Machsom Watch interdit de surveiller les check-​​points

Amin Abou Warda, mardi 9 juin 2009

Le res­pon­sable du com­man­dement central israélien de Cis­jor­danie, Gadi Shamni, a émis un ordre mili­taire afin d’interdire aux acti­vistes de « Machsom Watch », orga­ni­sation israé­lienne de droits de l’homme, de militer aux check-​​points qui entourent la ville de Naplouse.

Shamni a déclaré Naplouse « zone mili­taire fermée ». D’après l’armée, il y a eu plu­sieurs com­plaintes des soldats israé­liens contre des membres de Machsom Watch.

Les femmes de « Machsom Watch », en col­la­bo­ration avec des autres orga­ni­sa­tions, sur­veillent le travail des soldats près de cer­tains postes de contrôle mili­taires en Cis­jor­danie, docu­mentent les vio­la­tions com­mises par les soldats israé­liens contre les Pales­ti­niens et se chargent de porter plainte contre eux.

L’organisation existe depuis 2001 et appelle à la liberté de mou­vement des Palestiniens.

Suite à la décision du com­mandant, plu­sieurs ins­ti­tu­tions des droits de l’homme (parmi les­quelles B’Tselem, HaMoked, le Comité contre la torture en Israël, Rabbis for Human Rights) ont publié une décla­ration conjointe : « les ins­ti­tu­tions des droits de l’homme retiennent que la décision du chef de la de l’armée israé­lienne, qui a empêché la pré­sence d’activistes et des mili­tants des droits de l’homme dans les postes de contrôle mili­taires autour de la ville de Naplouse, soit très grave ».

Shamni a répondu que la décision a été prise pour « des raisons sécuritaires ».

L’organisation israé­lienne Yish Din a de sa part affirmé que « seulement les pays tota­li­taires inter­disent aux orga­ni­sa­tions de droits de l’homme d’entrer dans les zones de conflits entre la popu­lation civile et les militaires ».