Mani­fes­tation à Paris en faveur de la libé­ration du Franco-​​Palestinien Salah Hamouri

RFI, mardi 26 avril 2011

Une cen­taine de mili­tants, sym­pa­thi­sants et amis de la famille de Salah Hamouri, jeune Franco-​​Palestinien, empri­sonné en Israël depuis le 13 mars 2005, se sont ras­semblés ven­dredi 22 avril 2011, dans le centre de Paris.

<span class="numbers">1</span> Image tirée du docu­men­taire d’Eric Biesse, « Salah, mon fils, mon frère ».

Salah Hamouri est condamné à sept ans de réclusion par un tri­bunal mili­taire de l’Etat hébreu pour ten­tative d’assassinat du rabbin Ovadia Yossef, leader du parti reli­gieux ultra-​​orthodoxe Shass. Un délit « d’intention ter­ro­riste » que le jeune homme a tou­jours nié et que, pour la pre­mière fois, la diplo­matie fran­çaise conteste ouver­tement. De quoi mettre du baume au cœur des mani­fes­tants ras­semblés autour de la mère de Salah Hamouri sur le parvis de l’Hôtel de Ville de la capitale.

« C’est un grand honneur pour moi d’être parmi vous. Par ces mots, je vous écris depuis ma prison ». C’est Denise Hamouri qui lit un message de son fils.

Fran­çaise, ensei­gnante à Jérusalem-​​Est, elle est à nouveau de passage à Paris pour demander la libé­ration sans condition de Salah en regrettant encore et tou­jours le manque de soutien du pré­sident de la Répu­blique, d’autant plus cho­quant à ses yeux, que le sort de Gilad Shalit, soldat franco-​​israélien détenu lui par le Hamas depuis l’été 2006, fait l’objet d’une attention sou­tenue : « les portes pour lui se sont ouvertes toutes seules, moi je n’ai rien contre, qu’il reçoive ses parents, qu’il leur envoie des cartes. Ce que je déplore c’est qu’il n’y ait pas une égalité de trai­tement », explique Denise Hamouri.

Cette fois encore, Denise Hamouri ne sera pas reçue à l’Elysée. Mais Alain Juppé, le nouveau ministre des Affaires étran­gères a, par écrit, le 31 mars, dénoncé pour la pre­mière fois la condam­nation « sans élément de preuve » de Salah Hamouri. Il se dit même disposé, aujourd’hui, à ren­contrer sa famille.

Une prise de position diplo­ma­tique saluée par Jean-​​Claude Lefort, res­pon­sable du Comité de soutien au jeune Franco-​​Palestinien. « Ce que vient de déclarer Alain Juppé, je ne peux que m’en féli­citer et que très pro­chai­nement, on puisse accueillir à Paris le jeune Salah Hamouri qui aura 26 ans lundi et qui a fait six ans de trop dans une prison israé­lienne », a-​​t-​​il annoncé.

Salah Hamouri fêtera en effet lundi son anni­ver­saire et, pour la sep­tième fois, der­rière des bar­reaux : « On souffle les bougies. Bon anni­ver­saire Salah », a annocé Jean-​​Claude Lefort sous l’applaudissement des sym­pa­thi­sants et amis de la famille de Salah Hamouri.