Mahmoud Abbas parlera encore des réfugiés palestiniens au Liban

Diane Galliot, lundi 7 décembre 2009

Près de 300 000 réfugiés pales­ti­niens vivent dans des condi­tions déplo­rables dans des camps au Liban comme ici à Nahr el Bared, en ban­lieue de Tripoli.

Mahmoud Abbas, le pré­sident de l’Autorité pales­ti­nienne, se rend ce lundi à Bey­routh pour une visite éclair de travail. Comme d’habitude au menu des pré­oc­cu­pa­tions du pré­sident pales­tinien, il sera question de la situation des réfugiés pales­ti­niens au Liban. Ils sont entre 3 000 et 5 000 per­sonnes qui vivent sans statut officiel ni pièces d’identité.

Il s’agit comme à chaque fois de réaf­firmer bien sûr, le droit au retour des réfugiés pales­ti­niens sur leur terre d’origine. Mais, ce retour régu­liè­rement débattu, n’est jamais sérieu­sement envisagé. Et, le pré­caire dure main­tenant depuis trois générations.

Et pour des raisons poli­tiques, les auto­rités liba­naises, comme les auto­rités pales­ti­niennes se refusent tou­jours à lancer un pro­cessus d’intégration de ces réfugiés. Ils vivent dans une dou­zaine de camps répartis du nord au sud du pays.

Des camps que l’on qua­lifie régu­liè­rement de pou­drières, car les fac­tions pales­ti­niennes règlent leurs comptes en bataille rangée, et parfois à l’arme lourde et l’armée liba­naise n’a pas le droit d’intervenir, en vertu d’un accord libano-​​palestinien.

Voilà donc ce dont il faut régu­liè­rement redis­cuter entre les auto­rités liba­naises et les diri­geants pales­ti­niens, avec les ques­tions sécu­ri­taires et les menaces isla­mistes comme pré­oc­cu­pation numéro un depuis le conflit du camp de Nahr el Bared en 2007.

Et Mahmoud Abbas vient aussi pour remettre de l’ordre au sein des ins­tances diri­geantes pales­ti­niennes au Liban.