté­go­rique, une nou­velle fois, que per­sonne ne peut s’arroger le droit de parler en son nom ou lui prêter quelque intention que ce soit à son corps défendant alors qu’il est sans pos­si­bilité de réagir. Les seuls propos qui l’engagent étant ceux qui sont publics et qu’il par­vient à faire connaître par des voies appro­priées qu’il maî­trise. Il fait part de son indi­gnation rela­ti­vement à cer­tains propos qu’on lui a attribués der­rière son dos et qui sont inexacts et infondés.

Le 7 juin 2009