Masarat /​ Palestine

Centre Wallonie-​​Bruxelles à Paris, jeudi 20 mars 2008

Le Centre Wallonie-​​Bruxelles à Paris pré­sente, du 25 mars au 28 mars 2008, une sélection de créa­teurs pales­ti­niens contemporains.
7 rue de Venise - 75004 Paris

Il se fait ainsi l’écho de la pro­chaine saison artis­tique et cultu­relle pales­ti­nienne qui se tiendra, d’octobre à novembre 2008, en Com­mu­nauté Wallonie-​​Bruxelles, à Bruxelles, Mons, Char­leroi, Liège, Namur… à l’initiative du Com­mis­sariat Général aux Rela­tions Inter­na­tio­nales et de la Délé­gation générale de la Palestine auprès de l’Union euro­péenne de la Bel­gique et du Luxem­bourg, avec le soutien de la Ministre des Rela­tions Inter­na­tio­nales de la Com­mu­nauté Fran­çaise et sous le haut patronage de Mahmoud Darwish.

Les com­mis­sa­riats artis­tiques sont assurés par Fabienne Vers­traeten (Direc­trice des Halles de Schaerbeek) et Fatin Farhat (Orga­ni­sa­trice cultu­relle indépendante).

A l’occasion de la saison artis­tique et cultu­relle MASARAT Palestine, d’autres voix, des images nou­velles, des sons inédits nous viennent de Palestine. Ils appellent un autre regard, une autre écoute.

Pré­senter les dyna­miques artis­tiques pales­ti­niennes contem­po­raines, c’est aussi entrer dans l’histoire : car, que s’est-il passé, là-​​bas, dans les Ter­ri­toires mais aussi dans la dia­spora ou pour les « Pales­ti­niens de ‘48 » qui vivent en Israël, au tournant des années ’90, depuis les Accords d’Oslo, premier pas vers le « pays à venir » ? Comment l’activité artis­tique s’est-elle alors struc­turée et orga­nisée ? Quels artistes ont émergé, se sont affirmés et dans quels lieux ? MASARAT Palestine se veut comme un premier arrêt sur image pour cette his­toire toute récente.

Et où en est-​​on aujourd’hui, en 2008, alors que les Ter­ri­toires sont tou­jours occupés, que la colo­ni­sation de la Cis­jor­danie pro­gresse iné­luc­ta­blement, que le mur ajoute aux divi­sions, coupe le paysage, oblitère le regard et que les check-​​points entravent tou­jours plus la mobilité quo­ti­dienne des habi­tants et … des artistes ? Qu’est-ce qui, pourtant, dans cette situation d’occupation, émerge là maintenant ?

MASARAT Palestine invite une toute nou­velle géné­ration d’artistes urbains, des col­lectifs de jeunes gra­phistes (Zan Studio) ; des pho­to­graphes et vidéastes (Idioms film) ; de musi­ciens (Watar, DAM…) ; des cinéastes et des écri­vains, qui tous par­tagent enga­gement poli­tique, humour et imper­ti­nence des formes… MASARAT Palestine se veut par­cours et chemins plu­riels, vaste pro­cessus d’échanges entre ici et là-​​bas : work­shops, rési­dences, échanges d’artistes, for­ma­tions jalonnent les chemins de cette saison durant deux ans.

Il s’agit également de franchir les fron­tières dis­ci­pli­naires, de chercher dans tous les coins et recoins des pra­tiques artis­tiques pales­ti­niennes les plus contem­po­raines et de mixer allè­grement arts visuels, cinéma, débats et confé­rences, per­for­mances, danse. La pro­gram­mation pro­posée au Centre Wlalonie-​​Bruxelles à Paris se donne donc comme un apé­ritif à l’automne 2008.

Fabienne Verstraeten Commissaire de MASARAT Palestine


Au pro­gramme du 25 au 28 mars 2008, le col­lectif Zan Studio pré­sente une expo­sition d’affiches. Francis Martens, psy­cha­na­lyste et anthro­po­logue, en pro­posera une lecture. Plantu, des­si­nateur et édito­ria­liste au Monde com­mentera une sélection de cari­ca­tures de Naji Al Ali, assassiné en 1987 à Londres ; cette expo­sition est pré­sentée dans la rue de Venise et dans les locaux du Centre Wallonie-​​Bruxelles. The Room of dreams, ins­tal­lation vidéo de Sandi Hilal et Ales­sandro Petti, pro­jette les rêves de 50 Pales­ti­niens. The Road Map, ins­tal­lation vidéo du Col­lectif Mul­ti­plicity, confronte des tem­po­ra­lités dif­fé­rentes à des lati­tudes sem­blables. La méta­phore du mur est le point d’ancrage de Rico en Palestine, per­for­mance de danse et vidéo avec Jean Gaudin, Mohanad Yaqubi et Enas Muthaffar. Dans un entretien filmé, Elias Sanbar choisit le paysage pales­tinien comme miroir des rela­tions humaines et des stra­tégies poli­tiques. Treize courts métrages de jeunes cinéastes pales­ti­niens sont ras­semblés dans Palestine, été 2006, symbole de l’acte fon­dateur du Pales­tinian Filmmaker’s Collective.

Enfin, dans le débat lit­té­raire, Belge ou Pales­tinien : six auteurs en quête d’identité, pre­mières réflexions, pre­miers échanges, six jeunes écri­vains échangent sur ces notions si diverses et perméables.

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